Tamtaminfo

Le Chef de Canton de Sokorbé suspendu et mis aux arrêts

Le Chef de Canton de Sokorbé suspendu et mis aux arrêts

D’après un journal local, le chef de canton de sokorbe, celui là qui avait tenu des propos inappropriés lors de la lutte traditionnelle a été suspendu et interpellé par la police judiciaire où il doit répondre de plusieurs chefs d’accusation.

Cette décision ferme de l’administration de la Refondation à l’encontre d’un dignitaire traditionnel de premier plan. Moussa Madougou Dakaou Gazibo, Chef du canton de Sokorbé (département de Loga, région de Dosso), prouve que désormais nul n’est au dessus de la loi.

Ce chef fait l’objet de sanction administrative et de poursuite judiciaire suite à des déclarations jugées attentatoires à l’unité nationale.

Selon le journal, les faits reprochés au chef portent sur la diffusion sur les réseaux sociaux des messages aux accents stigmatisants et communautaristes. Ces propos ont été perçus comme une menace directe à la cohésion sociale et à l’ordre public, des valeurs particulièrement protégées sous l’égide du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Au Niger, un chef traditionnel (ou coutumier) est un leader élu ou héréditaire qui dirige une communauté selon des coutumes ancestrales, agissant comme gardien de l’identité culturelle, médiateur des conflits, et acteur essentiel dans le développement social, économique et la cohésion nationale, jouant un rôle clé entre les populations et l’administration moderne. Il est le gardien de la culture et de l’identité.

Il transmet les valeurs ancestrales, organise les rites et maintient la cohésion sociale. Il est médiateur et juge coutumier . Ils arbitre les conflits familiaux et fonciers, apaise les tensions, et évite les procédures judiciaires formelles.

Acteur du développement, il soutient l’économie locale (agriculture, coopératives), organise des campagnes sanitaires, et veille à l’éducation des jeunes.

Pilier de gouvernance , il assure l’ordre public local et servent de relais pour les politiques publiques, tout en étant un auxiliaire de l’administration.
Grâce à son ancrage local, il comprend mieux les besoins des populations que les administrations éloignées, rendant son rôle crucial dans la gouvernance locale et la sécurité.

Voilà en résumé quelques uns des rôles du chef traditionnel au Niger.Or, le chef incriminé n’a pas mesuré ni valorisé son rôle, il a ouvertement défié l’autorité de l’état, en vociférant qu’il n’a peur de personne sur cette terre.

C’est pourquoi une double procédure administrative et judiciaire a été engagée contre lui.

Concernant la sanction administrative, il faut retenir que par un arrêté daté du 28 décembre 2025, le Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale, le Général d’armée Salifou Mody (assurant l’intérim du Ministre de l’Intérieur), a officiellement suspendu immédiatement le dignitaire de ses fonctions de Chef de Canton.

Quant à l’ action judiciaire, : l’intéressé a été interpellé par les autorités compétentes. Il est actuellement placé en garde à vue dans les locaux de la Police Judiciaire (P.J.) pour les besoins de l’enquête.

Un rappel à la discipline républicaine.

À travers cette mesure de rigueur, le gouvernement réaffirme que les chefs traditionnels, en tant qu’auxiliaires de l’administration, sont tenus à une obligation de réserve et de neutralité. Tout manquement à ces principes, notamment par l’usage des canaux numériques pour propager des discours de division, s’expose désormais à une tolérance zéro de la part des autorités de la Refondation.

Il est inadmissible que des dignitaires coutumiers censés incarner la sagesse se comportent en semeurs de troubles.

Dans leurs cas, tolérance zéro. C’est le Niger qui gagne.

Par Ibrahim Aghali