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dimanche, août 14, 2022
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Hausse du prix du gasoil à la pompe: Le Niger subit les conséquences draconiennes de la crise mondiale

Aucun pays du monde n’en est épargné. Les conséquences de la crise mondiale qui se généralisent de plus en plus sur tous les secteurs impactent dangereusement aussi bien le pouvoir d’achat des populations que les fonctionnement des Etats qui doivent impérativement faire recours à des mesures drastiques pour y palier.

Peut-être que cela n’est pas du tout bien compris par le nombre ! Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Les autorités politiques ont toujours œuvré depuis 2011 à la stabilisation des prix des hydrocarbures dans le seul but d’améliorer les conditions de vie des populations. ‘’En effet, depuis 2013, pour garder les prix à la pompe intactes, (C’est qui d’ailleurs est une exception), le Niger a toujours eu à subventionner en réalité le carburant depuis 2011, en vendant à la SORAZ, le pétrole brut 40% moins cher que sur le marché international, ce qui représente en moyenne, pour l’Etat du Niger, un renoncement de 10 dollars par barils, soit 43 milliards de FCFA/an’’.

Cette situation n’a également pas épargné la Sonidep chargé de la commercialisation des hydrocarbures sur le territoire national.

‘’En effet, la SONIDEP a supporté, depuis 2016, plus de 5 milliards d’incidence par an, pour absorber l’augmentation du Prix de cession. En plus, pour favoriser un fonctionnement régulier des centrales électriques et un prix de l’électricité bas, la SONIDEP supporte plus de 13 milliards de FCFA de différentiel par an. Tous ces mécanismes, qui sont en réalité aussi une sorte de subvention, contribuent à complexifier sa situation financière’’.

Par ailleurs, étant producteur du pétrole, le Niger est l’un des rares pays où les prix des hydrocarbures à la pompe est le plus bas du fait de la clairvoyance des autorités à anticiper les cataclysmes qui interviennent à l’échelle mondiale. Les variations observées dans des pays comme la Cote d’ivoire, le Ghana, le Nigeria, Cameroun, le Tchad, etc., qui ont aussi des raffineries mais dépourvus de mécanismes comme la SONIDEP, en sont des illustrations parfaites.

Ainsi, le Ghana raffine près de 400 mille barils jour de brut le prix du litre du gasoil avoisine les 1000 FCFA, la Côte d’ivoire près de 45000 barils jour et l’Arabie Saoudite, l’un des plus grands producteurs du pétrole dans le monde, le prix du baril est aux environs de 1000 FCFA.

Le Niger ne produit que 20.000 barils par jour. A fortiori, l’on comprend aisément pourquoi, il est indispensable de protéger et sécuriser la consommation nationale des offensives des transporteurs des pays voisins qui viennent racler le stock national à moindre coût et repartir chez eux les réservoirs pleins.

‘’Il y’a de cela quelques semaines, un risque important de pénurie du gasoil sur l’ensemble du pays était pressenti. Cela a eu pour conséquence, depuis le mois de juin 2022, la suspension totale de l’export et un rationnement du produit à la distribution. Toutes ces dispositions n’ont pas empêché un doublement de la consommation domestique, conséquence en réalité d’une consommation essentiellement étrangère sûre et en dehors du territoire nigérien. A cause de cette surenchère, ‘’la consommation de gasoil qui est passée de 23 millions de litres à 50 millions de litres’’.

Cependant, ‘’une étude a déjà été réalisée sur les conséquences de cette mesure sur l’inflation. Il est clairement apparu que celle-ci est déjà intégrée dans les prix actuels, du fait de la forte variation des prix dans les pays voisins depuis des mois. Le risque d’une augmentation raisonnable est donc mineur néanmoins,  les discussions avec les acteurs commerciaux permettront de minimiser un éventuel impact. Ensuite, un monitoring du marché est mis en place pour détecter tout opportunisme.  Enfin, une évaluation progressive de la mesure sera faite pour que les prix reviennent à la baisse aussitôt que la situation le permettrait’’.

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Aucun pays du monde n’en est épargné. Les conséquences de la crise mondiale qui se généralisent de plus en plus sur tous les secteurs impactent dangereusement aussi bien le pouvoir d’achat des populations que les fonctionnement des Etats qui doivent impérativement faire recours à des mesures drastiques pour y palier.

Peut-être que cela n’est pas du tout bien compris par le nombre ! Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Les autorités politiques ont toujours œuvré depuis 2011 à la stabilisation des prix des hydrocarbures dans le seul but d’améliorer les conditions de vie des populations. ‘’En effet, depuis 2013, pour garder les prix à la pompe intactes, (C’est qui d’ailleurs est une exception), le Niger a toujours eu à subventionner en réalité le carburant depuis 2011, en vendant à la SORAZ, le pétrole brut 40% moins cher que sur le marché international, ce qui représente en moyenne, pour l’Etat du Niger, un renoncement de 10 dollars par barils, soit 43 milliards de FCFA/an’’.

Cette situation n’a également pas épargné la Sonidep chargé de la commercialisation des hydrocarbures sur le territoire national.

‘’En effet, la SONIDEP a supporté, depuis 2016, plus de 5 milliards d’incidence par an, pour absorber l’augmentation du Prix de cession. En plus, pour favoriser un fonctionnement régulier des centrales électriques et un prix de l’électricité bas, la SONIDEP supporte plus de 13 milliards de FCFA de différentiel par an. Tous ces mécanismes, qui sont en réalité aussi une sorte de subvention, contribuent à complexifier sa situation financière’’.

