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dimanche, octobre 2, 2022
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63 ème anniversaire de la fête de la République, le Président Bazoum brosse l’Etat de la Nation

Aujourd’hui 18 décembre 2021, notre pays commémore le 63e anniversaire de la République. A cette occasion, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Mohamed Bazoum, s’est adressé hier nuit à la Nation.

Dans ce message le Président Bazoum a passé en revue toutes les préoccupations nationales, notamment les problèmes d’insécurité, la question de l’éducation, la lutte contre la corruption, la mauvaise campagne agricole et les festivités de Diffa N’glaa.

En débutant son adresse solennelle par les problèmes d’insécurité, le Chef de l’Etat a indiqué : « la grande préoccupation pour notre pays reste malheureusement l’insécurité comme cela est le cas depuis 2015. Malgré nos efforts réels et l’amélioration sensible des performances de nos forces de défense et de sécurité, les agressions criminelles et terroristes contre les paisibles populations vivant le long des frontières de certains de nos voisins persistent.

Ces agressions consistent dans les assassinats à plus ou moins grande échelle, la soumission des populations au paiement de tribut, le vol de bétail, les enlèvements pour des rançons, les mises à feu des greniers et des écoles, les feux de brousse délibérés, etc. Mais partout les populations font preuve de dignité et de résilience, ne cédant ni au ressentiment ni au découragement. Partout, elles ont conscience que l’Etat est à leur côté à travers un effort sincère de déploiement des forces de défense et de sécurité. Ces forces, constamment mobilisées et projetées sur des théâtres dangereux s’acquittent de leur devoir avec professionnalisme et dignité.

Je voudrais profiter de ce moment solennel pour leur rendre un hommage appuyé, en ayant une pensée pieuse pour tous nos hommes tombés sur les champs d’honneur ».

Le Président Bazoum n’a pas manqué de souligner que « De tous les pays victimes de l’insécurité à l’œuvre au Sahel, nous sommes le seul qui fait face à 5 foyers de violence à la fois : le bassin du lac Tchad à l’est, la frontière avec le Nigeria au Sud, la frontière avec la Libye au nord-est, la frontière avec le Mali et celle du Burkina Faso. Mais malgré tout la situation globale connaît une évolution positive. Elle s’améliorera davantage lorsque nous serons en possession de tous les équipements militaires dont nous avons passé les commandes ». 

« Comme Président de la République, mon premier devoir est d’assurer votre sécurité. Pour cela, dans le contexte de l’insécurité qui prévaut dans toute notre sous-région j’ai besoin de forces de défense et de sécurité nombreuses et bien entraînées. C’est pourquoi conformément à leur vœu elles-mêmes nous avons privilégié la formation de forces spéciales possédant des capacités élevées, du niveau de la terrible menace à laquelle elles sont exposées. Nous avons signé des accords avec des pays qui mettent à notre disposition des experts qui assurent cette formation.

 Ceux qui sont opposés à cette coopération sont, je ne sais s’ils s’en rendent compte, des alliés objectifs des terroristes, qui eux ont intérêt à ce que notre armée soit faible.

 C’est le lieu pour moi d’exprimer ma gratitude aux Etats-Unis d’Amérique, à la France, à l’Allemagne, à la Belgique, au Canada, et à l’Italie dont le concours remarquable a contribué à améliorer considérablement le niveau de nos forces ainsi que leurs équipements.

 Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude à la République sœur d’Algérie pour le soutien constant et multiforme qu’elle apporte à notre pays dans son combat contre le terrorisme.

Je l’ai toujours répété, je ne compte sur personne pour se battre pour nous à notre place. Je ne compte que sur nos forces mais nécessairement dans le cadre d’une coopération avec nos alliés dont l’action ne vise qu’à combler nos lacunes du moment.

