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dimanche, octobre 2, 2022
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Bref rappel des évènements du vendredi 09 février 1990: 32 ans après, l’USN réclame toujours justice pour ses martyrs. 

Journée sombre et tristement historique, le vendredi 09 février 1990 reste à jamais gravé dans la mémoire des nigériens à travers les âges. Sous un soleil de la deuxième République du Niger avec à sa tête M. Ali Saïbou, la nation nigérienne a perdu trois de ses fils. Les scolaires nigériens ont vu trois de leurs frères arrachés brutalement à leur affection ce 09 février 1990.

Sortie à l’origine pour une manifestation pacifique, les étudiants de l’université Abdou Moumouni de Niamey et bien d’autres scolaires de la capitale dont les élevés du CEG9, ceux du Cheik Anta Diop qu’accompagnent ceux de la ligue Mondiale Islamique de la rive droite, se sont mobilisés dans les rues pour interpeler le gouvernement de l’époque en vue de l’amélioration de leurs condition de vie et d’études.

Ignorant ce qui se tramait, ces scolaires ont croisé le chemin avec une horde d’agents des forces de l’ordre déployés par le régime en place pour contenir les manifestants qu’ils étaient. C’est ainsi que la manifestation avait dégénéré en prenant une toute autre tournure, la plus déplorable qui soit :

« le gouvernement de Ali Chaibou choisit l’option la plus louable pour les régimes de terreur et de suspicion, c’est-à-dire celle du recours à la force en envoyant les forces de défense et de sécurité tirer à balles réelles contre des étudiants manifestant pacifiquement ».

Trois morts dont Alio Nahantchi, Issaka Kaïné et Abdou Maman Saguir et plusieurs blessés du côté des scolaires, c’est le lourd bilan de la manifestation de ce vendredi 09 février 1990.

Malgré que la situation née de cette manifestation y soit pour quelque chose dans la tenue de la conférence nationale souveraine du Niger, les auteurs de cette tuerie, n’ont pas répondus de leurs actes devant la justice.

C’est ainsi que chaque année, les scolaires nigériens se rassemblent le 09 février à la place des martyrs pour d’une part réclamer justice pour leurs martyrs « victime d’un assassinat lâche et honteux  commandité par le régime dictatorial de la 2ème République » et de l’autre part manifester leur détermination pour le respect des principes démocratiques (à travers la justice sociale et l’équité) acquis de haute lutte.

Il faut rappeler aussi qu’au moment où les affrontements se déroulaient sur le pont Kennedy, les autres groupements d’élevés à travers la ville ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène dans la capitale.

Hautement symbolique, la commémoration de ces évènements tragiques du 09 février 1990 s’observe par les scolaires, une semaine durant. Une fatia est dite chaque année pour le repos des âmes des illustres disparus, bouclant ainsi la fin de cet hommage rendu aux victimes du 9 février 1990.

Par IIya Dan Mahaman (Contributeur Web)

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Bref rappel des évènements du vendredi 09 février 1990: 32 ans après, l’USN réclame toujours justice pour ses martyrs. 

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Sortie à l’origine pour une manifestation pacifique, les étudiants de l’université Abdou Moumouni de Niamey et bien d’autres scolaires de la capitale dont les élevés du CEG9, ceux du Cheik Anta Diop qu’accompagnent ceux de la ligue Mondiale Islamique de la rive droite, se sont mobilisés dans les rues pour interpeler le gouvernement de l’époque en vue de l’amélioration de leurs condition de vie et d’études.

Ignorant ce qui se tramait, ces scolaires ont croisé le chemin avec une horde d’agents des forces de l’ordre déployés par le régime en place pour contenir les manifestants qu’ils étaient. C’est ainsi que la manifestation avait dégénéré en prenant une toute autre tournure, la plus déplorable qui soit :

« le gouvernement de Ali Chaibou choisit l’option la plus louable pour les régimes de terreur et de suspicion, c’est-à-dire celle du recours à la force en envoyant les forces de défense et de sécurité tirer à balles réelles contre des étudiants manifestant pacifiquement ».

Trois morts dont Alio Nahantchi, Issaka Kaïné et Abdou Maman Saguir et plusieurs blessés du côté des scolaires, c’est le lourd bilan de la manifestation de ce vendredi 09 février 1990.

Malgré que la situation née de cette manifestation y soit pour quelque chose dans la tenue de la conférence nationale souveraine du Niger, les auteurs de cette tuerie, n’ont pas répondus de leurs actes devant la justice.

C’est ainsi que chaque année, les scolaires nigériens se rassemblent le 09 février à la place des martyrs pour d’une part réclamer justice pour leurs martyrs « victime d’un assassinat lâche et honteux  commandité par le régime dictatorial de la 2ème République » et de l’autre part manifester leur détermination pour le respect des principes démocratiques (à travers la justice sociale et l’équité) acquis de haute lutte.

Il faut rappeler aussi qu’au moment où les affrontements se déroulaient sur le pont Kennedy, les autres groupements d’élevés à travers la ville ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène dans la capitale.

Hautement symbolique, la commémoration de ces évènements tragiques du 09 février 1990 s’observe par les scolaires, une semaine durant. Une fatia est dite chaque année pour le repos des âmes des illustres disparus, bouclant ainsi la fin de cet hommage rendu aux victimes du 9 février 1990.

Par IIya Dan Mahaman (Contributeur Web)

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Sortie à l’origine pour une manifestation pacifique, les étudiants de l’université Abdou Moumouni de Niamey et bien d’autres scolaires de la capitale dont les élevés du CEG9, ceux du Cheik Anta Diop qu’accompagnent ceux de la ligue Mondiale Islamique de la rive droite, se sont mobilisés dans les rues pour interpeler le gouvernement de l’époque en vue de l’amélioration de leurs condition de vie et d’études.

Ignorant ce qui se tramait, ces scolaires ont croisé le chemin avec une horde d’agents des forces de l’ordre déployés par le régime en place pour contenir les manifestants qu’ils étaient. C’est ainsi que la manifestation avait dégénéré en prenant une toute autre tournure, la plus déplorable qui soit :

« le gouvernement de Ali Chaibou choisit l’option la plus louable pour les régimes de terreur et de suspicion, c’est-à-dire celle du recours à la force en envoyant les forces de défense et de sécurité tirer à balles réelles contre des étudiants manifestant pacifiquement ».

Trois morts dont Alio Nahantchi, Issaka Kaïné et Abdou Maman Saguir et plusieurs blessés du côté des scolaires, c’est le lourd bilan de la manifestation de ce vendredi 09 février 1990.

Malgré que la situation née de cette manifestation y soit pour quelque chose dans la tenue de la conférence nationale souveraine du Niger, les auteurs de cette tuerie, n’ont pas répondus de leurs actes devant la justice.

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Il faut rappeler aussi qu’au moment où les affrontements se déroulaient sur le pont Kennedy, les autres groupements d’élevés à travers la ville ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène dans la capitale.

Hautement symbolique, la commémoration de ces évènements tragiques du 09 février 1990 s’observe par les scolaires, une semaine durant. Une fatia est dite chaque année pour le repos des âmes des illustres disparus, bouclant ainsi la fin de cet hommage rendu aux victimes du 9 février 1990.

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