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mercredi, octobre 5, 2022
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La délinquance juvénile prend  de l’ampleur  avec plus de 650 cas d’agressions sexuelles en 2021 (police)

La délinquance juvénile prend de l’ampleur  au sein de la société au Niger où ’’ les services d’enquêtes de la police nationale ont enregistré six cent cinquante-neuf (659) cas d’agressions sexuelles dont 201 cas pour la région de Niamey,  a révélé  la Commissaire  Hassane Haousseizé Zouéra, Cheffe de Division de la Protection des Mineurs et des Femmes  à une équipe de l’ANP.

Ces statistiques ne prennent pas en compte celles générées par les autres structures de prise en charge des enfants au Niger, a fait observer la source.

La  haute gradée de la police  a détaillé que  ’’ cette délinquance qui est observée chez les jeunes  se révèle sous plusieurs formes. Il s’agit principalement de la consommation des stupéfiants ; de la prostitution des jeunes ; de l’attentat à la pudeur ; du viol ; du détournement de mineurs suivi de grossesse ou d’association à des groupes de malfaiteurs’’.

Ce phénomène est  facilité  par «  la grande consommation de la chicha et autres stupéfiants par des jeunes sur la voie publique et à la devanture des maisons au vu et au su de tous », a-t-elle fait valoir.

 La commissaire  Hassane Haousseizé Zouéra  de souligner par la suite que ‘’les établissements hôteliers, les résidences, les bistrots, les boites de nuit et les jardins publics sont très souvent les lieux qui servent de sanctuaires à la délinquance juvénile de ces jeunes’’.

Ces lieux, soutient-t-elle, « sont des cadres d’épanouissement qui sont pris d’assaut par les mineurs malgré que la fréquentation de ces genres de lieux publics est réglementée par notre législation ».

La Commissaire Hassane Haousseizé Zouéra a tout d’abord noté qu’il y’a un relâchement de l’élan éducatif par les acteurs chargés d’en assurer la sauvegarde et la transmission des valeurs morales, avant d’ajouter que « les parents surprotègent leurs enfants, la société observe impuissamment ces nouveaux vices et les institutions manquent à leur devoir de contrôle et de protection des mineurs, l’insuffisance de l’éducation parentale, le manque de suivi et la fuite de responsabilité des parents ou tuteurs contribuent énormément à entraver nos mœurs ».

Ainsi, la Cheffe de Division de la Protection des Mineurs et des Femmes  de mentionner que les mécanismes ou les mesures pour venir à bout de ce fléau se situent à deux niveaux, il s’agit notamment de la prévention et de la répression.

S’agissant de la prévention,  la commissaire de police de faire comprendre que celle-ci doit être prise en compte dans tous les programmes de la société à tous les niveaux, chez tous les acteurs intervenant en faveur de la protection des mineurs, «  Ces programmes doivent être axés sur la formation, la sensibilisation et le suivi de la situation des jeunes et les parents doivent davantage s’impliquer dans le suivi éducatif de leurs enfants », a -t-elle précisé ,  tout en estimant que « les tenanciers des établissements de loisir  recevant le public doivent se conduire de façon responsables en évitant d’admettre des mineurs en leur sein ».

 A cet effet, annonce -t-elle, « la Division de la Protection des Mineurs et des Femmes a, dans sa perspective de prévention,  réalisé une vaste campagne de sensibilisation sur le terrain  et dans ses locaux à travers ses brigades ».

La vaste campagne de sensibilisation réalisée par la police Nationale à travers la Direction de  Protection des Mineurs  pendant sept (7) semaines a touché les cinq (5) arrondissements communaux de la ville de Niamey et atteint quelques 189 établissements scolaires ; 86.205 élèves dont 52.899 filles sensibilisées sur la délinquance juvénile notamment sur la consommation des stupéfiants et la cybercriminalité. Cette campagne a aussi atteint une soixantaine de fadas avec un total de 1.108 jeunes des différents quartiers de la ville de Niamey.