Sur la question de la lutte contre le terrorisme, l’intérêt de notre pays réside dans notre capacité à regarder dans la même direction afin d’éviter les conflits intercommunautaires d’une part et renforcer notre cohésion nationale, d’autre part. C’est à cette condition que nous traverserons cette zone de turbulence par laquelle passent les pays du Sahel depuis un certain temps. Les postures politiciennes n’ont pas lieu d’être face à ce défi, si dangereux. En ce qui me concerne, conformément à l’éthique inhérente à mes responsabilités je ferai tout ce que je dois faire pour renforcer notre cohésion nationale et faire en sorte que notre pays soit plus uni, plus fort et qu’il sorte à terme vainqueur de cette épreuve. »

Concernant les évènements malheureux survenus à Tera, le Chef de l’Etat a réitéré sa compassion à l’endroit de leurs familles et prié Dieu pour le repos de leurs âmes. Il a cependant réaffirmé que : Ce qui s’est passé résulte de dysfonctionnements fâcheux. En effet, le dispositif du maintien de l’ordre mis en place à Téra pour assurer le passage du convoi militaire français en route pour le Mali a été largement insuffisant. 

J’ai ordonné une enquête par nos services compétents afin d’identifier ces dysfonctionnements et situer les différentes responsabilités. Cette enquête va également permettre d’identifier ceux qui ont organisé cette manifestation illégale et qui portent la responsabilité morale de la mort de ces jeunes.

Car ce que les Nigériens doivent savoir c’est que ce convoi est déjà passé 31 fois par Téra, sans la moindre petite difficulté. Un convoi de ce genre quittant Ndjamena pour Gao a toujours traversé le Niger de Nguigmi à Ayerou, sans encombre. En vérité, ce qui s’est passé procède d’une manipulation orchestrée à travers les réseaux sociaux par des personnes dont aucun fils ou frère ne pouvait être exposé au moindre risque à Téra.

S’agissant des militaires français j’ai exigé des autorités françaises qu’elles ouvrent une enquête en vue de sanctionner ceux qui ont été coupables d’actes répréhensibles ».

S’agissant de la lancinante question de l’éducation, le Président Bazoum a souligné que : Conformément à mon engagement décliné dans mon discours d’investiture, je travaille à relever notre système éducatif afin qu’il soit en mesure de générer le capital humain dont notre économie a besoin.

Un certain nombre de mesures ont été prises dans tous les ordres d’enseignement dans le sens de la refonte de la gouvernance du système éducatif.

Le premier problème à régler c’est celui du niveau du personnel enseignant, surtout à la base. Nous avons à ce sujet organisé un test pour intégrer 3000 bacheliers dans nos écoles normales. Ils recevront une formation de 2 ans et seront destinés à enseigner comme professeurs d’écoles primaires.

Dans le cycle secondaire, nous avons recruté directement à la fonction publique 344 enseignants scientifiques issus des établissements d’enseignement supérieur. Nous avons également fait passer à la fonction publique 2150 contractuels du secondaire.

Le ministère de l’éducation nationale a pris des mesures draconiennes pour mettre fin aux fraudes aux examens, aux pratiques de recrutement frauduleux d’élèves par certains responsables d’établissements du secondaire, aux transferts frauduleux des élèves, ainsi qu’à l’assainissement des écoles privées. Cela s’est traduit par des gains importants de salles de classe et une plus grande disponibilité des professeurs.

S’agissant du cycle Primaire, nous sommes en train d’étudier les critères qui permettront de recruter à la fonction publique des enseignants contractuels qui évoluent dans ce secteur.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, j’ai ordonné le recrutement de tous les enseignants chercheurs et enseignants technologues dont ont besoin nos universités. Leur nombre est estimé à 175. Le processus de leur recrutement est en cours.

Nous sommes en train de mettre au point un plan de construction des infrastructures universitaires pour régler progressivement les problèmes lancinants des amphithéâtres, laboratoires et autres résidences universitaires.

Un modèle type de classe alliant coût modéré et fonctionnalité est à l’étude et ce pour réduire progressivement le recours aux classes de fortune.

Dans le domaine de l’enseignement technique et la formation professionnelle notre démarche consiste à rationnaliser notre action en mettant l’accent sur la qualité du corps des formateurs, l’acquisition d’équipements conséquents et la disponibilité de la matière d’œuvre.

Pour la promotion de l’éducation de la jeune fille, nous avons entamé le programme de construction des internats pour jeunes filles dans certains collèges ruraux. Nous prévoyons la tenue d’une grande table ronde des bailleurs de fonds sur l’éducation de la jeune fille au mois de mars 2022, qui sera l’occasion de mobiliser des fonds importants pour la mise en œuvre de notre ambitieux programme en la matière.

