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mardi, octobre 4, 2022
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Le ministre du Pétrole, M. Mahamane Sani Mahamadou à Sahel Dimanche: « L’augmentation des prix du gasoil est une mesure sociale qui touche un petit nombre pour sauvegarder l’essentiel »

Le ministre du Pétrole, M. Mahamane Sani Mahamadou a accordé une interview à l’hebdomadaire Sahel-Dimanche. Dans cet entretien, il s’est longuement appesanti sur les raisons qui ont amené le Gouvernement à augmenter les prix du gasoil.

Pour le Ministre Sani Mahamadou, « cette situation de crise se justifie par la pression que nous subissions depuis le mois de mars 2022. Cette pression est la résultante d’une conjoncture internationale, qui a particulièrement impacté le secteur pétrolier. En effet, la réaction en chaîne provoquée par la guerre en Ukraine a occasionné une diminution de l’offre en produits pétroliers sur le marché. Cette diminution a logiquement provoqué une hausse des prix.

De ce fait, la plupart des pays voisins étant des importateurs nets en produits pétroliers, une pression importante s’est portée sur notre pays ; pression qui est devenue croissante, progressivement, jusqu’à atteindre la totalité de notre production nationale. Ainsi, de 23 Millions de litres de consommation de gasoil par mois avant la crise, nous en sommes aujourd’hui officiellement à plus de 50 millions de litres, avec une pression réelle qui avoisine les 80 millions de litres.

Cela a créé une tension sur l’approvisionnement et c’est pourquoi, depuis le 1er juin 2022, nous avons suspendu toute exportation, mis en place un mécanisme de rationnement et accentué le contrôle au niveau des distributeurs et des frontières. Cependant, tout cela n’a pas suffi à endiguer la pression qui, au contraire, s’accroissait chaque jour un peu plus. 

Le Ministre du Pétrole a également rappelé que depuis 2013 et de façon totalement singulière, le Niger a maintenu inchangés les prix à la pompe.

Ce maintien, plus social qu’économique en réalité, a été possible aussi parce que l’Etat a su surmonter les différents soubresauts observés sur le marché du Pétrole. Cependant, la situation actuelle est différente parce qu’elle concerne un pays comme la Russie qui impacte beaucoup le marché du Pétrole mais aussi du fait qu’elle soit consécutive à la reprise post-COVID favorable à une augmentation de la demande.

C’est donc du fait des conséquences de cette crise et de ses effets particulièrement difficiles à endiguer que nous avons défini une stratégie de gestion dont l’augmentation du prix du gasoil fait partie, bien qu’étant placée en dernier recours. Le fait est que cette augmentation consiste à créer une détente sur la demande domestique et donc garantir la disponibilité du gasoil.

Evoquant les spéculateurs véreux qui sévissent dans le secteur pétrolier, le Ministre a indiqué que dans tous les pays du monde quasiment, qu’ils soient producteurs, raffineurs, importateurs, exportateurs, les prix ont augmenté. Je ne crois pas que le monde entier ait failli à prendre les mesures adéquates. Cet état de fait est survenu pour les raisons particulières que j’ai évoquées ci-haut. Au contraire, le Niger est l’un des derniers pays à avoir augmenté les prix, parce qu’il avait d’abord fallu tenter toutes les mesures envisageables pour contenir le phénomène.

Mais à l’impossible nul n’est tenu. Les mesures prises ont eu des limites parce que, contrairement aux idées reçues, l’essentiel du ruissèlement des produits vers l’extérieur se fait de façon conventionnelle, par des camions qui viennent ou transitent par le Niger et qui, pour des raisons de prix bas et de disponibilité, préfèrent prendre le carburant dans nos stations.

Tant que les prix restaient bas, le Niger n’avait aucun moyen légal d’empêcher cela, notamment en tenant compte de toutes les conventions sous-régionales auxquelles nous avons souscrites et qui garantissent la libre circulation des biens et des personnes.

Seulement, une partie infime de ce ruissèlement est dû aux spéculations. Mais, l’Etat sévit de façon drastique sur ce phénomène. D’ailleurs, la Task-force qui est déployée et qui fait intervenir toutes les administrations concernées ainsi que les FDS, est à pied d’œuvre dans ce sens.

Donc, non, ce n’est pas une mesure de raccourci, c’est plutôt un mal nécessaire pour éviter à ce que justement la spéculation s’installe par le fait d’une indisponibilité du produit.

