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Diplomatie78éme Assemblée Générale des Nations Unies

78éme Assemblée Générale des Nations Unies

Je me suis intéressé á deux déclarations: celle du Président de la République Fédérale du Nigéria, Président en exercice de la CEDEAO et celle du Pésidentd des Etats-Unis d’Amérique.

Je me suis précisement focalisé sur l’analyse de courts extraits de leurs interventions respectives qui pointent du doigt la situation politique qui prévaut au Niger.

Commençons par l’intervention de Tinubu qui a évoqué le cas du Niger en ces termes et je cite:”…Pour ce qui est du Niger, nous sommes entrain de négocier avec les dirigeants militaires En tant que Président de la CEDEAO, je m’efforce á rétablir la gouvernance démocratique, de maniére á relever les defis politique et économique auxquels est confrontés ce pays…”. Fin de citation.

D’abord, il faut féliciter le changement de ton, ce ton agressif en l’encontre des nouvelles autorités du Niger. Tinubu semble reconnaître l’autorité de l’Etat incarnée par le CNSP et son gouvernement. Cette position, il faut l’avouer, tranche d’avec son va-t-en guerre, même s’il ne peut rien face aux fortes oppositions clairement affichées par le peuple frére du Nigéria, les populations du Nord notamment, sans oublier le refus catégorique du sénat d’autoriser la guerre contre le peuple frére du Niger.

Ensuite, il faut noter les impacts des différentes offensives diplomatiques menées de par et d’autre par d’éminents leaders d’opionion du Nigéria comme du Niger. Comment occulter également les prises de position motivées en faveur du peuple nigérien, seul détenteur de la souveraineté, á l’interne comme á l’externe, de sommités du monde politique et d’experts en droit international?

Enfin, au regard de la création de l’AES par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, pays membres du Liptako Gourma, Tinubu craint la dislocation de la CEDEAO au moment où il préside á la destinée de l’organisation communautaire. Par ce reviremment spectaculaire, il vient de dénoncer habilement les jeux troubles de Macron qui a versé par terre la crédibilité de la CEDEAO et de l’UEMOA accusées d’inféodation au profit des puissances occidentales.

Tinubu est conscient que sur les quatorze pays membres de la CEDEAO, seuls quatre semblent s’arcbouter et mordicus, derriére les sanctions iniques, illégales et l’intervention militaire contre le Peuple du Niger, parainées directement par Macron.Il n’est jamais trop tard pour se repentir. Tinubu l’a fait en prenant á témoin l’opinion internationale, á travers les assises de la 78éme Assemblée Générale des Nations-Unies. Il faut s’en rejouir.

Mais soyons clairs: cette victoire et celle de la résistance du peuple souverain du Niger qui a fait bloc autour de son armée, tous pioniers infatigables du combat pour l’indépendance vraie et la souveraineté de notre cher pays, le Niger.

Cette victoire est en outre celle des peuples fréres du Mali, du Burkina Faso, de Guinée Conakry, du Togo, de l’Algérie, de la Russie, de la Corée du Nord, de la Chine, bref de tous les panafricanistes du monde entier.Il faut saluer la position du gouvernement américain qui s’est opposé ouvertement á toute intervention militaire contre le peuple souverain du Niger. La transition est toute faite pour aborder le deuxiéme point de ce décryptage.

Le deuxiéme intervenant qui a abordé la situation politique du Niger et qui a intéressé mon décryptage, n’est autre que le Président américain John Biden qui s’est prononcé en ces termes:”…Des dirigeants démocratiquement élus ont été destitués ou renversés dans différents pays d’Afrique et d’ailleurs.. Or, la démocratie est importante aujourd’hui que jamais. Nous sommes aux côtés de la CEDEAO, de l’Union Africaine et d’autres organisations internationales qui appuient le droit constuttitionnel. Nous n’allons pas battre en retraite face á nos valeurs. Nous défendrons la démocratie, notre meilleur outil pour relever les defis auxquels nous faisons face de par le monde…”.

Nous connaissons tous la position de l’Union Africaine, seule instance á saisir les Nations-Unies pour des questions en débat comme celle qui prévaut au Niger. Sa Commission en charge de la paix et de la sécurité a dit net á toute intervention militaire au Niger. De même, la plupart des organisations internationales, telle que l’union Européenne, dont il fait allusion sont revenues á de meilleurs sentiments , en s’alignant sur la position du gouvernement américain.

Aucune allusion n’est faite au retour sur le feuteuil présidentiel du chef de l’Etat déchu, le démocratiquement élu.

Nous sommes d’avis avec John Biden que la gouvernance démocratique est trés importante pour un meilleur vivre ensemble et la gestion transparente des affaires de l’Etat. Il a raison de rappeler qu’elle fait partie de l’une de leurs valeurs pour laquelle, ils se battront(ils=occidentaux).

Nous l’avons en effet empreintée de vous, vous en convenons. Tout á fait légitime. Tout á fait légitime aussi, cette déclaration forte du regretté Jerry Rwalings: ” … Ce dont nous avons besoin dans ce pays, c’est de faire en sorte que si le diable lui-même venait á gouverner, certaines procédures pratiques l’empêcheraient de faire ce qu’il veut. Il serait obligé de faire ce que le peuple attend de lui…”.

Une fois encore, il faut saluer la constance de la politique américain qui a su intégrer une nouvelle grille de lecture de la marche du monde.