De façon générale, je mène une campagne tous azimuts auprès de nos différents partenaires pour un engagement plus conséquent de leur part au profit de l’école et les réponses que je reçois sont des plus encourageantes ».

Enfin s’agissant de la lutte contre la corruption, le Président Bazoum a été on ne peut plus clair : « Dans mon discours d’investiture j’avais particulièrement insisté sur la nécessité de lutter contre le phénomène de la corruption et de l’impunité. Ce combat nous nous devons de le mener pour promouvoir une gouvernance de nature à favoriser le progrès de notre pays et lui assurer sa stabilité. J’ai nommé à la tête de la haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia) un magistrat reconnu pour son intégrité et je lui ai donné carte blanche pour mener son action partout où cela est nécessaire. Il s’est aussitôt mis au travail enclenchant des investigations sur des faits de corruption et de concussion dans certains services de l’Etat. Au stade actuel des enquêtes non encore achevées, il est établi que des sommes importantes ont été perçues par des agents de l’Etat sans aucune base légale ou en violation de la loi. Les investigations vont s’étendre à d’autres services de l’Etat.

Il faut par ailleurs signaler que la collaboration de la Halcia avec les services des impôts, des douanes et du trésor a permis le recouvrement d’une somme de plus de 11 milliards de francs au titre du rétablissement des irrégularités  pour l’année 2021.

Dans le domaine des examens et concours et au vu des fraudes multiples qui ont cours ces dernières années, des instructions ont été données aux différents départements ministériels et structures sous tutelle pour impliquer la Halcia dans leur supervision. Ainsi la Halcia a assuré la supervision de 27 examens et concours avec des résultats satisfaisants, garantissant ainsi l’équité entre les candidats.

J’ai engagé les forces de sécurité intérieure et la douane à lutter contre la fraude du carburant qui utilise des méthodes protéiformes et implique des acteurs nombreux aux statuts des plus diversifiés.

J’ai instruit le ministre des finances pour que la délivrance des exonérations soit rationalisée et bien contrôlée afin que soit fermée cette grande porte de la saignée des deniers publics.

Le reversement du carburant destiné à l’exportation et l’usage frauduleux des exonérations sont en effet à la base de pertes de recettes très importantes pour l’Etat et une source d’enrichissement rapide pour des individus. Je suis engagé dans un combat quasi- physique contre ces 2 fléaux ».

En conclusion après avoir souhaité bonne fête de la République à tous ses compatriotes, le Président de la République, Mohamed Bazoum  a  appelé les Nigériens à se faire vacciner contre la COVID-19. « Cette maladie dangereuse peut être facilement combattue. Il vous suffirait de vous faire vacciner, les vaccins étant, grâce à Dieu, disponibles ».

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Aujourd’hui 18 décembre 2021, notre pays commémore le 63e anniversaire de la République. A cette occasion, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Mohamed Bazoum, s’est adressé hier nuit à la Nation.

Dans ce message le Président Bazoum a passé en revue toutes les préoccupations nationales, notamment les problèmes d’insécurité, la question de l’éducation, la lutte contre la corruption, la mauvaise campagne agricole et les festivités de Diffa N’glaa.

En débutant son adresse solennelle par les problèmes d’insécurité, le Chef de l’Etat a indiqué : « la grande préoccupation pour notre pays reste malheureusement l’insécurité comme cela est le cas depuis 2015. Malgré nos efforts réels et l’amélioration sensible des performances de nos forces de défense et de sécurité, les agressions criminelles et terroristes contre les paisibles populations vivant le long des frontières de certains de nos voisins persistent.

Ces agressions consistent dans les assassinats à plus ou moins grande échelle, la soumission des populations au paiement de tribut, le vol de bétail, les enlèvements pour des rançons, les mises à feu des greniers et des écoles, les feux de brousse délibérés, etc. Mais partout les populations font preuve de dignité et de résilience, ne cédant ni au ressentiment ni au découragement. Partout, elles ont conscience que l’Etat est à leur côté à travers un effort sincère de déploiement des forces de défense et de sécurité. Ces forces, constamment mobilisées et projetées sur des théâtres dangereux s’acquittent de leur devoir avec professionnalisme et dignité.

