Réuni à Bamako le 14 avril 2026, le Conseil national du crédit de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a souligné l’amélioration du commerce extérieur et la solidité de la liquidité bancaire au Mali, dans un contexte d’excédent commercial marqué porté essentiellement par les exportations d’or, selon l’agence africaine de presse.
Présidée par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la session a réuni les membres du Conseil ainsi que les responsables de la BCEAO au Mali. Les travaux ont porté sur les conditions de fonctionnement du système bancaire, l’évolution du crédit et les perspectives de financement du secteur privé.
Selon les données douanières compilées par l’Institut national de la statistique, le Mali a enregistré, au quatrième trimestre 2025, un excédent commercial de 418,9 milliards de FCFA, après un déficit de 344,3 milliards au trimestre précédent. Les exportations se sont élevées à 1 286,4 milliards de FCFA, contre 867,4 milliards d’importations, portant le taux de couverture à 148,3 %.
Cette amélioration repose très largement sur le secteur minier. L’or non monétaire a représenté 91 % des exportations sur la période, confirmant le poids déterminant du métal jaune dans les recettes extérieures du pays. Les principales destinations ont été l’Afrique du Sud, les Émirats arabes unis et l’Australie. Cette performance reste toutefois largement tributaire des recettes aurifères, qui continuent de représenter l’essentiel des ventes extérieures du pays.
Sur le plan bancaire, le Mali compte actuellement 14 banques et 3 établissements financiers. Les autorités ont estimé que le niveau de liquidité du système restait satisfaisant, dans un contexte où le financement du secteur privé demeure un enjeu central pour soutenir la croissance. Selon les dernières perspectives du Fonds monétaire international (FMI), la croissance de l’économie malienne est projetée à 5,4 % en 2026, avec un redressement attendu du crédit à l’économie après la contraction observée en 2025.
Pour les autorités maliennes, ces indicateurs traduisent une amélioration de la situation macroéconomique, même si la question de la diversification durable de l’économie demeure posée.