Concernant les effets néfastes de la crise ukrainienne parmi les facteurs ayant provoqué une situation de surenchère sur le marché des hydrocarbures, précisément celui du gasoil, le Ministre Mahamane Sani a affirmé que la Russie met sur le marché, chaque jour, presque 2 millions de barils de produits pétroliers. Par le fait de la guerre et des sanctions prises à son encontre, il y’a conséquemment une baisse drastique de l’offre. Cette baisse a aussi été accentuée par le fait que, justement à cause de cette guerre, de nombreux pays ont entrepris  d’augmenter leur réserve stratégique, ce qui vient encore accentuer la diminution de l’offre. A la suite ce phénomène, la loi du marché s’est appliquée : la baisse de l’offre provoquant toujours la hausse des prix.

C’est donc la combinaison de cette cause et de la conséquence qui en découle, qui a créé la conjoncture dans le monde entier, y compris, j’insiste, dans de très grands pays pétroliers comme le Nigeria, le Gabon, le Congo, la Côte d’Ivoire, etc.

Vous voyez donc qu’être producteur ou raffineur n’est en aucun cas gage de protection face à la globalisation et à l’interdépendance des marchés.

Le Niger, par contre, subit plutôt des effets indirects de cette crise pour les raisons que j’ai évoquées ci-haut et qui ont trait au fait que le Nigéria, le Mali, le Burkina et le Bénin sont tous des importateurs de produits pétroliers raffinés et que par les conséquences de la guerre en Ukraine et la conjoncture qui en résulte, les populations de façon naturelle cherchent à s’approvisionner au Niger où le produit est non seulement disponible, mais avec un prix plus bas. 

En conclusion, le Ministre s’est attardé sur les mesures prises par le Gouvernement pour un retour à la normale afin de rendre le gasoil toujours disponible au niveau des stations-services .

La contrepartie que l’Etat présente à cette mesure est la disponibilité du produit. Pour ce faire, comme indiqué, c’est une stratégie globale qui est adoptée et qui consiste à chercher une alternative au combustible utilisé par les centrales électriques. Ce qui permettra d’augmenter la disponibilité en gasoil de 22% ;  renforcer la Task-force pour contrôler davantage les marqueteurs ;  faire un monitoring de la demande des chantiers et industries.

Les effets des mesures sont déjà réels et il est aujourd’hui constaté à Niamey comme à l’intérieur du pays, une augmentation continuelle de la disponibilité du Produit.

Le Ministre Mahamane Sani a invité les Nigériens à la patience et dla compréhension. Il suffit de regarder ce qui se passe ailleurs, même tout près de chez nous, pour se rendre compte que notre situation est meilleure que celle des autres.

Cette mesure est prise avec pour seul souci de protéger le plus grand nombre de nigériens, c’est pourquoi le prix de l’essence et du gaz restent inchangés et abordables. Elle est aussi engagée pour protéger certains postes budgétaires importants que sont notamment le maintien du coût du KWh de l’électricité et celui du gaz, du charbon, etc. C’est donc une mesure sociale qui touche un petit nombre pour sauvegarder l’essentiel.

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Le ministre du Pétrole, M. Mahamane Sani Mahamadou à Sahel Dimanche: « L’augmentation des prix du gasoil est une mesure sociale qui touche un petit nombre pour sauvegarder l’essentiel »

Le ministre du Pétrole, M. Mahamane Sani Mahamadou a accordé une interview à l’hebdomadaire Sahel-Dimanche. Dans cet entretien, il s’est longuement appesanti sur les raisons qui ont amené le Gouvernement à augmenter les prix du gasoil.

Pour le Ministre Sani Mahamadou, « cette situation de crise se justifie par la pression que nous subissions depuis le mois de mars 2022. Cette pression est la résultante d’une conjoncture internationale, qui a particulièrement impacté le secteur pétrolier. En effet, la réaction en chaîne provoquée par la guerre en Ukraine a occasionné une diminution de l’offre en produits pétroliers sur le marché. Cette diminution a logiquement provoqué une hausse des prix.

De ce fait, la plupart des pays voisins étant des importateurs nets en produits pétroliers, une pression importante s’est portée sur notre pays ; pression qui est devenue croissante, progressivement, jusqu’à atteindre la totalité de notre production nationale. Ainsi, de 23 Millions de litres de consommation de gasoil par mois avant la crise, nous en sommes aujourd’hui officiellement à plus de 50 millions de litres, avec une pression réelle qui avoisine les 80 millions de litres.