Abordant la question relative à la répression, Mme Zouéra de signaler que’’ la Direction de Protection des Mineurs  n’est pas restée les bras croisés face à ce phénomène mettant à nue toute la protection des mineurs et des femmes en violation flagrante de la législation nationale et internationale et  que c’est à ce titre qu’ils ont organisé plusieurs descentes dans certains quartiers de la ville de Niamey pour des ‘’opérations coup de poing’’ afin de ratisser les lieux de délinquances dans la ville de Niamey.

Quant aux  peines encourues pour les cas d’atteintes aux mœurs, elles varient selon les types d’infraction et elles sont davantage aggravées lorsqu’elles sont commises sur des mineurs ou lorsqu’elles impliquent des mineurs, fait savoir la commissaire de police.

La disposition  du code pénal qui traite du Proxénétisme et l’excitation à la débauche punit d’un emprisonnement de 6 mois à 3 et d’une amende de 50.000 à 5.000.000 FCFA les proxénètes, c’est-à-dire les individus facilitant et encourageant la prostitution par aide et assistance pour fourniture de moyens, par un profil quelconque qu’ils en tirent ou en hébergeant les personnes qui s’adonnent à la prostitution, rappelle la fonctionnaire de police.

Outre ces peines, « les établissements impliqués encourent également la fermeture et retrait d’exercice et lorsque les infractions  impliquent des mineurs, les peines peuvent aller de 02 à 05 ans, en plus de l’amende », -a-t-elle précisé  avant de faire savoir  que « dès  lors nous constatons une infraction à la loi pénale en tant que service d’enquête, la procédure pénale est déclenchée et transmis au procureur ».

Toutefois dans son combat,  le service butte contre des difficultés liées  aux  moyens (humains, financiers et matériels)  sans compter la question de collaboration entre acteurs de prise en charge intervenant en faveur des mineurs’’ , note la fonctionnaire de police pour qui  la direction ne dispose  pas assez de ressources pour faire face à toutes les éventualités relatives  aux situations malsaines impliquant les jeunes.

’’Malgré l’implication des ONG et des Organisations de la société civile, il n’en demeure pas moins que c’est insuffisant vu l’ampleur à laquelle  on assiste de nos jours.’’, fait-elle savoir.

La haute gradée de la police lance un appel à tous les parents, ONG et Associations, Services étatiques  et privés pour une synergie d’action dans la protection de la jeunesse afin d’éviter l’irréparable.

Titulaire d’un master 2 en droit économique et des affaires, la commissaire Hassane Haousseizé Zouéra  a occupé depuis 2013 les postes stratégiques et décisionnels au sein de la Police Nationale, successivement de 2013 à 2015 comme Cheffe de la Division des Enquêtes économiques et financières à la Direction de la police Judiciaire ; en 2019 Cheffe de la Division des études réglementaires et statistiques à la Direction de la sécurité publique et depuis 2020, Cheffe de Division de la protection des mineurs et des femmes.

Au titre des activités associatives depuis  13 mai dernier à l’occasion de la journée Nationale de la Femme Nigérienne, elle a été élue Présidente du Réseau des Femmes FDS du Niger.

SourcePar ANP

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Ces statistiques ne prennent pas en compte celles générées par les autres structures de prise en charge des enfants au Niger, a fait observer la source.

La  haute gradée de la police  a détaillé que  ’’ cette délinquance qui est observée chez les jeunes  se révèle sous plusieurs formes. Il s’agit principalement de la consommation des stupéfiants ; de la prostitution des jeunes ; de l’attentat à la pudeur ; du viol ; du détournement de mineurs suivi de grossesse ou d’association à des groupes de malfaiteurs’’.

Ce phénomène est  facilité  par «  la grande consommation de la chicha et autres stupéfiants par des jeunes sur la voie publique et à la devanture des maisons au vu et au su de tous », a-t-elle fait valoir.

 La commissaire  Hassane Haousseizé Zouéra  de souligner par la suite que ‘’les établissements hôteliers, les résidences, les bistrots, les boites de nuit et les jardins publics sont très souvent les lieux qui servent de sanctuaires à la délinquance juvénile de ces jeunes’’.