Je voudrais profiter de ce moment solennel pour leur rendre un hommage appuyé, en ayant une pensée pieuse pour tous nos hommes tombés sur les champs d’honneur ».

Le Président Bazoum n’a pas manqué de souligner que « De tous les pays victimes de l’insécurité à l’œuvre au Sahel, nous sommes le seul qui fait face à 5 foyers de violence à la fois : le bassin du lac Tchad à l’est, la frontière avec le Nigeria au Sud, la frontière avec la Libye au nord-est, la frontière avec le Mali et celle du Burkina Faso. Mais malgré tout la situation globale connaît une évolution positive. Elle s’améliorera davantage lorsque nous serons en possession de tous les équipements militaires dont nous avons passé les commandes ». 

« Comme Président de la République, mon premier devoir est d’assurer votre sécurité. Pour cela, dans le contexte de l’insécurité qui prévaut dans toute notre sous-région j’ai besoin de forces de défense et de sécurité nombreuses et bien entraînées. C’est pourquoi conformément à leur vœu elles-mêmes nous avons privilégié la formation de forces spéciales possédant des capacités élevées, du niveau de la terrible menace à laquelle elles sont exposées. Nous avons signé des accords avec des pays qui mettent à notre disposition des experts qui assurent cette formation.

 Ceux qui sont opposés à cette coopération sont, je ne sais s’ils s’en rendent compte, des alliés objectifs des terroristes, qui eux ont intérêt à ce que notre armée soit faible.

 C’est le lieu pour moi d’exprimer ma gratitude aux Etats-Unis d’Amérique, à la France, à l’Allemagne, à la Belgique, au Canada, et à l’Italie dont le concours remarquable a contribué à améliorer considérablement le niveau de nos forces ainsi que leurs équipements.

 Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude à la République sœur d’Algérie pour le soutien constant et multiforme qu’elle apporte à notre pays dans son combat contre le terrorisme.

Je l’ai toujours répété, je ne compte sur personne pour se battre pour nous à notre place. Je ne compte que sur nos forces mais nécessairement dans le cadre d’une coopération avec nos alliés dont l’action ne vise qu’à combler nos lacunes du moment.

Sur la question de la lutte contre le terrorisme, l’intérêt de notre pays réside dans notre capacité à regarder dans la même direction afin d’éviter les conflits intercommunautaires d’une part et renforcer notre cohésion nationale, d’autre part. C’est à cette condition que nous traverserons cette zone de turbulence par laquelle passent les pays du Sahel depuis un certain temps. Les postures politiciennes n’ont pas lieu d’être face à ce défi, si dangereux. En ce qui me concerne, conformément à l’éthique inhérente à mes responsabilités je ferai tout ce que je dois faire pour renforcer notre cohésion nationale et faire en sorte que notre pays soit plus uni, plus fort et qu’il sorte à terme vainqueur de cette épreuve. »

Concernant les évènements malheureux survenus à Tera, le Chef de l’Etat a réitéré sa compassion à l’endroit de leurs familles et prié Dieu pour le repos de leurs âmes. Il a cependant réaffirmé que : Ce qui s’est passé résulte de dysfonctionnements fâcheux. En effet, le dispositif du maintien de l’ordre mis en place à Téra pour assurer le passage du convoi militaire français en route pour le Mali a été largement insuffisant. 

J’ai ordonné une enquête par nos services compétents afin d’identifier ces dysfonctionnements et situer les différentes responsabilités. Cette enquête va également permettre d’identifier ceux qui ont organisé cette manifestation illégale et qui portent la responsabilité morale de la mort de ces jeunes.

Car ce que les Nigériens doivent savoir c’est que ce convoi est déjà passé 31 fois par Téra, sans la moindre petite difficulté. Un convoi de ce genre quittant Ndjamena pour Gao a toujours traversé le Niger de Nguigmi à Ayerou, sans encombre. En vérité, ce qui s’est passé procède d’une manipulation orchestrée à travers les réseaux sociaux par des personnes dont aucun fils ou frère ne pouvait être exposé au moindre risque à Téra.