Cela a créé une tension sur l’approvisionnement et c’est pourquoi, depuis le 1er juin 2022, nous avons suspendu toute exportation, mis en place un mécanisme de rationnement et accentué le contrôle au niveau des distributeurs et des frontières. Cependant, tout cela n’a pas suffi à endiguer la pression qui, au contraire, s’accroissait chaque jour un peu plus. 

Le Ministre du Pétrole a également rappelé que depuis 2013 et de façon totalement singulière, le Niger a maintenu inchangés les prix à la pompe.

Ce maintien, plus social qu’économique en réalité, a été possible aussi parce que l’Etat a su surmonter les différents soubresauts observés sur le marché du Pétrole. Cependant, la situation actuelle est différente parce qu’elle concerne un pays comme la Russie qui impacte beaucoup le marché du Pétrole mais aussi du fait qu’elle soit consécutive à la reprise post-COVID favorable à une augmentation de la demande.

C’est donc du fait des conséquences de cette crise et de ses effets particulièrement difficiles à endiguer que nous avons défini une stratégie de gestion dont l’augmentation du prix du gasoil fait partie, bien qu’étant placée en dernier recours. Le fait est que cette augmentation consiste à créer une détente sur la demande domestique et donc garantir la disponibilité du gasoil.

Evoquant les spéculateurs véreux qui sévissent dans le secteur pétrolier, le Ministre a indiqué que dans tous les pays du monde quasiment, qu’ils soient producteurs, raffineurs, importateurs, exportateurs, les prix ont augmenté. Je ne crois pas que le monde entier ait failli à prendre les mesures adéquates. Cet état de fait est survenu pour les raisons particulières que j’ai évoquées ci-haut. Au contraire, le Niger est l’un des derniers pays à avoir augmenté les prix, parce qu’il avait d’abord fallu tenter toutes les mesures envisageables pour contenir le phénomène.

Mais à l’impossible nul n’est tenu. Les mesures prises ont eu des limites parce que, contrairement aux idées reçues, l’essentiel du ruissèlement des produits vers l’extérieur se fait de façon conventionnelle, par des camions qui viennent ou transitent par le Niger et qui, pour des raisons de prix bas et de disponibilité, préfèrent prendre le carburant dans nos stations.

Tant que les prix restaient bas, le Niger n’avait aucun moyen légal d’empêcher cela, notamment en tenant compte de toutes les conventions sous-régionales auxquelles nous avons souscrites et qui garantissent la libre circulation des biens et des personnes.

Seulement, une partie infime de ce ruissèlement est dû aux spéculations. Mais, l’Etat sévit de façon drastique sur ce phénomène. D’ailleurs, la Task-force qui est déployée et qui fait intervenir toutes les administrations concernées ainsi que les FDS, est à pied d’œuvre dans ce sens.

Donc, non, ce n’est pas une mesure de raccourci, c’est plutôt un mal nécessaire pour éviter à ce que justement la spéculation s’installe par le fait d’une indisponibilité du produit.

Concernant les effets néfastes de la crise ukrainienne parmi les facteurs ayant provoqué une situation de surenchère sur le marché des hydrocarbures, précisément celui du gasoil, le Ministre Mahamane Sani a affirmé que la Russie met sur le marché, chaque jour, presque 2 millions de barils de produits pétroliers. Par le fait de la guerre et des sanctions prises à son encontre, il y’a conséquemment une baisse drastique de l’offre. Cette baisse a aussi été accentuée par le fait que, justement à cause de cette guerre, de nombreux pays ont entrepris  d’augmenter leur réserve stratégique, ce qui vient encore accentuer la diminution de l’offre. A la suite ce phénomène, la loi du marché s’est appliquée : la baisse de l’offre provoquant toujours la hausse des prix.

C’est donc la combinaison de cette cause et de la conséquence qui en découle, qui a créé la conjoncture dans le monde entier, y compris, j’insiste, dans de très grands pays pétroliers comme le Nigeria, le Gabon, le Congo, la Côte d’Ivoire, etc.

Vous voyez donc qu’être producteur ou raffineur n’est en aucun cas gage de protection face à la globalisation et à l’interdépendance des marchés.

Le Niger, par contre, subit plutôt des effets indirects de cette crise pour les raisons que j’ai évoquées ci-haut et qui ont trait au fait que le Nigéria, le Mali, le Burkina et le Bénin sont tous des importateurs de produits pétroliers raffinés et que par les conséquences de la guerre en Ukraine et la conjoncture qui en résulte, les populations de façon naturelle cherchent à s’approvisionner au Niger où le produit est non seulement disponible, mais avec un prix plus bas. 

