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EconomieEchanges sur la 2ème revue du Programme Economique et Financier du Niger

Echanges sur la 2ème revue du Programme Economique et Financier du Niger

Au terme de la présentation de la deuxième revue du Programme Economique et Financier du Niger, le Ministre des finances, M. Ahmat Jidoud, et le chef de la mission du Fonds Monétaire International (FMI) au Niger, M. Antonio David, ont échangés, hier à Niamey, avec les journalistes sur plusieurs questions d’actualités. Depuis le 5 octobre dernier, une équipe du Fonds Monétaire International (FMI) a tenu des rencontres dans le cadre de cette deuxième revue de l’accord triennal appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC) en faveur du Niger et a mené les consultations de 2022 au titre de l’article IV.

En introduction, le ministre des Finances a expliqué que de tels échanges avec la presse sont organisés lorsque le Fonds Monétaire International et un pays qui a un programme parviennent à s’accorder sur les mesures à prendre et sur l’évaluation des politiques économiques qui sont en œuvre.

En ce qui concerne le Niger, a-t-il indiqué, ce programme a principalement pour objectif «de renforcer les équilibres macro-économiques et financiers, le cadre macro-économique, de mettre en œuvre un certain nombre de réformes destinées à promouvoir la mobilisation des ressources, mais également de renforcer les mesures en terme de la maitrise de la qualité et de l’efficacité de la dépense».

La deuxième revue du programme économique et financier du Niger qui est appuyé par une facilité élargie de crédit du FMI, a précisé le ministre des Finances, a pour objectif d’apprécier les avancées enregistrées au cours du premier semestre de l’année 2022 et d’évaluer une multitude de critères macro-économiques et de reformes.

Elle permet aussi, poursuit-il, de projeter ces indicateurs sur la fin de l’année, mais aussi en 2023, tout en s’accordant sur les mesures à entreprendre dans le sens de la mobilisation des ressources, la qualité de la dépense, mais également le renforcement ou le développement du secteur privé et financier, toutes choses qui contribuent naturellement à la modernisation de l’économie.

Le chef de la mission du Fonds Monétaire International au Niger, M. Antonio David, a expliqué qu’au regard de l’importance de l’agriculture pluviale et des activités pastorales au Niger, l’économie du pays reste très vulnérable aux chocs climatiques et à l’insécurité alimentaire qui peut en découler.

«Dans ce contexte, dit-il, les initiatives visant à renforcer la résilience au changement climatique et à ses effets sont essentielles, notamment les investissements dans les systèmes d’irrigation, le renforcement des dispositifs de protection sociale et l’élaboration d’un cadre solide pour une agriculture climato-intelligente».

M. Antonio David s’est réjoui de l’adoption de la novelle stratégie de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et son plan d’action. Il a assuré que le FMI continuera d’appuyer les efforts des autorités du Niger pour renforcer la gouvernance et la transparence.

Sur les effets du changement climatique, le Ministre Ahmat Jidoud a souligné son impact négatif sur l’économie. «Quand vous prenez aujourd’hui la question de la sécurité, c’est qu’en partie il y’a une causalité entre l’insécurité et le changement climatique», a-t-il estimé.

M. Antonio David a lui rappelé qu’en période de choc climatique, surtout les cycles de sècheresses, la baisse des revenus des ménages entraine une baisse de la consommation et du bien-être des populations qui sont encore aujourd’hui, largement dépendantes de l’agriculture pluviale au Niger.

Source: ONEP

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