Le ministre de l’équipement, le colonel major salissou mahamane salissou était face à la presse nationale pour présenter le bilan de son département ministériel. Le ministre a abordé plusieurs sujets d’intérêt commun et fustigé la corruption et la surfacturation qui caractérisaient l’ancien régime.
Ainsi, plusieurs chantiers routiers structurants en cours de réalisation dans le pays ont été passés au peigne fin.
Le plus surprenant de l’avis de plusieurs spécialistes, c’est l’ampleur des détournements financiers démasqués et le niveau d’incivisme destructeur de certains citoyens face aux investissements publics.
Un internaute a soulevé certains points , les plus choquants dont entre autres, une “évaporation” colossale aux postes de péage : Le Ministre révèle qu’en renforçant simplement la surveillance, les recettes du Fonds d’Entretien Routier (FER) sont passées de 300 millions de FCFA au premier trimestre 2024 à 900 millions de FCFA au premier trimestre 2025. Cela signifie que près de 2,4 milliards de FCFA par an étaient purement et simplement détournés (ou “évaporés” selon son terme) par le système précédent.
Des surfacturations hallucinantes : En instaurant une tolérance zéro et un contrôle rigoureux, le ministère a pu faire chuter le coût technique de certains projets routiers de 100 milliards de FCFA à 65 ou 70 milliards de FCFA. Cela représente plus de 35 milliards d’économies sur un seul projet, illustrant les marges de surfacturation pratiquées par le passé.
L’auto-sabotage des routes neuves à coups de pioche : Le Ministre dénonce le fait que l’État investisse des milliards pour construire de belles routes, et que des citoyens se lèvent le lendemain avec des pioches pour casser le bitume neuf afin d’y construire des “cassis” (ralentisseurs sauvages en terre). Pire encore, l’État doit maintenant payer des entreprises spécialisées pour venir réparer ces routes détruites par les riverains.
Le vol de gravier sur les chantiers : Dans le même registre d’incivisme, il révèle que des individus s’amusaient à voler le gravier des infrastructures routières en construction pour aller le revendre sur les marchés, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.
Des citoyens qui construisent sur les égouts : Face aux inondations à Niamey, le Ministre s’étonne que de nombreux citoyens aient carrément construit leurs maisons sur des caniveaux, bloquant l’évacuation des eaux. Les dépotoirs sauvages sont tels que ses équipes ont dû extraire 30 000 mètres cubes de déchets en une seule semaine dans le lit du Kori Gounti Yéna.
Des entreprises qui ne garantissaient leurs ponts que 2 ans : Il révèle implicitement la faiblesse des anciens contrats publics en annonçant fièrement que le nouveau pont de Sorey (100 m de long) a été imposé avec une garantie contractuelle de 10 ans.
Ce qu’il faut souligner, avant le 26 juillet 2023, la garantie exigée aux entreprises pour un tel ouvrage n’était que de 2 à 5 ans maximum. Car, la grande partie du financement consacré aux infrastructures routières servait à alimenter le butin de guerre du parti au pouvoir et les poches gigantesques des politiciens.
Le Ministre de l’équipement et des infrastructures, le Colonel-major Salissou Mahamane Salissou a présenté les principales actions engagées par son département pour le développement des infrastructures routières au Niger.
Selon l’agence nigerienne de presse, le ministre a également évoqué les mécanismes de financement, les partenariats public-privés ainsi que l’état d’avancement de plusieurs chantiers structurants à travers le pays.
Poursuivant son intervention, le ministre a indiqué que le gouvernement œuvre à la création d’un environnement favorable à l’investissement dans le secteur des infrastructures, en collaboration avec des partenaires techniques et financiers. Il a notamment évoqué les dispositifs mis en place par les plus hautes autorités, à travers le code des investissements et la loi sur le partenariat public-privé (PPP), afin de rendre le pays plus attractif et de garantir des conditions sécurisées de retour sur investissement.
Dans ce cadre, le Ministre a expliqué qu’un partenaire a manifesté son intérêt à travers une lettre d’intention transmise à l’Agence nigérienne pour la promotion de l’investissement privé stratégique (AMPIPS), en coordination avec le ministère des FinancesUne « La mise en œuvre des projets d’infrastructures routières repose sur une collaboration étroite entre les ministères techniques et les structures en charge des aspects financiers et de la promotion des investissements », a-t-il précisé.
Abordant les réalisations concrètes, le ministre a fait état de plusieurs chantiers lancés ou en cours dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route assignée à son département.
Il a indiqué qu’après un état des lieux à sa prise de fonction, des actions de modernisation ont été engagées, notamment dans la ville de Niamey.
Parmi les projets structurants, il a cité les travaux d’aménagement des axes routiers à partir de la sortie de l’aéroport jusqu’au croisement Soni-Loga, en 2×3 voies, avec une extension vers Liboré, ainsi que la poursuite des travaux jusqu’au pont de Sorey, incluant la construction d’un nouveau poste de péage. Il a également mentionné la modernisation de la sortie RN25, également en 2×3 voies, ainsi que la mise en circulation prochaine du pont de Saga-Gorou.
