Tamtaminfo

Hommage à notre bien-aimée Myriam Keïta…

Hommage à notre bien-aimée Myriam Keïta…

Ce matin, nos cœurs se sont brisés.

Ce matin, le ciel s’est voilé d’un chagrin profond.

Ce matin, une étoile s’est éteinte sur terre… pour briller à jamais dans les cieux.

Myriam Keïta vient de nous quitter … Allahou Akbar

À seulement quatre jours de son anniversaire, la vie, dans son implacable cruauté, a choisi de nous arracher une femme d’exception, après un long et courageux combat contre la maladie.

Elle s’est éteinte ce matin à Paris, loin de son Niamey natal et de son Abidjan d’adoption, mais tout près de nos cœurs.

Myriam…

Comment parler de toi sans que les larmes ne montent ? Sans que les souvenirs ne défilent ? Sans que la gorge ne se serre ?

Tu étais de celles que le temps n’efface jamais.

Une âme douce, aimante, gentille et profondément attentionnée.

Une lumière dans la vie de tous ceux qui t’ont connue.

Une sœur, une amie, une confidente, un sourire éternel. Une présence rare. Un cœur immense.

Tu as marqué toute une génération à Niamey, celle des années 80-90, par ta beauté lumineuse, ton charme discret mais irrésistible, ton élégance naturelle, ta bienveillance infinie, ton rire communicatif, et cette capacité unique à écouter, à aimer sans rien attendre en retour.

Tu étais le cœur battant de tant de souvenirs d’adolescence : Les fêtes, les longues discussions nocturnes, les rires fous, les larmes partagées, les nuits chaudes et insouciantes de Niamey…

Tu étais cette force tranquille, discrète, qui réchauffait l’âme de chacun.

Celle qui savait consoler sans parler, écouter sans juger, aimer sans compter.

Puis, à la fin des années 90, tu as pris une décision qui nous avait tous bouleversés : tu as choisi de partir t’installer à Abidjan, pour des raisons personnelles qui, sur le moment, nous semblaient difficiles à comprendre, à accepter…

Un choix de cœur.

Et le cœur, parfois, suit des chemins que même la raison ne peut expliquer. Comme le dit si bien le proverbe : « Le cœur a ses raisons que la raison ignore ».

Et nous t’avons laissé partir, difficilement, le cœur lourd, la gorge nouée, mais avec foi en ton destin.

Oui, le destin a mis du temps… beaucoup de temps ?

Et malgré les épreuves, la vie a fini par te sourire.

Enfin, tu as trouvé ton bonheur. Tu as rencontré ton âme sœur, celui qui a su t’aimer à la hauteur de ce que tu étais … Et tu t’es mariée, enfin heureuse.

Ce fut une victoire de la vie, un accomplissement qui nous a tous remplis de joie. Car nous savions à quel point tu méritais d’aimer et d’être aimée pleinement.

Aujourd’hui, à l’annonce de ta disparition, c’est un raz-de-marée d’émotions qui secoue tous ceux qui t’ont connue et aimée.

Les réseaux sociaux deviennent des murs de pleurs, d’hommages, de prières.

Les messages affluent de partout, les cœurs s’effondrent, les souvenirs remontent, les mots manquent… Comme pour conjurer le silence de ton départ.

Comme pour te dire combien tu étais précieuse, unique, irremplaçable.

Inconsolables, nous le sommes.

Perdus, aussi.

Mais reconnaissants. Profondément reconnaissants d’avoir croisé ta route, d’avoir partagé un bout de chemin avec toi.

Tu pars…

Mais tu laisses derrière toi un héritage d’amour, de tendresse, d’élégance, de dignité, et de souvenirs qui vivront toujours.

Tu pars…

Mais tu vis encore en nous. Dans chaque regard, chaque geste de tendresse, chaque battement de nos cœurs.

Tu pars…

Mais ton courage dans l’épreuve, ton sourire face à la douleur, ton charme, ton élégance, ta beauté… jusqu’au bout… resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Comme en témoignent mes passages à Abidjan, où ton accueil, ta douceur, ton attention, ton amitié fidèle, étaient un baume au cœur.

Repose en paix, douce Myriam.

Que les bras du Très-Haut t’accueillent avec toute la tendresse que tu as semée autour de toi.

Que ton âme repose dans la lumière éternelle.

Et que nos cœurs, malgré la peine, n’oublient jamais la chance inestimable de t’avoir connue.

Tu nous manqueras pour toujours.

Mais nous t’aimerons pour l’éternité.

Mes sincères condoléances à toute la famille Keita, ainsi qu’à ta famille d’adoption…

Adieu, Myriam.

Seyni CISSE