Ces lieux, soutient-t-elle, « sont des cadres d’épanouissement qui sont pris d’assaut par les mineurs malgré que la fréquentation de ces genres de lieux publics est réglementée par notre législation ».

La Commissaire Hassane Haousseizé Zouéra a tout d’abord noté qu’il y’a un relâchement de l’élan éducatif par les acteurs chargés d’en assurer la sauvegarde et la transmission des valeurs morales, avant d’ajouter que « les parents surprotègent leurs enfants, la société observe impuissamment ces nouveaux vices et les institutions manquent à leur devoir de contrôle et de protection des mineurs, l’insuffisance de l’éducation parentale, le manque de suivi et la fuite de responsabilité des parents ou tuteurs contribuent énormément à entraver nos mœurs ».

Ainsi, la Cheffe de Division de la Protection des Mineurs et des Femmes  de mentionner que les mécanismes ou les mesures pour venir à bout de ce fléau se situent à deux niveaux, il s’agit notamment de la prévention et de la répression.

S’agissant de la prévention,  la commissaire de police de faire comprendre que celle-ci doit être prise en compte dans tous les programmes de la société à tous les niveaux, chez tous les acteurs intervenant en faveur de la protection des mineurs, «  Ces programmes doivent être axés sur la formation, la sensibilisation et le suivi de la situation des jeunes et les parents doivent davantage s’impliquer dans le suivi éducatif de leurs enfants », a -t-elle précisé ,  tout en estimant que « les tenanciers des établissements de loisir  recevant le public doivent se conduire de façon responsables en évitant d’admettre des mineurs en leur sein ».

 A cet effet, annonce -t-elle, « la Division de la Protection des Mineurs et des Femmes a, dans sa perspective de prévention,  réalisé une vaste campagne de sensibilisation sur le terrain  et dans ses locaux à travers ses brigades ».

La vaste campagne de sensibilisation réalisée par la police Nationale à travers la Direction de  Protection des Mineurs  pendant sept (7) semaines a touché les cinq (5) arrondissements communaux de la ville de Niamey et atteint quelques 189 établissements scolaires ; 86.205 élèves dont 52.899 filles sensibilisées sur la délinquance juvénile notamment sur la consommation des stupéfiants et la cybercriminalité. Cette campagne a aussi atteint une soixantaine de fadas avec un total de 1.108 jeunes des différents quartiers de la ville de Niamey.

Abordant la question relative à la répression, Mme Zouéra de signaler que’’ la Direction de Protection des Mineurs  n’est pas restée les bras croisés face à ce phénomène mettant à nue toute la protection des mineurs et des femmes en violation flagrante de la législation nationale et internationale et  que c’est à ce titre qu’ils ont organisé plusieurs descentes dans certains quartiers de la ville de Niamey pour des ‘’opérations coup de poing’’ afin de ratisser les lieux de délinquances dans la ville de Niamey.

Quant aux  peines encourues pour les cas d’atteintes aux mœurs, elles varient selon les types d’infraction et elles sont davantage aggravées lorsqu’elles sont commises sur des mineurs ou lorsqu’elles impliquent des mineurs, fait savoir la commissaire de police.

La disposition  du code pénal qui traite du Proxénétisme et l’excitation à la débauche punit d’un emprisonnement de 6 mois à 3 et d’une amende de 50.000 à 5.000.000 FCFA les proxénètes, c’est-à-dire les individus facilitant et encourageant la prostitution par aide et assistance pour fourniture de moyens, par un profil quelconque qu’ils en tirent ou en hébergeant les personnes qui s’adonnent à la prostitution, rappelle la fonctionnaire de police.

Outre ces peines, « les établissements impliqués encourent également la fermeture et retrait d’exercice et lorsque les infractions  impliquent des mineurs, les peines peuvent aller de 02 à 05 ans, en plus de l’amende », -a-t-elle précisé  avant de faire savoir  que « dès  lors nous constatons une infraction à la loi pénale en tant que service d’enquête, la procédure pénale est déclenchée et transmis au procureur ».