Par Salou Gobi, journaliste-Ecrivain, Professionnel de la Communication et Ancien ministre.

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Je me suis intéressé á deux déclarations: celle du Président de la République Fédérale du Nigéria, Président en exercice de la CEDEAO et celle du Pésidentd des Etats-Unis d’Amérique.

Je me suis précisement focalisé sur l’analyse de courts extraits de leurs interventions respectives qui pointent du doigt la situation politique qui prévaut au Niger.

Commençons par l’intervention de Tinubu qui a évoqué le cas du Niger en ces termes et je cite:”…Pour ce qui est du Niger, nous sommes entrain de négocier avec les dirigeants militaires En tant que Président de la CEDEAO, je m’efforce á rétablir la gouvernance démocratique, de maniére á relever les defis politique et économique auxquels est confrontés ce pays…”. Fin de citation.

D’abord, il faut féliciter le changement de ton, ce ton agressif en l’encontre des nouvelles autorités du Niger. Tinubu semble reconnaître l’autorité de l’Etat incarnée par le CNSP et son gouvernement. Cette position, il faut l’avouer, tranche d’avec son va-t-en guerre, même s’il ne peut rien face aux fortes oppositions clairement affichées par le peuple frére du Nigéria, les populations du Nord notamment, sans oublier le refus catégorique du sénat d’autoriser la guerre contre le peuple frére du Niger.

Ensuite, il faut noter les impacts des différentes offensives diplomatiques menées de par et d’autre par d’éminents leaders d’opionion du Nigéria comme du Niger. Comment occulter également les prises de position motivées en faveur du peuple nigérien, seul détenteur de la souveraineté, á l’interne comme á l’externe, de sommités du monde politique et d’experts en droit international?

Enfin, au regard de la création de l’AES par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, pays membres du Liptako Gourma, Tinubu craint la dislocation de la CEDEAO au moment où il préside á la destinée de l’organisation communautaire. Par ce reviremment spectaculaire, il vient de dénoncer habilement les jeux troubles de Macron qui a versé par terre la crédibilité de la CEDEAO et de l’UEMOA accusées d’inféodation au profit des puissances occidentales.

Tinubu est conscient que sur les quatorze pays membres de la CEDEAO, seuls quatre semblent s’arcbouter et mordicus, derriére les sanctions iniques, illégales et l’intervention militaire contre le Peuple du Niger, parainées directement par Macron.Il n’est jamais trop tard pour se repentir. Tinubu l’a fait en prenant á témoin l’opinion internationale, á travers les assises de la 78éme Assemblée Générale des Nations-Unies. Il faut s’en rejouir.

Mais soyons clairs: cette victoire et celle de la résistance du peuple souverain du Niger qui a fait bloc autour de son armée, tous pioniers infatigables du combat pour l’indépendance vraie et la souveraineté de notre cher pays, le Niger.

Cette victoire est en outre celle des peuples fréres du Mali, du Burkina Faso, de Guinée Conakry, du Togo, de l’Algérie, de la Russie, de la Corée du Nord, de la Chine, bref de tous les panafricanistes du monde entier.Il faut saluer la position du gouvernement américain qui s’est opposé ouvertement á toute intervention militaire contre le peuple souverain du Niger. La transition est toute faite pour aborder le deuxiéme point de ce décryptage.

Le deuxiéme intervenant qui a abordé la situation politique du Niger et qui a intéressé mon décryptage, n’est autre que le Président américain John Biden qui s’est prononcé en ces termes:”…Des dirigeants démocratiquement élus ont été destitués ou renversés dans différents pays d’Afrique et d’ailleurs.. Or, la démocratie est importante aujourd’hui que jamais. Nous sommes aux côtés de la CEDEAO, de l’Union Africaine et d’autres organisations internationales qui appuient le droit constuttitionnel. Nous n’allons pas battre en retraite face á nos valeurs. Nous défendrons la démocratie, notre meilleur outil pour relever les defis auxquels nous faisons face de par le monde…”.

Nous connaissons tous la position de l’Union Africaine, seule instance á saisir les Nations-Unies pour des questions en débat comme celle qui prévaut au Niger. Sa Commission en charge de la paix et de la sécurité a dit net á toute intervention militaire au Niger. De même, la plupart des organisations internationales, telle que l’union Européenne, dont il fait allusion sont revenues á de meilleurs sentiments , en s’alignant sur la position du gouvernement américain.

Aucune allusion n’est faite au retour sur le feuteuil présidentiel du chef de l’Etat déchu, le démocratiquement élu.

Nous sommes d’avis avec John Biden que la gouvernance démocratique est trés importante pour un meilleur vivre ensemble et la gestion transparente des affaires de l’Etat. Il a raison de rappeler qu’elle fait partie de l’une de leurs valeurs pour laquelle, ils se battront(ils=occidentaux).

Nous l’avons en effet empreintée de vous, vous en convenons. Tout á fait légitime. Tout á fait légitime aussi, cette déclaration forte du regretté Jerry Rwalings: ” … Ce dont nous avons besoin dans ce pays, c’est de faire en sorte que si le diable lui-même venait á gouverner, certaines procédures pratiques l’empêcheraient de faire ce qu’il veut. Il serait obligé de faire ce que le peuple attend de lui…”.

Une fois encore, il faut saluer la constance de la politique américain qui a su intégrer une nouvelle grille de lecture de la marche du monde.

Par Salou Gobi, journaliste-Ecrivain, Professionnel de la Communication et Ancien ministre.

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