En conclusion, le Ministre s’est attardé sur les mesures prises par le Gouvernement pour un retour à la normale afin de rendre le gasoil toujours disponible au niveau des stations-services .

La contrepartie que l’Etat présente à cette mesure est la disponibilité du produit. Pour ce faire, comme indiqué, c’est une stratégie globale qui est adoptée et qui consiste à chercher une alternative au combustible utilisé par les centrales électriques. Ce qui permettra d’augmenter la disponibilité en gasoil de 22% ;  renforcer la Task-force pour contrôler davantage les marqueteurs ;  faire un monitoring de la demande des chantiers et industries.

Les effets des mesures sont déjà réels et il est aujourd’hui constaté à Niamey comme à l’intérieur du pays, une augmentation continuelle de la disponibilité du Produit.

Le Ministre Mahamane Sani a invité les Nigériens à la patience et dla compréhension. Il suffit de regarder ce qui se passe ailleurs, même tout près de chez nous, pour se rendre compte que notre situation est meilleure que celle des autres.

Cette mesure est prise avec pour seul souci de protéger le plus grand nombre de nigériens, c’est pourquoi le prix de l’essence et du gaz restent inchangés et abordables. Elle est aussi engagée pour protéger certains postes budgétaires importants que sont notamment le maintien du coût du KWh de l’électricité et celui du gaz, du charbon, etc. C’est donc une mesure sociale qui touche un petit nombre pour sauvegarder l’essentiel.

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Le ministre du Pétrole, M. Mahamane Sani Mahamadou a accordé une interview à l’hebdomadaire Sahel-Dimanche. Dans cet entretien, il s’est longuement appesanti sur les raisons qui ont amené le Gouvernement à augmenter les prix du gasoil.

Pour le Ministre Sani Mahamadou, « cette situation de crise se justifie par la pression que nous subissions depuis le mois de mars 2022. Cette pression est la résultante d’une conjoncture internationale, qui a particulièrement impacté le secteur pétrolier. En effet, la réaction en chaîne provoquée par la guerre en Ukraine a occasionné une diminution de l’offre en produits pétroliers sur le marché. Cette diminution a logiquement provoqué une hausse des prix.

De ce fait, la plupart des pays voisins étant des importateurs nets en produits pétroliers, une pression importante s’est portée sur notre pays ; pression qui est devenue croissante, progressivement, jusqu’à atteindre la totalité de notre production nationale. Ainsi, de 23 Millions de litres de consommation de gasoil par mois avant la crise, nous en sommes aujourd’hui officiellement à plus de 50 millions de litres, avec une pression réelle qui avoisine les 80 millions de litres.

Cela a créé une tension sur l’approvisionnement et c’est pourquoi, depuis le 1er juin 2022, nous avons suspendu toute exportation, mis en place un mécanisme de rationnement et accentué le contrôle au niveau des distributeurs et des frontières. Cependant, tout cela n’a pas suffi à endiguer la pression qui, au contraire, s’accroissait chaque jour un peu plus. 

Le Ministre du Pétrole a également rappelé que depuis 2013 et de façon totalement singulière, le Niger a maintenu inchangés les prix à la pompe.

Ce maintien, plus social qu’économique en réalité, a été possible aussi parce que l’Etat a su surmonter les différents soubresauts observés sur le marché du Pétrole. Cependant, la situation actuelle est différente parce qu’elle concerne un pays comme la Russie qui impacte beaucoup le marché du Pétrole mais aussi du fait qu’elle soit consécutive à la reprise post-COVID favorable à une augmentation de la demande.

C’est donc du fait des conséquences de cette crise et de ses effets particulièrement difficiles à endiguer que nous avons défini une stratégie de gestion dont l’augmentation du prix du gasoil fait partie, bien qu’étant placée en dernier recours. Le fait est que cette augmentation consiste à créer une détente sur la demande domestique et donc garantir la disponibilité du gasoil.

Evoquant les spéculateurs véreux qui sévissent dans le secteur pétrolier, le Ministre a indiqué que dans tous les pays du monde quasiment, qu’ils soient producteurs, raffineurs, importateurs, exportateurs, les prix ont augmenté. Je ne crois pas que le monde entier ait failli à prendre les mesures adéquates. Cet état de fait est survenu pour les raisons particulières que j’ai évoquées ci-haut. Au contraire, le Niger est l’un des derniers pays à avoir augmenté les prix, parce qu’il avait d’abord fallu tenter toutes les mesures envisageables pour contenir le phénomène.