Par ailleurs, étant producteur du pétrole, le Niger est l’un des rares pays où les prix des hydrocarbures à la pompe est le plus bas du fait de la clairvoyance des autorités à anticiper les cataclysmes qui interviennent à l’échelle mondiale. Les variations observées dans des pays comme la Cote d’ivoire, le Ghana, le Nigeria, Cameroun, le Tchad, etc., qui ont aussi des raffineries mais dépourvus de mécanismes comme la SONIDEP, en sont des illustrations parfaites.

Ainsi, le Ghana raffine près de 400 mille barils jour de brut le prix du litre du gasoil avoisine les 1000 FCFA, la Côte d’ivoire près de 45000 barils jour et l’Arabie Saoudite, l’un des plus grands producteurs du pétrole dans le monde, le prix du baril est aux environs de 1000 FCFA.

Le Niger ne produit que 20.000 barils par jour. A fortiori, l’on comprend aisément pourquoi, il est indispensable de protéger et sécuriser la consommation nationale des offensives des transporteurs des pays voisins qui viennent racler le stock national à moindre coût et repartir chez eux les réservoirs pleins.

‘’Il y’a de cela quelques semaines, un risque important de pénurie du gasoil sur l’ensemble du pays était pressenti. Cela a eu pour conséquence, depuis le mois de juin 2022, la suspension totale de l’export et un rationnement du produit à la distribution. Toutes ces dispositions n’ont pas empêché un doublement de la consommation domestique, conséquence en réalité d’une consommation essentiellement étrangère sûre et en dehors du territoire nigérien. A cause de cette surenchère, ‘’la consommation de gasoil qui est passée de 23 millions de litres à 50 millions de litres’’.

Cependant, ‘’une étude a déjà été réalisée sur les conséquences de cette mesure sur l’inflation. Il est clairement apparu que celle-ci est déjà intégrée dans les prix actuels, du fait de la forte variation des prix dans les pays voisins depuis des mois. Le risque d’une augmentation raisonnable est donc mineur néanmoins,  les discussions avec les acteurs commerciaux permettront de minimiser un éventuel impact. Ensuite, un monitoring du marché est mis en place pour détecter tout opportunisme.  Enfin, une évaluation progressive de la mesure sera faite pour que les prix reviennent à la baisse aussitôt que la situation le permettrait’’.

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Peut-être que cela n’est pas du tout bien compris par le nombre ! Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Les autorités politiques ont toujours œuvré depuis 2011 à la stabilisation des prix des hydrocarbures dans le seul but d’améliorer les conditions de vie des populations. ‘’En effet, depuis 2013, pour garder les prix à la pompe intactes, (C’est qui d’ailleurs est une exception), le Niger a toujours eu à subventionner en réalité le carburant depuis 2011, en vendant à la SORAZ, le pétrole brut 40% moins cher que sur le marché international, ce qui représente en moyenne, pour l’Etat du Niger, un renoncement de 10 dollars par barils, soit 43 milliards de FCFA/an’’.

Cette situation n’a également pas épargné la Sonidep chargé de la commercialisation des hydrocarbures sur le territoire national.

‘’En effet, la SONIDEP a supporté, depuis 2016, plus de 5 milliards d’incidence par an, pour absorber l’augmentation du Prix de cession. En plus, pour favoriser un fonctionnement régulier des centrales électriques et un prix de l’électricité bas, la SONIDEP supporte plus de 13 milliards de FCFA de différentiel par an. Tous ces mécanismes, qui sont en réalité aussi une sorte de subvention, contribuent à complexifier sa situation financière’’.

Par ailleurs, étant producteur du pétrole, le Niger est l’un des rares pays où les prix des hydrocarbures à la pompe est le plus bas du fait de la clairvoyance des autorités à anticiper les cataclysmes qui interviennent à l’échelle mondiale. Les variations observées dans des pays comme la Cote d’ivoire, le Ghana, le Nigeria, Cameroun, le Tchad, etc., qui ont aussi des raffineries mais dépourvus de mécanismes comme la SONIDEP, en sont des illustrations parfaites.

Ainsi, le Ghana raffine près de 400 mille barils jour de brut le prix du litre du gasoil avoisine les 1000 FCFA, la Côte d’ivoire près de 45000 barils jour et l’Arabie Saoudite, l’un des plus grands producteurs du pétrole dans le monde, le prix du baril est aux environs de 1000 FCFA.

Le Niger ne produit que 20.000 barils par jour. A fortiori, l’on comprend aisément pourquoi, il est indispensable de protéger et sécuriser la consommation nationale des offensives des transporteurs des pays voisins qui viennent racler le stock national à moindre coût et repartir chez eux les réservoirs pleins.

‘’Il y’a de cela quelques semaines, un risque important de pénurie du gasoil sur l’ensemble du pays était pressenti. Cela a eu pour conséquence, depuis le mois de juin 2022, la suspension totale de l’export et un rationnement du produit à la distribution. Toutes ces dispositions n’ont pas empêché un doublement de la consommation domestique, conséquence en réalité d’une consommation essentiellement étrangère sûre et en dehors du territoire nigérien. A cause de cette surenchère, ‘’la consommation de gasoil qui est passée de 23 millions de litres à 50 millions de litres’’.

Cependant, ‘’une étude a déjà été réalisée sur les conséquences de cette mesure sur l’inflation. Il est clairement apparu que celle-ci est déjà intégrée dans les prix actuels, du fait de la forte variation des prix dans les pays voisins depuis des mois. Le risque d’une augmentation raisonnable est donc mineur néanmoins,  les discussions avec les acteurs commerciaux permettront de minimiser un éventuel impact. Ensuite, un monitoring du marché est mis en place pour détecter tout opportunisme.  Enfin, une évaluation progressive de la mesure sera faite pour que les prix reviennent à la baisse aussitôt que la situation le permettrait’’.

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