Toutefois dans son combat,  le service butte contre des difficultés liées  aux  moyens (humains, financiers et matériels)  sans compter la question de collaboration entre acteurs de prise en charge intervenant en faveur des mineurs’’ , note la fonctionnaire de police pour qui  la direction ne dispose  pas assez de ressources pour faire face à toutes les éventualités relatives  aux situations malsaines impliquant les jeunes.

’’Malgré l’implication des ONG et des Organisations de la société civile, il n’en demeure pas moins que c’est insuffisant vu l’ampleur à laquelle  on assiste de nos jours.’’, fait-elle savoir.

La haute gradée de la police lance un appel à tous les parents, ONG et Associations, Services étatiques  et privés pour une synergie d’action dans la protection de la jeunesse afin d’éviter l’irréparable.

Titulaire d’un master 2 en droit économique et des affaires, la commissaire Hassane Haousseizé Zouéra  a occupé depuis 2013 les postes stratégiques et décisionnels au sein de la Police Nationale, successivement de 2013 à 2015 comme Cheffe de la Division des Enquêtes économiques et financières à la Direction de la police Judiciaire ; en 2019 Cheffe de la Division des études réglementaires et statistiques à la Direction de la sécurité publique et depuis 2020, Cheffe de Division de la protection des mineurs et des femmes.

Au titre des activités associatives depuis  13 mai dernier à l’occasion de la journée Nationale de la Femme Nigérienne, elle a été élue Présidente du Réseau des Femmes FDS du Niger.

SourcePar ANP

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Ces statistiques ne prennent pas en compte celles générées par les autres structures de prise en charge des enfants au Niger, a fait observer la source.

La  haute gradée de la police  a détaillé que  ’’ cette délinquance qui est observée chez les jeunes  se révèle sous plusieurs formes. Il s’agit principalement de la consommation des stupéfiants ; de la prostitution des jeunes ; de l’attentat à la pudeur ; du viol ; du détournement de mineurs suivi de grossesse ou d’association à des groupes de malfaiteurs’’.

Ce phénomène est  facilité  par «  la grande consommation de la chicha et autres stupéfiants par des jeunes sur la voie publique et à la devanture des maisons au vu et au su de tous », a-t-elle fait valoir.

 La commissaire  Hassane Haousseizé Zouéra  de souligner par la suite que ‘’les établissements hôteliers, les résidences, les bistrots, les boites de nuit et les jardins publics sont très souvent les lieux qui servent de sanctuaires à la délinquance juvénile de ces jeunes’’.

Ces lieux, soutient-t-elle, « sont des cadres d’épanouissement qui sont pris d’assaut par les mineurs malgré que la fréquentation de ces genres de lieux publics est réglementée par notre législation ».

La Commissaire Hassane Haousseizé Zouéra a tout d’abord noté qu’il y’a un relâchement de l’élan éducatif par les acteurs chargés d’en assurer la sauvegarde et la transmission des valeurs morales, avant d’ajouter que « les parents surprotègent leurs enfants, la société observe impuissamment ces nouveaux vices et les institutions manquent à leur devoir de contrôle et de protection des mineurs, l’insuffisance de l’éducation parentale, le manque de suivi et la fuite de responsabilité des parents ou tuteurs contribuent énormément à entraver nos mœurs ».

Ainsi, la Cheffe de Division de la Protection des Mineurs et des Femmes  de mentionner que les mécanismes ou les mesures pour venir à bout de ce fléau se situent à deux niveaux, il s’agit notamment de la prévention et de la répression.

S’agissant de la prévention,  la commissaire de police de faire comprendre que celle-ci doit être prise en compte dans tous les programmes de la société à tous les niveaux, chez tous les acteurs intervenant en faveur de la protection des mineurs, «  Ces programmes doivent être axés sur la formation, la sensibilisation et le suivi de la situation des jeunes et les parents doivent davantage s’impliquer dans le suivi éducatif de leurs enfants », a -t-elle précisé ,  tout en estimant que « les tenanciers des établissements de loisir  recevant le public doivent se conduire de façon responsables en évitant d’admettre des mineurs en leur sein ».

