Le Niger n’a pas besoin de leçons venues de ceux qui n’ont jamais su pacifier durablement leur propre espace national. Quand un ancien Premier ministre tchadien s’autorise à donner des leçons au Niger, il oublie un détail essentiel, la souveraineté ne se proclame pas depuis l’extérieur, elle se vit, se défend et se mérite sur le terrain.
Or sur ce terrain, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, et le CNSP, ont engagé une démarche claire, assumée et désormais irréversible, avec l’adhésion d’un peuple qui refuse de revenir aux chaînes d’hier.
Le peuple nigérien n’est pas dupe. Il sait distinguer le vacarme des salons politiques de la réalité des États qui se battent pour exister par eux-mêmes.
Il sait aussi reconnaître quand un pouvoir, au lieu de se coucher devant les injonctions extérieures, choisit de remettre l’autorité nationale au centre, de protéger la dignité collective et de reprendre la main sur le destin du pays. C’est précisément ce que porte le CNSP, avec une ligne qui a rompu avec les ambiguïtés anciennes et qui assume désormais la rupture comme méthode de redressement.
L’Alliance des États du Sahel s’inscrit dans cette même dynamique. Elle n’est pas un décor de communication, encore moins un refuge idéologique. Elle traduit une volonté politique partagée par des peuples qui veulent sécuriser leur territoire, reprendre le contrôle de leurs choix stratégiques et bâtir une coopération fondée sur leurs intérêts propres. Ceux qui méprisent cette ambition confondent souveraineté et dépendance, et ils s’étonnent ensuite que les peuples du Sahel ne veuillent plus revenir en arrière.
Quant à l’ancien Premier ministre tchadien, il ferait mieux de regarder en face les blessures encore ouvertes de son propre pays avant de se faire procureur du Niger.
Le Tchad traîne depuis des décennies ses rébellions, ses fragilités internes et ses tensions récurrentes. Avant de distribuer des anathèmes à Niamey, il lui revient de balayer devant sa porte et de chercher des réponses crédibles à ses propres difficultés. On ne donne pas de leçons de stabilité quand on n’a pas réglé les fondations de sa propre maison.
Le Niger d’aujourd’hui n’est pas dans la posture de la soumission. Il est dans celle de la reconstruction souveraine, avec un peuple qui soutient massivement la trajectoire engagée et qui comprend que les sacrifices d’aujourd’hui visent une indépendance plus réelle demain. C’est cela qui dérange les fauteurs de doute, les nostalgiques des tutelles et les commentateurs de circonstance. Ils voient un pays qui se redresse, alors qu’ils préféreraient un Niger fragile, docile et perméable aux influences étrangères.
Le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et le CNSP ne sont pas seulement soutenus par un appareil d’État, ils sont portés par une volonté populaire qui a choisi la rupture, la dignité et la maîtrise du destin national. Ce choix n’est plus réversible, parce qu’il répond à une aspiration profonde du peuple nigérien et à une exigence historique de l’espace sahélien.
Par Ousmane Jazy