S’agissant des militaires français j’ai exigé des autorités françaises qu’elles ouvrent une enquête en vue de sanctionner ceux qui ont été coupables d’actes répréhensibles ».

S’agissant de la lancinante question de l’éducation, le Président Bazoum a souligné que : Conformément à mon engagement décliné dans mon discours d’investiture, je travaille à relever notre système éducatif afin qu’il soit en mesure de générer le capital humain dont notre économie a besoin.

Un certain nombre de mesures ont été prises dans tous les ordres d’enseignement dans le sens de la refonte de la gouvernance du système éducatif.

Le premier problème à régler c’est celui du niveau du personnel enseignant, surtout à la base. Nous avons à ce sujet organisé un test pour intégrer 3000 bacheliers dans nos écoles normales. Ils recevront une formation de 2 ans et seront destinés à enseigner comme professeurs d’écoles primaires.

Dans le cycle secondaire, nous avons recruté directement à la fonction publique 344 enseignants scientifiques issus des établissements d’enseignement supérieur. Nous avons également fait passer à la fonction publique 2150 contractuels du secondaire.

Le ministère de l’éducation nationale a pris des mesures draconiennes pour mettre fin aux fraudes aux examens, aux pratiques de recrutement frauduleux d’élèves par certains responsables d’établissements du secondaire, aux transferts frauduleux des élèves, ainsi qu’à l’assainissement des écoles privées. Cela s’est traduit par des gains importants de salles de classe et une plus grande disponibilité des professeurs.

S’agissant du cycle Primaire, nous sommes en train d’étudier les critères qui permettront de recruter à la fonction publique des enseignants contractuels qui évoluent dans ce secteur.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, j’ai ordonné le recrutement de tous les enseignants chercheurs et enseignants technologues dont ont besoin nos universités. Leur nombre est estimé à 175. Le processus de leur recrutement est en cours.

Nous sommes en train de mettre au point un plan de construction des infrastructures universitaires pour régler progressivement les problèmes lancinants des amphithéâtres, laboratoires et autres résidences universitaires.

Un modèle type de classe alliant coût modéré et fonctionnalité est à l’étude et ce pour réduire progressivement le recours aux classes de fortune.

Dans le domaine de l’enseignement technique et la formation professionnelle notre démarche consiste à rationnaliser notre action en mettant l’accent sur la qualité du corps des formateurs, l’acquisition d’équipements conséquents et la disponibilité de la matière d’œuvre.

Pour la promotion de l’éducation de la jeune fille, nous avons entamé le programme de construction des internats pour jeunes filles dans certains collèges ruraux. Nous prévoyons la tenue d’une grande table ronde des bailleurs de fonds sur l’éducation de la jeune fille au mois de mars 2022, qui sera l’occasion de mobiliser des fonds importants pour la mise en œuvre de notre ambitieux programme en la matière.

De façon générale, je mène une campagne tous azimuts auprès de nos différents partenaires pour un engagement plus conséquent de leur part au profit de l’école et les réponses que je reçois sont des plus encourageantes ».

Enfin s’agissant de la lutte contre la corruption, le Président Bazoum a été on ne peut plus clair : « Dans mon discours d’investiture j’avais particulièrement insisté sur la nécessité de lutter contre le phénomène de la corruption et de l’impunité. Ce combat nous nous devons de le mener pour promouvoir une gouvernance de nature à favoriser le progrès de notre pays et lui assurer sa stabilité. J’ai nommé à la tête de la haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia) un magistrat reconnu pour son intégrité et je lui ai donné carte blanche pour mener son action partout où cela est nécessaire. Il s’est aussitôt mis au travail enclenchant des investigations sur des faits de corruption et de concussion dans certains services de l’Etat. Au stade actuel des enquêtes non encore achevées, il est établi que des sommes importantes ont été perçues par des agents de l’Etat sans aucune base légale ou en violation de la loi. Les investigations vont s’étendre à d’autres services de l’Etat.

Il faut par ailleurs signaler que la collaboration de la Halcia avec les services des impôts, des douanes et du trésor a permis le recouvrement d’une somme de plus de 11 milliards de francs au titre du rétablissement des irrégularités  pour l’année 2021.

