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Opération Barkhane: Une nouvelle stratégie de combat pour le Sahel décidée à partir de Niamey

Depuis son retrait précipité du Mali, l’Opération Barkhane est redimensionnée avec une nouvelle stratégie de coopération militaire à Niamey. Tous les matériels militaires, les équipements et des pièces de rechange sont en train d’être installés à Niamey, progressivement et l’ensemble de ce déménagement de la dernière base française du Gao au Mali prennait fin le 17 août 2022.

Ainsi, la France se retire définitivement du Mali tout en restant au Sahel avec comme nouvelle base logistique et opérationnelle à Niamey. Le commandement y était déjà déployé un peu plutôt.

Cependant, il faut noter une nouvelle dynamique insufflée à la coopération entre le Niger et la France sur le plan militaire ; car désormais, c’est au Niger de décider entièrement de la stratégie militaire et de combat, des lieux des interventions stratégiques, tactiques et opérationnelles, tandis que la force Barkhane interviendra en appui partout où on lui demanderait de le faire. Si la première philosophie de la coopération militaire France-Sahel n’a pas bien porté ses fruits en créant et en développant un sentiment anti-français chez les populations bénéficiaires, aujourd’hui la nouvelle méthode permet d’intégrer les populations, les autochtones et les leaders locaux dans la prise des décisions stratégiques en matière de lutte contre le terrorisme, le banditisme armé, la criminalité transfrontalière et transnationale organisée qui sévissent dans le Sahel.

Par ailleurs, les soldats français seront sous un partenariat de combat.  Il y a un changement de philosophie totale pour l’opération Barkane.  Selon le Général Pierre Hervé, Adjoint du commandant sur les questions de partenariat : “la philosophie de notre engagement, c’est également cela que j’appelle un partenariat de combat mais mieux, les soldats français sont intégrés dans la manœuvre, intégrés dans la conception, mais ils laissent celui qui est en charge d’assurer sa propre sécurité de prendre les décisions”.

C’est une importante armada qui est en train de se constituer à Niamey dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Les caractéristiques du déploiement au Niger du 2e régiment étranger de parachutistes (REP), qui vient de prendre la relève du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa), illustre les changements tactiques concoctés par l’état-major français. A peine atterris à Niamey, les légionnaires partiront immédiatement vers la frontière malienne. Là, d’ouest en est, sur 300 kilomètres, de Labbezenga, sur les rives du fleuve Niger, jusqu’aux sables d’Ekrafane, les Nigériens, aidés de partenaires étrangers, bâtissent une ligne de défense contre les incursions djihadistes.

Des postes militaires de reconnaissance renforcés (PMR) ont été construits – ou sont en cours de construction – à Ayorou, Inates, Tiloa et Chinégodar. Le commandement nigérien pilotant l’opération militaire, nommée Almahou, est établi à Ouallam, dans la région de Tillabéri (ouest). Il y a trois ans, Niamey avait déjà tenté pareille entreprise de renforcement et de surveillance de la frontière. Mais les postes avancés, insuffisamment renforcés, avaient été submergés par les combattants de l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

En plus, avec cette nouvelle articulation, la Force Barkhane gagne en rapidité avec la capacité de couvrir toute la zone d’intervention en un temps record. Pour les opérations au sol, ce sont 300 légionnaires français qui sont déployés sur le terrain en permanence surtout au nord de Ouallam dans le département de Tillabéri pour prêter main forte à l’armée nigérienne en vue de contenir les djihadistes qui lancent des attaques depuis le Mali.

En somme, on peut considérer que la France a revu sa stratégie au Sahel en capitalisant sur les erreurs faites au Mali et en décidant de gagner le cœur des populations. Pour ce faire, l’Agence Française du Développement (AFD) est en pleine intervention dans les zones de combat en finançant une dizaine de projets pour des dizaines de millions d’euros pour ainsi apporter le développement et réduire considérablement l’impact du terrorisme sur le bien-être des populations. Il ne faut plus laisser les djihadistes occuper le terrain et seules les actions de développement peuvent atténuer ces actions meurtrières qui endeuillent avec récurrence le quotidien des habitants de ces zones.

Enfin, la stratégie de la France consiste à mettre plus d’argent, plus d’investissements de développement et moins de soldats visibles sur le terrain qui ressemblaient autrefois beaucoup plus à une force d’occupation qu’à une force de partenariat pour le développement.

Pour expliquer la situation globale qui prévaut sur le terrain, le ministre nigérien de la défense, Elh. Alkassoum Indatou a déclaré que : “….Sur sept (7) frontières que nous avons, il n’ y a qu’une seule où nous pouvons dire que nous avons une certaine situation de sérénité…” c’était lors de la conférence de presse du 15 juillet 2022 passé, co-animée avec les ministres des affaires étrangères et de la défense du Niger et de la France”.

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