Au niveau national, le ministre a évoqué l’état d’avancement de plusieurs projets, notamment la réhabilitation du tronçon Niamey–Balleyara–Loga, presque achevée, ainsi que les travaux de la route RN4 Farié–Téra (112 km), lancés en novembre et jugés très avancés. Il a également cité les travaux sur l’axe Abala–Tamé (70 km), ainsi que plusieurs ouvrages en cours de réalisation.
Dans le cadre du projet d’appui aux communautés, il a indiqué que la réhabilitation du corridor Zinder–Agadez (442 km), réalisée sous forme de marché à obligation de résultat, progresse de manière satisfaisante, avec un rythme de livraison de 20 km tous les six mois.
Il a en outre annoncé l’obtention de financements additionnels pour la réhabilitation du tronçon Agadez–Tiguidit.
Le ministre a également fait cas du lancement des travaux de la route Doutchi–Kouré–Doutchi/Nigeria, destinée à renforcer les échanges économiques transfrontaliers, ainsi que du projet de réhabilitation de la route Maradi–Zinder (237 km), dont la sélection des entreprises est en cours. Ce projet intègre également la réalisation de routes rurales pour faciliter l’écoulement des produits agricoles et l’accès aux services sociaux.
S’agissant des innovations apportées dans l’exécution des projets, le ministre a insisté sur le renforcement du contrôle de la qualité, la maîtrise des coûts et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques. « L’objectif est de garantir que chaque franc investi profite réellement aux populations », a-t-il affirmé, tout en soulignant l’importance de l’anticipation dans l’entretien des infrastructures pour prolonger leur durée de vie.
Répondant aux préoccupations sur l’état d’avancement des projets, il a expliqué que la réalisation d’infrastructures routières suit plusieurs étapes, notamment les études techniques, la mobilisation des financements, les procédures de passation des marchés et la sélection des entreprises. Ces différentes phases peuvent s’étendre sur plusieurs mois, voire années, avant le démarrage effectif des travaux.
Il a toutefois assuré que des progrès significatifs sont enregistrés sur plusieurs chantiers, citant notamment le cas de la route Farié–Téra, dont les travaux connaissent un niveau d’exécution avancé.
23 024 km de routes dont 5 874 km bitumées, 9 810 km en terre et près de 7 340 km de pistes rurales, 34,9 % classées en très bon état
Le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel-major Salissou Mahamane Salissou, a souligné l’importance stratégique des infrastructures routières pour un pays.
Pays enclavé, le Niger, couvre une superficie de 1 267 000 km². Il est caractérisé par une population majoritairement rurale et dispose de 23 024 km de routes dont 5 874 km bitumées, 9 810 km en terre et près de 7 340 km de pistes rurales, dont 34,9 % classées en très bon état.
Selon le ministre, le développement du réseau routier est essentiel non seulement pour le désenclavement des zones de production, mais aussi pour faciliter l’accès aux services sociaux de base, notamment les évacuations sanitaires, la prise en charge des femmes enceintes et la scolarisation des enfants.
Le ministre a indiqué que le Niger dispose actuellement d’un réseau routier estimé à environ 23 024 km, dont 5 874 km de routes bitumées, 9 810 km de routes en terre et près de 7 340 km de pistes rurales.
Il a précisé qu’une part importante des routes bitumées est en bon état, avec environ 34,9 % classées en très bon état, un niveau jugé supérieur à la moyenne sous-régionale.
Abordant les actions engagées, il a expliqué que le gouvernement met en œuvre une stratégie articulée autour du court, moyen et long termes.
Ainsi à court terme, l’accent est mis sur l’anticipation de l’entretien routier afin de limiter la dégradation des infrastructures.
Il a illustré cette approche par la réhabilitation du tronçon Niamey–Balleyara, réalisée à moindre coût grâce à une intervention anticipée.
À moyen terme, les efforts portent sur la réhabilitation et la modernisation des infrastructures existantes.
Le ministre a notamment cité le cas du pont de Sorey, à Niamey, dont les capacités ont été renforcées pour faire face à l’augmentation du trafic et aux effets des changements climatiques, ainsi que d’autres ouvrages en cours d’achèvement.
À long terme, le ministre a annoncé des projets structurants, notamment la construction d’autoroutes et le développement du réseau ferroviaire. Des études sont en cours sur l’axe Niamey–Dosso, en vue du lancement des travaux après validation des avant-projets techniques.
Le ministre a également indiqué que, face à l’évolution du trafic, les autorités privilégient désormais des normes techniques plus adaptées, notamment le recours au béton bitumineux en remplacement des routes en bicouche, afin d’assurer la durabilité des infrastructures.
S’agissant du financement des projets autoroutiers, il a précisé que les études en cours permettront de définir les modalités de mobilisation des ressources nécessaires, dans un contexte économique contraingnant.
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