Le président de la république, chef de l’état, le général d’armée Abdourahame tiani poursuit sa tournée en profondeur à l’intérieur du pays.
Il a été accueilli hier à maradi en provenance de Zinder.
L’une des particularités de l’accueil de maradi est la présentation au chef de l’état par l’association kungiyar hadin Kaye da cigaban jaha, d’un échantillon de bananes et de colas, deux produits de forte consommation au Niger cultivées dans le département de madarounfa.
Ce qui a émerveillé le président de la république, Abdourahame tiani, qui a échangé avec les responsables de cette dynamique association, c’est de découvrir qu’on peut cultiver ces produits au Niger.
De l’avis de plusieurs spécialistes, les bananes produites dans cette zone sont de très bonnes qualités et actuellement la région de maradi n’importe plus de bananes.
Il en est de même de la cola, un produit présent dans toutes les cérémonies au Niger.
La refondation entamée depuis l’arrivée au pouvoir du cnsp, recommande vivement de valoriser nos produits locaux et cette découverte sera très certainement encouragée et valorisée, avec comme objectif, l’autosuffisance et la production en grande pour desservir le marché national dans un premier temps et international progressivement.
La banane et la colas sont très consommées au Niger et chaque année, ce sont des dizaines de milliards de francs CFA qui sont consacrées à leur importation.
Or, avec leur culture dorénavant sur place, il suffit d’investir suffisamment dans ces filières afin de s’en passer des importations.
L’état doit rapidement songer à répertorier toutes les filières agricoles susceptibles d’être produites sur place, former et encadrer les paysans et investir suffisamment.
Beaucoup de pays ont investi et modernisé leur agriculture, nous devons nous en inspirer.
En effet, dans la région de maradi et plus précisément dans le département de madarounfa, dans la région d’agadez et dans bien d’autres régions du pays, nos braves agriculteurs sont entrain de montrer à l’état que la production de plusieurs filières agricoles, jadis importées est possible au Niger, il suffit simplement de mieux canaliser ces filières, les soutenir et les valoriser.
Il faut saluer ici, l’initiative de cette jeune et dynamique association, kungiyar hadin Kaye da cigaban jaha qui a montré aux plus hautes autorités du pays que la terre nigérienne peut produire toutes sortes de produits agricoles dès lors qu’on n’y mettent les moyens.
Pour un spécialiste du génie rural, la présentation de ces produits agricoles au chef de l’état est un très bon lobbying, car la vallée du Goulbi fait 7000 ha levée topo depuis le projet Maradi , pour moins de 1000 ha aménagé. Avec un coup de pouce de l’état et de ses partenaires, nous pouvons être un pôle de production de pastèque, épices, bananes, colas, etc..
Avec la transformation de cette chaîne de valeur, le Niger peut s’attendre à plusieurs retombées.
D’autres potentiels existent bien sûr, de quoi occuper la jeunesse contre la criminalité et le banditisme.
La souveraineté alimentaire est à ce prix.
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