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EconomieGazoduc Transsaharien Algérie-Niger-Nigeria : Pour l'émergence d'un marché africain du Gaz.

Gazoduc Transsaharien Algérie-Niger-Nigeria : Pour l’émergence d’un marché africain du Gaz.

Le ministre du Pétrole de la République du Niger, Mahamane Sani Mahamadou, a affirmé que le gazoduc transsaharien va non seulement renforcer l’intégration régionale, mais aussi apporter une grande valeur économique aux pays participants. Il a fait cette déclaration lors de la réunion sur le gazoduc transsaharien (TSGP) tenue mardi dernier à Abuja.

Cette réunion tripartite, à laquelle participent la République du Niger, le Nigéria et la République populaire d’Algérie, vise à garantir la réalisation du projet de gazoduc. Ce projet de gazoduc, rappelle-t-on, a connu plusieurs retards qui ont bloqué son achèvement.

Pour le Ministre Mahamane Sani, “Le 16 février dernier, à Niamey en République du Niger, nous avons réussi ensemble à donner un nouveau souffle à ce projet, le Gazoduc Transsaharien (TSGP). En effet, la Déclaration de Niamey a relancé cet important projet, qui permettra d’accroître l’intégration et apportera une grande valeur économique.

“A Niamey, nous avions donc fait le choix de mettre en commun toutes nos énergies et nos intelligences, pour relancer ce projet et le mener à bien.

” La rencontre qui nous réunit aujourd’hui est la concrétisation de cette volonté, comme en témoigne le riche Agenda proposé pour ces deux jours de travaux. Nous devons, dès à présent, travailler avec la rapidité nécessaire pour franchir les étapes importantes, qui nous permettraient de consolider notre volonté commune de faire aboutir ce projet. Nous devons saisir cette

Nous devons saisir cette opportunité extrêmement rare qui nous est offerte par les changements en cours dans le monde. Je reste convaincu que c’est notre idée commune”.

A titre de rappel, il faut indiquer que le projet de ce pipeline géant reliant le Nigeria à l’Europe en passant par le Niger et l’Algérie est considéré comme une infrastructure gazière stratégique.

C’est un projet énergétique qui risque de bouleverser la donne dans le marché gazier entre l’Afrique et l’Europe.

 Dimanche 19 juin, les ministres de l’Énergie de l’Algérie, du Niger et du Nigeria ont convenu, à Abuja (Nigeria), le lancement des études techniques du mégaprojet du Trans-Saharan Gas-Pipline (TSGP) qui reliera les champs gaziers du sud-est du Nigeria (Delta du Niger) aux terminaux algériens de la côte méditerranéenne pour être relié ensuite à l’Europe via les gazoducs vers l’Espagne et l’Italie, soit 4 100 km de pipelines. Les trois responsables, algérien, nigérien et nigérian, ont souhaité concrétiser ce projet dans « les plus brefs délais ». 

En février dernier, les trois responsables avaient lancé, à Niamey (Niger), une Task Force chargée du suivi du projet qui fait partie des priorités du NEPAD (New Partnership for Africa’s Development).

D’après les estimations des experts, le gazoduc transsaharien peut être réalisé en trois ans et pourrait permettre de transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz depuis le Nigeria. Lors des premières estimations de son coût de réalisation, datant de 2009, l’enveloppe avoisinait les dix milliards de dollars. Un coût certainement à réévaluer à la hausse, probablement le double des estimations de 2009. « La réalisation de ce gazoduc est à la portée des pays concernés d’autant plus qu’il bénéficie des opportunités offertes par l’Algérie en termes d’infrastructures à travers le réseau de transports, les stations de gaz naturel liquéfié [GNL] et les infrastructures de pétrochimie, ainsi que la position géographique proche des marchés de gaz », explique l’agence d’information officielle algérienne APS.

 « Assurer l’approvisionnement des marchés et assurer un meilleur positionnement des trois pays [Algérie, Nigeria et Niger] dans l’échiquier mondial de la transition énergétique et du développement durable », sont les principaux objectifs du TSGP, selon le ministre algérien de l’Énergie, Mohamed Arkab.

 « L’émergence d’un marché africain de l’énergie »

« La réactivation du projet TSGP intervient dans un contexte géopolitique et énergétique particulier, marqué par une forte demande sur le gaz et le pétrole, d’une part, et par une offre stagnante en raison de la baisse des investissements, en particulier dans l’amont pétrolier et gazier, entamé depuis 2015 », a encore expliqué le ministre algérien lors de la réunion d’Abuja. Pour Alger, ce gazoduc se présente comme « une nouvelle source d’approvisionnement des marchés, dont la demande ne cesse de croître, au vu de la place qu’occupera le gaz naturel dans le mix énergétique futur ». L’Algérie souhaite également, à travers ce projet, favoriser « l’émergence d’un marché africain de l’énergie », ainsi que « la mutualisation du génie et des moyens des sociétés nationales d’hydrocarbures, pour le développement d’une industrie indépendante ». Pour rappel, l’Afrique possède 8 % des réserves mondiales de gaz.

 « L’impact global de la réalisation de ce grand projet, en plus de l’acheminement du gaz vers le marché européen, sera de permettre l’alimentation en gaz naturel des régions désertiques traversées, y compris celles de certaines régions des pays voisins du tracé du gazoduc. Il permettra aussi l’alimentation sur son passage des régions du nord, du nord-est et du centre du Nigeria, ainsi que des pays du Sahel, comme le Niger, le Burkina Faso et le Mali », indique le quotidien El Watan. « Une grande partie du coût du pipeline sera consacrée au Niger, qui bénéficiera d’importantes retombées socioéconomiques et qui pourra par la même occasion monétiser ses propres réserves de gaz », poursuit le journal algérien.

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