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mardi, mai 24, 2022
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COP 15, l’engagement du président nigérien pour la résilience face au changement climatique

Placé sous le thème « Terres. Vie. Patrimoine. D’un monde précaire vers un avenir prospère », la 15ème Conférence des parties (COP) s’est tenue à Abidjan le 09 mai dernier. L’Afrique accueille pour la première fois la COP dans un moment très décisif, car l’ONU estime que 40% des terres sont dégradées dans le monde et Le continent est particulièrement touché par la désertification, notamment dans sa bande sahélienne.

Face à ces défis source de pénurie et insécurité alimentaire, flux internes et externes de migrations liées aux changements climatiques et aux insécurités sociopolitiques, et surgissements violents de conflits armés de type terroriste notamment, liés aux paupérisations occasionnés par les sécheresses, raréfactions des terres cultivables et perte progressive de la biodiversité, etc… L’humanité se doit de réagir afin d’assurer sa survie et de léguer un monde viable aux génération future.

Ainsi les Nations Unies ont décrété l’Initiative de la Grande Muraille Verte qui se veut une « Décennie de la Restauration des Ecosystèmes 2021-2030 ». Le Niger s’engage car le Président nigérien a souligner que « Pour matérialiser ces ambitions, mon pays se propose de planter 500 millions d’arbres chaque année et de restaurer 1 million d’hectares de terres dégradées, en vue de séquestrer 2,5 millions de tonnes Equivalent carbone. » il a aussi demandant aux Partenaires Techniques et Financiers de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, d’accompagner les Etats africain dans la formulation de projets bancables et de mobiliser les 19 milliards de dollars annoncés lors du Sommet de la Planète, tenu en janvier 2021, à Paris.

Pour rappel, le Niger est situé au cœur de la région du Sahel et les ¾ de sa superficie sont désertique. Pourtant, l’essentiel de son économie repose sur le secteur agricole. Du fait de la dégradation de ses terres couplées aux effets du changement climatique, le président Mohamed Bazoum préconise de « concentrer nos actions dans la restauration, l’entretien, le réaménagement, la gestion durable et solidaire des terres arables afin de renforcer notre résilience aux changements climatiques, sécuriser nos ressources en biodiversité, améliorer notre sécurité alimentaire, générer des revenus et des emplois au profit du monde rural, et ainsi, permettre de combattre efficacement les migrations irrégulières et le terrorisme. »

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