Mais à l’impossible nul n’est tenu. Les mesures prises ont eu des limites parce que, contrairement aux idées reçues, l’essentiel du ruissèlement des produits vers l’extérieur se fait de façon conventionnelle, par des camions qui viennent ou transitent par le Niger et qui, pour des raisons de prix bas et de disponibilité, préfèrent prendre le carburant dans nos stations.

Tant que les prix restaient bas, le Niger n’avait aucun moyen légal d’empêcher cela, notamment en tenant compte de toutes les conventions sous-régionales auxquelles nous avons souscrites et qui garantissent la libre circulation des biens et des personnes.

Seulement, une partie infime de ce ruissèlement est dû aux spéculations. Mais, l’Etat sévit de façon drastique sur ce phénomène. D’ailleurs, la Task-force qui est déployée et qui fait intervenir toutes les administrations concernées ainsi que les FDS, est à pied d’œuvre dans ce sens.

Donc, non, ce n’est pas une mesure de raccourci, c’est plutôt un mal nécessaire pour éviter à ce que justement la spéculation s’installe par le fait d’une indisponibilité du produit.

Concernant les effets néfastes de la crise ukrainienne parmi les facteurs ayant provoqué une situation de surenchère sur le marché des hydrocarbures, précisément celui du gasoil, le Ministre Mahamane Sani a affirmé que la Russie met sur le marché, chaque jour, presque 2 millions de barils de produits pétroliers. Par le fait de la guerre et des sanctions prises à son encontre, il y’a conséquemment une baisse drastique de l’offre. Cette baisse a aussi été accentuée par le fait que, justement à cause de cette guerre, de nombreux pays ont entrepris  d’augmenter leur réserve stratégique, ce qui vient encore accentuer la diminution de l’offre. A la suite ce phénomène, la loi du marché s’est appliquée : la baisse de l’offre provoquant toujours la hausse des prix.

C’est donc la combinaison de cette cause et de la conséquence qui en découle, qui a créé la conjoncture dans le monde entier, y compris, j’insiste, dans de très grands pays pétroliers comme le Nigeria, le Gabon, le Congo, la Côte d’Ivoire, etc.

Vous voyez donc qu’être producteur ou raffineur n’est en aucun cas gage de protection face à la globalisation et à l’interdépendance des marchés.

Le Niger, par contre, subit plutôt des effets indirects de cette crise pour les raisons que j’ai évoquées ci-haut et qui ont trait au fait que le Nigéria, le Mali, le Burkina et le Bénin sont tous des importateurs de produits pétroliers raffinés et que par les conséquences de la guerre en Ukraine et la conjoncture qui en résulte, les populations de façon naturelle cherchent à s’approvisionner au Niger où le produit est non seulement disponible, mais avec un prix plus bas. 

En conclusion, le Ministre s’est attardé sur les mesures prises par le Gouvernement pour un retour à la normale afin de rendre le gasoil toujours disponible au niveau des stations-services .

La contrepartie que l’Etat présente à cette mesure est la disponibilité du produit. Pour ce faire, comme indiqué, c’est une stratégie globale qui est adoptée et qui consiste à chercher une alternative au combustible utilisé par les centrales électriques. Ce qui permettra d’augmenter la disponibilité en gasoil de 22% ;  renforcer la Task-force pour contrôler davantage les marqueteurs ;  faire un monitoring de la demande des chantiers et industries.

Les effets des mesures sont déjà réels et il est aujourd’hui constaté à Niamey comme à l’intérieur du pays, une augmentation continuelle de la disponibilité du Produit.

Le Ministre Mahamane Sani a invité les Nigériens à la patience et dla compréhension. Il suffit de regarder ce qui se passe ailleurs, même tout près de chez nous, pour se rendre compte que notre situation est meilleure que celle des autres.

Cette mesure est prise avec pour seul souci de protéger le plus grand nombre de nigériens, c’est pourquoi le prix de l’essence et du gaz restent inchangés et abordables. Elle est aussi engagée pour protéger certains postes budgétaires importants que sont notamment le maintien du coût du KWh de l’électricité et celui du gaz, du charbon, etc. C’est donc une mesure sociale qui touche un petit nombre pour sauvegarder l’essentiel.

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