Dans le domaine des examens et concours et au vu des fraudes multiples qui ont cours ces dernières années, des instructions ont été données aux différents départements ministériels et structures sous tutelle pour impliquer la Halcia dans leur supervision. Ainsi la Halcia a assuré la supervision de 27 examens et concours avec des résultats satisfaisants, garantissant ainsi l’équité entre les candidats.

J’ai engagé les forces de sécurité intérieure et la douane à lutter contre la fraude du carburant qui utilise des méthodes protéiformes et implique des acteurs nombreux aux statuts des plus diversifiés.

J’ai instruit le ministre des finances pour que la délivrance des exonérations soit rationalisée et bien contrôlée afin que soit fermée cette grande porte de la saignée des deniers publics.

Le reversement du carburant destiné à l’exportation et l’usage frauduleux des exonérations sont en effet à la base de pertes de recettes très importantes pour l’Etat et une source d’enrichissement rapide pour des individus. Je suis engagé dans un combat quasi- physique contre ces 2 fléaux ».

En conclusion après avoir souhaité bonne fête de la République à tous ses compatriotes, le Président de la République, Mohamed Bazoum  a  appelé les Nigériens à se faire vacciner contre la COVID-19. « Cette maladie dangereuse peut être facilement combattue. Il vous suffirait de vous faire vacciner, les vaccins étant, grâce à Dieu, disponibles ».

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63 ème anniversaire de la fête de la République, le Président Bazoum brosse l’Etat de la Nation

Aujourd’hui 18 décembre 2021, notre pays commémore le 63e anniversaire de la République. A cette occasion, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Mohamed Bazoum, s’est adressé hier nuit à la Nation.

Dans ce message le Président Bazoum a passé en revue toutes les préoccupations nationales, notamment les problèmes d’insécurité, la question de l’éducation, la lutte contre la corruption, la mauvaise campagne agricole et les festivités de Diffa N’glaa.

En débutant son adresse solennelle par les problèmes d’insécurité, le Chef de l’Etat a indiqué : « la grande préoccupation pour notre pays reste malheureusement l’insécurité comme cela est le cas depuis 2015. Malgré nos efforts réels et l’amélioration sensible des performances de nos forces de défense et de sécurité, les agressions criminelles et terroristes contre les paisibles populations vivant le long des frontières de certains de nos voisins persistent.

Ces agressions consistent dans les assassinats à plus ou moins grande échelle, la soumission des populations au paiement de tribut, le vol de bétail, les enlèvements pour des rançons, les mises à feu des greniers et des écoles, les feux de brousse délibérés, etc. Mais partout les populations font preuve de dignité et de résilience, ne cédant ni au ressentiment ni au découragement. Partout, elles ont conscience que l’Etat est à leur côté à travers un effort sincère de déploiement des forces de défense et de sécurité. Ces forces, constamment mobilisées et projetées sur des théâtres dangereux s’acquittent de leur devoir avec professionnalisme et dignité.

Je voudrais profiter de ce moment solennel pour leur rendre un hommage appuyé, en ayant une pensée pieuse pour tous nos hommes tombés sur les champs d’honneur ».

Le Président Bazoum n’a pas manqué de souligner que « De tous les pays victimes de l’insécurité à l’œuvre au Sahel, nous sommes le seul qui fait face à 5 foyers de violence à la fois : le bassin du lac Tchad à l’est, la frontière avec le Nigeria au Sud, la frontière avec la Libye au nord-est, la frontière avec le Mali et celle du Burkina Faso. Mais malgré tout la situation globale connaît une évolution positive. Elle s’améliorera davantage lorsque nous serons en possession de tous les équipements militaires dont nous avons passé les commandes ». 

« Comme Président de la République, mon premier devoir est d’assurer votre sécurité. Pour cela, dans le contexte de l’insécurité qui prévaut dans toute notre sous-région j’ai besoin de forces de défense et de sécurité nombreuses et bien entraînées. C’est pourquoi conformément à leur vœu elles-mêmes nous avons privilégié la formation de forces spéciales possédant des capacités élevées, du niveau de la terrible menace à laquelle elles sont exposées. Nous avons signé des accords avec des pays qui mettent à notre disposition des experts qui assurent cette formation.

