Alors qu’il avait été sérieusement battu par son challenger, le candidat de l’opposition, le président busso guinéen , emballo qui briguait un 3 ème mandat anti constitutionnel s’est fait faire un coup d’état par sa garde présidentielle, une autre manière de rester au ” pouvoir”.
La CEDEAO, l’organisation à la gâchette facile, est restée pour le moment dans un mutisme total.
Quelques minutes avant l’annonce du coup de force militaire en Guinée-Bissau, le président sortant Umaro Sissoco Embaló avait révélé son arrestation au palais présidentiel. Le candidat de l’opposition Fernando Dias da Costa appelle les militaires à rester en dehors du processus électoral, rapporte l’agence africaine de presse.
Le président de la République Umaro Sissoco Embaló a affirmé avoir été arrêté le mercredi vers midi dans son bureau au palais présidentiel par des éléments de l’armée, aux côtés du chef d’état-major général des armées, de son adjoint et du ministre de l’Intérieur.
Dans l’après-midi, des militaires ont annoncé prendre le contrôle total de la Guinée-Bissau et suspendre le processus électoral. La déclaration, lue par leur porte-parole, le général Dinis N’Tchama ou Denis N’Canha, chef de la résidence militaire présidentielle, indique que cette décision fait suite à la découverte d’un plan de déstabilisation du pays impliquant certains politiciens nationaux, des barons de la drogue et des tentatives de manipulation des résultats électoraux. Un dépôt d’armes de guerre aurait été saisi par le Service d’Information de l’État.
Le Haut-Commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public a également ordonné la fermeture des institutions de l’État, la suspension des activités des médias, la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes, ainsi que l’instauration d’un couvre-feu de 21h à 6h.
Parallèlement, Fernando Dias da Costa, candidat soutenu par le principal parti d’opposition PAIGC, et qui revendique la victoire au premier tour de la présidentielle du 23 novembre, a appelé les militaires à se maintenir en dehors du processus électoral. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il a demandé à la population de rester calme tout en réitérant sa victoire.
Des tirs nourris ont été entendus en milieu de journée près du palais présidentiel et à proximité des locaux de la commission électorale. Les résultats provisoires officiels, qui devaient être publiés jeudi, resteront en suspens.
Le candidat de l’opposition et le chef de l’opposition ont été arrêtés par des militaires qui sont selon toute vraissemblance aux ordres de Emballo.
Rien ne peut justifier aujourd’hui un coup d’état. Le mégalomane a été battu à plate couture par le candidat de l’opposition, il faut simplement respecter la volonté du peuple souverain de Guinée Bissau.
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