La Ministre tchadienne des Mines, du Pétrole et de la Géologie, Mme Fatimé Harâm Acyl, a accueilli chaleureusement une délégation nigérienne conduite à par M. Hamadou Tini, Ministre du Pétrole du Niger.
Accompagnée par le Secrétaire d’État M. Alladououm Désiré Nandogongar, elle a, dans un geste de solidarité régionale, ouvert les portes d’un partenariat stratégique axé sur l’exploitation conjointe des ressources pétrolières et minières.
Cette visite de travail, qui s’inscrit dans un contexte de vision partagée entre les deux nations voisines, vise à transformer leurs immenses richesses souterraines en leviers de développement durable.
Unis par une frontière commune de plus de 1 000 kilomètres, le Tchad et le Niger partagent non seulement des défis sécuritaires et économiques, mais aussi un potentiel minier exceptionnel : pétrole au bassin du Lac Tchad pour le Tchad, uranium et or au Niger, sans oublier les réserves gaziers et pétroliers transfrontaliers.

Au programme de ces échanges de haut niveau figurent plusieurs rencontres stratégiques. Les deux délégations aborderont des thématiques cruciales telles que :
La prospection et l’exploitation conjointe des gisements frontaliers.
Le partage de technologies et d’expertises pour une extraction responsable et respectueuse de l’environnement.
La création d’infrastructures communes, comme des pipelines ou des raffineries, pour optimiser les exportations vers l’Afrique de l’Ouest et au-delà.
La formation des ressources humaines et le transfert de compétences entre les deux pays.
Mme Fatimé Harâm Acyl a souligné l’importance de cette initiative : « Notre coopération avec le Niger n’est pas seulement une question de ressources, mais un engagement pour la prospérité partagée et la stabilité régionale. Ensemble, nous pouvons faire face aux fluctuations des marchés mondiaux et investir dans nos peuples. »
De son côté, M. Hamadou Tini a exprimé sa satisfaction : « Le Niger est fier de ce partenariat fraternel avec le Tchad. Valoriser nos minerais et notre pétrole de manière coordonnée ouvrira des opportunités économiques inédites pour nos deux nations. »
Cette rencontre intervient à un moment clé pour les deux pays, alors que le Sahel fait face à des défis sécuritaires persistants et à la nécessité d’une diversification économique post-pandémie.
Elle pourrait déboucher sur des accords bilatéraux concrets, renforçant l’Alliance des États du Sahel (AES) et favorisant des investissements étrangers durables.
Par Tamtaminfo News


