Mon cher frère,
Tu nous as quittés le Mardi 14 Janvier 2025, il y a environ Quarante (40) jours aujourd’hui, à quelques jours seulement de ton 54ᵉ anniversaire, laissant un vide immense dans nos cœurs. En apprenant cette terrible nouvelle, nous avons été frappés d’une douleur indescriptible, comme si le temps s’était suspendu, comme si une partie de nous-mêmes s’en était allée avec toi.
Tous ceux qui t’ont connu et aimé ont été profondément bouleversés. Les appels, les SMS, les messages WhatsApp, les publications, et les témoignages sur Facebook fusaient de toutes parts. Chacun cherchait à confirmer l’inimaginable,…Mais oui, hélas, comme nous le rappelle, Amadou Hampäthé Bâ :
« Nous entrons dans une existence dont nous ne sortirons pas vivants, quoi que nous fassions ».
Tes proches, tes connaissances et tes amis de toujours – Max Maidoka, Papa Kondo, Gilbert Conti, Moustapha Aouami, Abdoulaye Oumarou, Ibrahim Tondi, Moussa Marafa, Col Iboune, Idrissa Garba, Mazou Albarka, tes acolytes Seyni Tchousso et Harouna – ainsi que ton petit-frère et confident Éric, tous étaient là, unis dans un même chagrin (Que ceux que j’omets me pardonnent).
Tes autres amis et anciens collègues et partenaires de Lydia & Ludic ont fait le déplacement depuis Ouagadougou, Abidjan, Cotonou, Lagos et même d’au-delà des océans, notamment des États-Unis, pour présenter leurs condoléances et te rendre un dernier hommage.
Seuls manquaient à l’appel tes frères Stany Mayaki, Abel Mailele, Gismond Bafouatika et Saouna Inoussa, ton compagnon de discussions politiques inépuisables, empêché par des contraintes administratives.
Ton neveu, l’Honorable Chef de Canton de Kouré, Amirou Mohamed Sikidou, ainsi que ton frère, cousin et binôme, le Colonel-Major Doudou Diallo, en mission à Niamey, ont veillé avec dévouement à ce que la cérémonie funéraire et l’enterrement soient à la hauteur de ton immense cœur et de ta modestie. Nous leur en sommes infiniment reconnaissants.
Ta famille, tes proches, tes inséparables potesses Haoua Toumkara et Ramatou Koussa (oumma), ainsi que tes cousins, cousines, neveux et nièces de kalley sud, de Kouré et d’ailleurs, tous étaient là, inconsolables, serrés les uns contre les autres, cherchant du réconfort et du courage dans leur amour pour toi.
« Ainsi va la vie », dit-on… Mais la vie ne devrait pas s’en aller avec des âmes aussi belles que la tienne.
Le lendemain de ton départ, une foule immense s’est rassemblée au cimetière musulman de Yantala pour la levée du corps à 14 h, suivie de ton inhumation à Sébéri (Kouré), dans le caveau familial. La Fatiha a été récitée devant la cour familiale du Chef de Canton à Kouré, puis après dans ce qui fut ton domicile, désormais empreint de ton absence.
Mais comment croire que tu n’es plus là ?
Toi, Moctar Sidikou, l’homme de générosité, de chaleur humaine, de rires partagés, le frère et l’ami fidèle à l’âme lumineuse. Ton cœur était un refuge, ta joie de vivre et ton sens de l’humour, un baume pour l’âme. Il était impossible de t’aimer à moitié, car tu te donnais entièrement. Tu nous as appris que « le plus grand des malheurs est de ne pas être aimé », et ta vie fut une éclatante preuve d’amour et d’amitié.