 Ceux qui sont opposés à cette coopération sont, je ne sais s’ils s’en rendent compte, des alliés objectifs des terroristes, qui eux ont intérêt à ce que notre armée soit faible.

 C’est le lieu pour moi d’exprimer ma gratitude aux Etats-Unis d’Amérique, à la France, à l’Allemagne, à la Belgique, au Canada, et à l’Italie dont le concours remarquable a contribué à améliorer considérablement le niveau de nos forces ainsi que leurs équipements.

 Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude à la République sœur d’Algérie pour le soutien constant et multiforme qu’elle apporte à notre pays dans son combat contre le terrorisme.

Je l’ai toujours répété, je ne compte sur personne pour se battre pour nous à notre place. Je ne compte que sur nos forces mais nécessairement dans le cadre d’une coopération avec nos alliés dont l’action ne vise qu’à combler nos lacunes du moment.

Sur la question de la lutte contre le terrorisme, l’intérêt de notre pays réside dans notre capacité à regarder dans la même direction afin d’éviter les conflits intercommunautaires d’une part et renforcer notre cohésion nationale, d’autre part. C’est à cette condition que nous traverserons cette zone de turbulence par laquelle passent les pays du Sahel depuis un certain temps. Les postures politiciennes n’ont pas lieu d’être face à ce défi, si dangereux. En ce qui me concerne, conformément à l’éthique inhérente à mes responsabilités je ferai tout ce que je dois faire pour renforcer notre cohésion nationale et faire en sorte que notre pays soit plus uni, plus fort et qu’il sorte à terme vainqueur de cette épreuve. »

Concernant les évènements malheureux survenus à Tera, le Chef de l’Etat a réitéré sa compassion à l’endroit de leurs familles et prié Dieu pour le repos de leurs âmes. Il a cependant réaffirmé que : Ce qui s’est passé résulte de dysfonctionnements fâcheux. En effet, le dispositif du maintien de l’ordre mis en place à Téra pour assurer le passage du convoi militaire français en route pour le Mali a été largement insuffisant. 

J’ai ordonné une enquête par nos services compétents afin d’identifier ces dysfonctionnements et situer les différentes responsabilités. Cette enquête va également permettre d’identifier ceux qui ont organisé cette manifestation illégale et qui portent la responsabilité morale de la mort de ces jeunes.

Car ce que les Nigériens doivent savoir c’est que ce convoi est déjà passé 31 fois par Téra, sans la moindre petite difficulté. Un convoi de ce genre quittant Ndjamena pour Gao a toujours traversé le Niger de Nguigmi à Ayerou, sans encombre. En vérité, ce qui s’est passé procède d’une manipulation orchestrée à travers les réseaux sociaux par des personnes dont aucun fils ou frère ne pouvait être exposé au moindre risque à Téra.

S’agissant des militaires français j’ai exigé des autorités françaises qu’elles ouvrent une enquête en vue de sanctionner ceux qui ont été coupables d’actes répréhensibles ».

S’agissant de la lancinante question de l’éducation, le Président Bazoum a souligné que : Conformément à mon engagement décliné dans mon discours d’investiture, je travaille à relever notre système éducatif afin qu’il soit en mesure de générer le capital humain dont notre économie a besoin.

Un certain nombre de mesures ont été prises dans tous les ordres d’enseignement dans le sens de la refonte de la gouvernance du système éducatif.

Le premier problème à régler c’est celui du niveau du personnel enseignant, surtout à la base. Nous avons à ce sujet organisé un test pour intégrer 3000 bacheliers dans nos écoles normales. Ils recevront une formation de 2 ans et seront destinés à enseigner comme professeurs d’écoles primaires.

Dans le cycle secondaire, nous avons recruté directement à la fonction publique 344 enseignants scientifiques issus des établissements d’enseignement supérieur. Nous avons également fait passer à la fonction publique 2150 contractuels du secondaire.

Le ministère de l’éducation nationale a pris des mesures draconiennes pour mettre fin aux fraudes aux examens, aux pratiques de recrutement frauduleux d’élèves par certains responsables d’établissements du secondaire, aux transferts frauduleux des élèves, ainsi qu’à l’assainissement des écoles privées. Cela s’est traduit par des gains importants de salles de classe et une plus grande disponibilité des professeurs.

