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Niger
lundi, mai 16, 2022
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Déclaration de l’opposition politique nigérienne :la nécessité d’un referendum pour tous projets de modification de la constitution.

Dans le cadre de son devoir de veille citoyenne, l’opposition politique nigérienne a rendu publique une déclaration ce 20 avril 2022 au siège du parti politique AMEN AMIN. Pour cette opposition constituée de la Coalition pour une Alternance Politique (CAP20-21), de l’Alliance des Candidats pour le Changement (ACC), du Front Républicain pour le Changement (FRC) & Alliés sur la situation socio politique, le moment est inopportun pour toute modification de la constitution pour des fins incongrues. Au mieux le gouvernent doit passer par une consultation d’avis des populations à travers un referendum.

L’opposition politique a au cours de cette sortie, exigée du gouvernement : un référendum pour toute modification de notre loi fondamentale ; la libération de toutes les personnes injustement arrêtées au lendemain du hold-up électoral ainsi que la justice soit rendue aux les trois (3) jeunes assassinés à Téra.

Selon elle, le PNDS TARRAYA voudrait contourner l’article 169 de la Loi fondamentale intraitable sur le sujet qui stipule : « Les traités de défense et de paix, les traités et accords relatifs aux organisations internationales, ceux qui modifient les lois internes de l’Etat et ceux qui portent engagement financier de l’Etat, ne peuvent être ratifiés qu’à la suite d’une loi autorisant leur ratification » à travers la modification de constitution par l’Assemblée nationale. Tout cela pour lui permettre de sceller des accords militaires de défense et de sécurité avec des puissances étrangères sans consultation du peuple et par ailleurs « tenir une promesse électorale de M. Bazoum Mohamed, en violation du code électoral de notre pays. »

De ce qui ressort de cette d’analyse sociologique, économique et sécuritaire du pays : plus de 8 millions de Nigériens sont exposés à la famine en 2022 ; 1 élève sur 2 étudie dans une classe en paillotes quand il a la chance d’avoir un enseignant ; moins d’un Nigérien sur 5 a accès à l’eau potable et à l’électricité ; la majorité des jeunes diplômés sont au chômage ; les opérateurs économiques ploient sous les pratiques fiscales inadaptées au contexte et les populations sont exposés à toutes sortes de maladies et intempéries sans protection. Une situation qui traduirait la nécessité de la priorisation des secteurs sociaux de base en lieux et place de promesse politique ou de flouter le contour de certains accords notamment de défenses aux élus nationaux. 

De l’aspect sécuritaire, cette opposition politique a mis l’accent sur l’insécurité qui continue à endeuiller et à provoquer le déplacement forcé des populations de leurs lieux de vie naturelle tout en les privant de toute activité économique de subsistance, « notamment dans les régions de Diffa, Tahoua et Tillabéry où plus de 800 écoles ont été fermées avec désormais, plus de 600 000 élèves en déperdition. »

Les recours juridictionnels relatifs en cours devant la Cour de Justice de la CEDEAO quant à la candidature et à l’élection « du Sieur Mohamed Bazoum » a aussi été soulevé par l’opposition politique nigérienne à travers cette déclaration. 

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