Depuis la fin des années 80, lorsque nos chemins se sont croisés dans les nuits festives de Niamey, nous avons su que nos destins étaient liés. Nos grands-mères paternelles étaient sœurs, et nos liens familiaux de Say, de Gantchi-Bassarou, ont renforcé notre fraternité. Au fil des décennies, nous avons tissé une amitié indéfectible, jalonnée de souvenirs partagés, inoubliables, de complicité et de rires. Que de discussions infinies dans mes Bureaux au Château 1 à Niamey, où nous nous retrouvions chaque jour !
Et aujourd’hui, en ce 26 février, alors que nous avions pris l’habitude de nous souhaiter mutuellement un « Joyeux anniversaire », je me retrouve seul à t’écrire ces mots d’Adieu. « Cette date, qui nous unissait dans la joie, devient désormais un jour de recueillement et de souvenir ». Puisque je ne peux plus te le dire de vive voix, je te rends hommage comme il se doit, avec toute l’amitié et la fraternité qui nous liaient.
Oh, Moctar (Honoré), comme tu nous manques déjà !
Tu étais bien plus qu’un frère, qu’un ami : Tu étais une légende vivante, un repère, un phare pour tous ceux qui ont eu la chance de te connaître. Qui pourrait oublier les années 90, où ton QG à kalley sud était devenu un carrefour, un lieu de rencontre, de partage et de plus belles complicités ?
Les souvenirs de nos soirées à Niamey, de nos débats animés, de nos fous rires insouciants, resteront gravés en nous comme des trésors inestimables. Nous avons connu une époque où l’amitié était pure, où la solidarité n’était pas un vain mot, où l’on se battait ensemble pour des rêves communs.
Tu étais un visionnaire, un battant, un entrepreneur dans l’âme. Ton passage à l’agence de voyage CSV nous a inspirés à embrasser l’audace de l’entrepreneuriat. Ton esprit d’ouverture et ton courage inébranlable t’ont mené jusqu’au poste de Consul Honoraire du Niger à Port Harcourt, au Nigeria. Tu nous as prouvé que « à cœur vaillant, rien n’est impossible ».
Mais surtout, il y avait ta plus grande fierté : Ta famille.
Tu as trouvé l’immortalité en rencontrant Maimouna, celle qui t’a offert deux magnifiques ” bouts de bois de Dieu ”, Rayan Omar et Hayyat Nana. L.S.Senghor avait raison « L’amour et les enfants sont les seuls véritables héritages de l’humanité ».
À Hadjia balkissa, à ta sœur Aïssa Kouré, toujours inconsolable, à toute la famille Sidikou et Diallo Bassarou, nous adressons nos prières les plus sincères.
Mon frère, mon ami, tu savais que l’on ne sort pas vivant de cette existence, et pourtant, tu t’es battu de toutes tes forces. Ton dernier voyage en France, ton rendez – vous médical prévu pour hier, 25 février 2025, témoignaient de ton désir de rester parmi nous encore un peu plus longtemps. Mais l’incontournable a eu le dernier mot.
Nous sommes tous des sursitaires condamnés à vivre, et la grande faucheuse, impitoyable, semble s’acharner à nous prendre les meilleurs d’entre nous. Mais Stendhal disait :
« La mort, puisqu’on ne peut l’éviter, oublions-la ».
Nous ne t’oublierons jamais, Moctar (Honoré). Ton rire, ta bienveillance et ton énergie continueront de résonner en nous.
Pour honorer ta mémoire, tes amis (es) ont créé un groupe WhatsApp intitulé « En Mémoire de Moctar Sidikou – 14.01.25 », afin de rester en contact, de partager des nouvelles et d’assumer avec sincérité la responsabilité de veiller sur tes enfants.
Nous nous joignons à ton épouse Maimouna, à tes enfants Rayan Omar et Hayyat Nana, à toute ta famille et à tous ceux qui t’aiment pour prier pour le repos éternel de ton âme au paradis.
Que la terre de tes ancêtres te soit légère et que le paradis soit ta demeure éternelle, auprès de nos devanciers.
Repose en paix, Mon frère
Ton frère et ami du 26 février
Par Seyni CISSE