S’agissant du cycle Primaire, nous sommes en train d’étudier les critères qui permettront de recruter à la fonction publique des enseignants contractuels qui évoluent dans ce secteur.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, j’ai ordonné le recrutement de tous les enseignants chercheurs et enseignants technologues dont ont besoin nos universités. Leur nombre est estimé à 175. Le processus de leur recrutement est en cours.

Nous sommes en train de mettre au point un plan de construction des infrastructures universitaires pour régler progressivement les problèmes lancinants des amphithéâtres, laboratoires et autres résidences universitaires.

Un modèle type de classe alliant coût modéré et fonctionnalité est à l’étude et ce pour réduire progressivement le recours aux classes de fortune.

Dans le domaine de l’enseignement technique et la formation professionnelle notre démarche consiste à rationnaliser notre action en mettant l’accent sur la qualité du corps des formateurs, l’acquisition d’équipements conséquents et la disponibilité de la matière d’œuvre.

Pour la promotion de l’éducation de la jeune fille, nous avons entamé le programme de construction des internats pour jeunes filles dans certains collèges ruraux. Nous prévoyons la tenue d’une grande table ronde des bailleurs de fonds sur l’éducation de la jeune fille au mois de mars 2022, qui sera l’occasion de mobiliser des fonds importants pour la mise en œuvre de notre ambitieux programme en la matière.

De façon générale, je mène une campagne tous azimuts auprès de nos différents partenaires pour un engagement plus conséquent de leur part au profit de l’école et les réponses que je reçois sont des plus encourageantes ».

Enfin s’agissant de la lutte contre la corruption, le Président Bazoum a été on ne peut plus clair : « Dans mon discours d’investiture j’avais particulièrement insisté sur la nécessité de lutter contre le phénomène de la corruption et de l’impunité. Ce combat nous nous devons de le mener pour promouvoir une gouvernance de nature à favoriser le progrès de notre pays et lui assurer sa stabilité. J’ai nommé à la tête de la haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia) un magistrat reconnu pour son intégrité et je lui ai donné carte blanche pour mener son action partout où cela est nécessaire. Il s’est aussitôt mis au travail enclenchant des investigations sur des faits de corruption et de concussion dans certains services de l’Etat. Au stade actuel des enquêtes non encore achevées, il est établi que des sommes importantes ont été perçues par des agents de l’Etat sans aucune base légale ou en violation de la loi. Les investigations vont s’étendre à d’autres services de l’Etat.

Il faut par ailleurs signaler que la collaboration de la Halcia avec les services des impôts, des douanes et du trésor a permis le recouvrement d’une somme de plus de 11 milliards de francs au titre du rétablissement des irrégularités  pour l’année 2021.

Dans le domaine des examens et concours et au vu des fraudes multiples qui ont cours ces dernières années, des instructions ont été données aux différents départements ministériels et structures sous tutelle pour impliquer la Halcia dans leur supervision. Ainsi la Halcia a assuré la supervision de 27 examens et concours avec des résultats satisfaisants, garantissant ainsi l’équité entre les candidats.

J’ai engagé les forces de sécurité intérieure et la douane à lutter contre la fraude du carburant qui utilise des méthodes protéiformes et implique des acteurs nombreux aux statuts des plus diversifiés.

J’ai instruit le ministre des finances pour que la délivrance des exonérations soit rationalisée et bien contrôlée afin que soit fermée cette grande porte de la saignée des deniers publics.

Le reversement du carburant destiné à l’exportation et l’usage frauduleux des exonérations sont en effet à la base de pertes de recettes très importantes pour l’Etat et une source d’enrichissement rapide pour des individus. Je suis engagé dans un combat quasi- physique contre ces 2 fléaux ».

En conclusion après avoir souhaité bonne fête de la République à tous ses compatriotes, le Président de la République, Mohamed Bazoum  a  appelé les Nigériens à se faire vacciner contre la COVID-19. « Cette maladie dangereuse peut être facilement combattue. Il vous suffirait de vous faire vacciner, les vaccins étant, grâce à Dieu, disponibles ».

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