Une visite de prise de contact à portée stratégique a eu lieu , le 30 septembre 2026 à Niamey, entre le chef d’état major des armées et le DG de la police, marquant ainsi une nouvelle étape dans la coordination entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Niger.
Le chef d’état-major des armées (CEMA), le général de brigade Maman Sani Kiaou, récemment nommé à la tête de l’armée nigérienne, a été reçu par le directeur général de la Police nationale (DGPN), le commissaire général de police Assahaba Ebankawel.
Cette rencontre, qualifiée d’historique par certains observateurs, intervient dans un contexte marqué par la récente tentative de mutinerie d’août 2026 et par le profond remaniement du commandement militaire décidé par le président de la République, Chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani. Elle traduit la volonté de renforcer la cohésion et la synergie opérationnelle entre les deux principaux piliers de la défense nationale et de la sécurité intérieure.

Au cœur des échanges entre les deux responsables figurait la nécessité d’une coordination accrue entre l’Armée et la Police nationale.
Le général Maman Sani Kiaou a fait de la cohésion et de la synergie inter-FDS une priorité pour la sécurité du Niger, soulignant que la lutte contre les menaces hybrides, terrorisme, criminalité transfrontalière et insurrections locales exige une réponse unifiée et parfaitement coordonnée.
De son côté, le commissaire général de police Assahaba Ebankawel a réaffirmé l’engagement de la Police nationale à œuvrer en étroite collaboration avec l’Armée, notamment dans les zones frontalières et les régions à risque sécuritaire élevé.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des orientations du chef de l’État, qui a placé la refondation de l’appareil sécuritaire au centre de sa feuille de route à la suite de la tentative de mutinerie.
Dans ce contexte, la visite au siège de la Direction générale de la Police nationale revêt une forte dimension symbolique.
Elle adresse un signal de stabilité, de continuité et de détermination aux populations, aux partenaires internationaux et aux forces vives de la nation.

Elle ouvre également la voie à la mise en place de mécanismes concrets de coordination, notamment des cellules de crise conjointes, le partage de renseignements en temps réel, la conduite d’opérations intégrées et la formation commune des unités d’élite.
Les attentes portent désormais sur la traduction opérationnelle de cette synergie annoncée.
Les populations, en particulier dans les régions de Tillabéri, Tahoua, Diffa et Maradi, attendent des résultats tangibles en matière de sécurisation des axes routiers, de protection des civils et de lutte contre les groupes armés non étatiques.
Pour les analystes, cette visite constitue un premier jalon prometteur dans la refondation du pacte sécuritaire nigérien.
Reste à transformer l’engagement politique en efficacité sur le terrain, un défi que le tandem CEMA-DGPN semble prêt à relever avec détermination.



