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Faire découvrir le patrimoine culturel et historique du Niger

L’Institut de Recherche en Sciences Humaines (IRSH) a organisé, hier matin dans ses locaux, une journée portes ouvertes placée sous le thème : ‘’Financement de la recherche au Niger’’. L’objectif de cette journée est de faire découvrir aux visiteurs les activités de recherche menées et le patrimoine culturel et historique collecté et conservé depuis près de quatre-vingts ans par les chercheurs nationaux et étrangers. C’est le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Phd Mamoudou Djibo qui a procédé au lancement de cette journée en présence du président du conseil de Ville de Niamey, des chercheurs et enseignants-chercheurs ainsi que de plusieurs invités.

A cette occasion, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a souligné que depuis sa création1944 jusqu’à son intégration à l’université de Niamey en 1974, l’IRSH a accumulé un capital d’expérience et de productions scientifiques. En effet, en huit décennies d’existence, l’IRSH a accompli d’énormes tâches en rapport avec ses missions. Cette journée ‘’portes ouvertes’’ donne l’occasion au public universitaire et non universitaire de découvrir le patrimoine dont regorge l’IRSH. Phd Mamoudou Djibo a précisé que le thème de cette journée est pertinent d’autant plus que le financement de la recherche est la condition sine qua non pour impulser l’innovation et la création, moteurs du développement social et économique d’un pays. «Et nous sommes convaincus qu’aucun progrès n’est possible sans un financement conséquent de recherche. C’est pourquoi, le Niger s’est doté d’une politique nationale d’enseignement supérieur dès 2003. Plus tard, un Fond d’Appui à la Recherche scientifique et à l’Innovation Technologique (FARSIT) est créé par l’ordonnance numéro 2010-64 du 2 octobre 2010», a-t-il indiqué.

Ce fonds, placé sous la tutelle du ministère en charge de la recherche, a selon Selon Phd Mamoudou Djibo, pour mission d’appuyer le développement économique et social par le financement de nouveaux programmes ou projets de recherche fondamentale ou appliquée, l’accompagnement des innovations technologiques impliquant des laboratoires et des équipements de recherche, ainsi que la promotion et le renforcement des capacités scientifiques.

Auparavant, le représentant du recteur de l’Université Abdou Moumouni, Pr Rabani Adamou s’est réjoui des activités de recherche que l’IRSH a réalisées pour le développement du Niger en presque 80 ans. Il s’agit entre autres de la réalisation au cours des années 1960 et 1970, des études préalables au Projet de mise en valeurs des périmètres rizicoles de Say et Koutoukalé, de l’implication dans la préparation et la mise en œuvre de plusieurs débats, séminaires et ateliers, l’étude sur la tolérance interculturelle et interreligieuse au Niger, l’étude sur la toponymie de la ville de Niamey et l’étude sur la radicalisation et la question sécuritaire au Niger. «Le service de la documentation de l’IRSH dont la création remonte à celle de l’IFAN dispose actuellement de plus de 50.000 volumes et tires, de 250 titres de périodiques dont le lectorat est formé de chercheurs, enseignants chercheurs, enseignants du secondaire, étudiants et élèves du secondaire, fonctionnaire nationaux etc.», a-t-il expliqué

Par ailleurs, Pr Rabani Adamou a ajouté que pour la valorisation et la vulgarisation des résultats de la recherche, l’institut dispose principalement de deux supports à savoir la collection «Etudes nigériennes» et la revue semestrielle «Mu Kara Sani» (qui est à son 36ème numéro). «Plusieurs projets de recherche sont actuellement en cours au sein de l’institution. Il s’agit principalement : des fouilles archéologique d’urgence réalisées dans la zone du barrage de Kandadji, du programme de recherche «Espaces et Sociétés nigériens : les défis territoriaux durables dont une partie du financement est acquises grâce au Fonds d’Appui à la Recherche scientifique (FARSIT)».

Pour sa part, le Directeur de l’Institut de Recherche en Sciences Humaines l’IRSH, Pr Abdou Bontianti a rappelé que malgré l’absence totale de financement depuis 2017, l’institut arrive à faire fonctionner ses organes de publication : la collection  les études Nigériennes et la célèbre revue de rang A «Mu Kara Sani» reconnue par le CAMES et sollicitée par tous les chercheurs de cet espace scientifique communautaire. «Grace à une collaboration scientifique soutenue avec des institutions de recherche de plusieurs pays notamment la France, la Suède, la Turquie, les Etats Unis d’Amérique, les chercheurs de l’IRSH arrivent à porter haut le flambeau de la recherche scientifique menée au Niger dans le domaine des sciences sociales», a-t-il indiqué.

Source: ONEP

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