 A cet effet, annonce -t-elle, « la Division de la Protection des Mineurs et des Femmes a, dans sa perspective de prévention,  réalisé une vaste campagne de sensibilisation sur le terrain  et dans ses locaux à travers ses brigades ».

La vaste campagne de sensibilisation réalisée par la police Nationale à travers la Direction de  Protection des Mineurs  pendant sept (7) semaines a touché les cinq (5) arrondissements communaux de la ville de Niamey et atteint quelques 189 établissements scolaires ; 86.205 élèves dont 52.899 filles sensibilisées sur la délinquance juvénile notamment sur la consommation des stupéfiants et la cybercriminalité. Cette campagne a aussi atteint une soixantaine de fadas avec un total de 1.108 jeunes des différents quartiers de la ville de Niamey.

Abordant la question relative à la répression, Mme Zouéra de signaler que’’ la Direction de Protection des Mineurs  n’est pas restée les bras croisés face à ce phénomène mettant à nue toute la protection des mineurs et des femmes en violation flagrante de la législation nationale et internationale et  que c’est à ce titre qu’ils ont organisé plusieurs descentes dans certains quartiers de la ville de Niamey pour des ‘’opérations coup de poing’’ afin de ratisser les lieux de délinquances dans la ville de Niamey.

Quant aux  peines encourues pour les cas d’atteintes aux mœurs, elles varient selon les types d’infraction et elles sont davantage aggravées lorsqu’elles sont commises sur des mineurs ou lorsqu’elles impliquent des mineurs, fait savoir la commissaire de police.

La disposition  du code pénal qui traite du Proxénétisme et l’excitation à la débauche punit d’un emprisonnement de 6 mois à 3 et d’une amende de 50.000 à 5.000.000 FCFA les proxénètes, c’est-à-dire les individus facilitant et encourageant la prostitution par aide et assistance pour fourniture de moyens, par un profil quelconque qu’ils en tirent ou en hébergeant les personnes qui s’adonnent à la prostitution, rappelle la fonctionnaire de police.

Outre ces peines, « les établissements impliqués encourent également la fermeture et retrait d’exercice et lorsque les infractions  impliquent des mineurs, les peines peuvent aller de 02 à 05 ans, en plus de l’amende », -a-t-elle précisé  avant de faire savoir  que « dès  lors nous constatons une infraction à la loi pénale en tant que service d’enquête, la procédure pénale est déclenchée et transmis au procureur ».

Toutefois dans son combat,  le service butte contre des difficultés liées  aux  moyens (humains, financiers et matériels)  sans compter la question de collaboration entre acteurs de prise en charge intervenant en faveur des mineurs’’ , note la fonctionnaire de police pour qui  la direction ne dispose  pas assez de ressources pour faire face à toutes les éventualités relatives  aux situations malsaines impliquant les jeunes.

’’Malgré l’implication des ONG et des Organisations de la société civile, il n’en demeure pas moins que c’est insuffisant vu l’ampleur à laquelle  on assiste de nos jours.’’, fait-elle savoir.

La haute gradée de la police lance un appel à tous les parents, ONG et Associations, Services étatiques  et privés pour une synergie d’action dans la protection de la jeunesse afin d’éviter l’irréparable.

Titulaire d’un master 2 en droit économique et des affaires, la commissaire Hassane Haousseizé Zouéra  a occupé depuis 2013 les postes stratégiques et décisionnels au sein de la Police Nationale, successivement de 2013 à 2015 comme Cheffe de la Division des Enquêtes économiques et financières à la Direction de la police Judiciaire ; en 2019 Cheffe de la Division des études réglementaires et statistiques à la Direction de la sécurité publique et depuis 2020, Cheffe de Division de la protection des mineurs et des femmes.

Au titre des activités associatives depuis  13 mai dernier à l’occasion de la journée Nationale de la Femme Nigérienne, elle a été élue Présidente du Réseau des Femmes FDS du Niger.

SourcePar ANP

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