L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le chef du PPA-CI (opposition), a « décidé de s’adresser dans les tout prochains jours au peuple de Côte d’Ivoire », dans un contexte de tension politique autour de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, annonce son parti.
Sur convocation et sous la présidence effective de M. Laurent Gbagbo, président du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), le Conseil des stratégie et politique (CSP), du parti s’est réuni le mercredi 15 octobre 2025 en séance extraordinaire afin d’échanger sur la situation politique du pays, rapporte l’agence africaine de presse.
Selon une note de la réunion tenue au cabinet du président du parti, sis à Attoban, dans l’Est d’Abidjan, de 12 heures à 14 heures, « la Côte d’Ivoire, est actuellement secouée par une grave crise préélectorale née des dérives autocratiques de M. Alassane Ouattara, président du RHDP. »
Pour le parti de Gbagbo, cette tension politique est due au fait que M. Ouattara « refuse tout dialogue politique en vue de réunir les conditions d’élection inclusives, justes et transparentes et s’obstine dans le même temps, à briguer un quatrième mandat anticonstitutionnel. »
En outre, le PPA-CI soutient « qu’il a instrumentalisé les institutions de la République pour écarter ses adversaires les plus sérieux, dont M. Laurent Gbagbo, candidat du PPA-CI, M. Cheick Tidjane candidat du PDCI-RDA, et l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, candidat du FPI. »
Au cours de cette session extraordinaire, le Conseil stratégique et politique du PPA-CI a entendu une communication de M. Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du parti et membre du comité de pilotage du Front commun PPA-CI/PDCI, regroupant ces deux principaux partis de l’opposition.
Son exposé a fait le point sur « les manifestations démocratiques et pacifiques organisées par le Front commun, appuyées par des partis politiques membres de la CAP-CI (coalition opposition), ainsi que des candidats recalés par le Conseil constitutionnel à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. »
Le CSP, dira-t-il, a été informé que « la marche pacifique organisée par le Front commun le 11 octobre 2025 à Abidjan, ainsi que les marches éclatées organisées à l’intérieur du pays, ont toutes été brutalement réprimées. »
« À ce jour, le bilan provisoire de ces répressions d’une violence inouïe (fait état de) deux personnes décédées, à savoir un bébé de deux ans, qui a été étouffé par les gaz lacrymogènes d’une grenade lancée par les forces de l’ordre dans une cour dans le village d’Abié dans le département d’Adzopé », affirme le PPA-CI.
Par ailleurs, « le jeune Allouan Ernest, atteint au cou d’une balle tirée par les forces de l’ordre, est décédé quelques heures plus tard sur la table d’opération, contrairement à ce qu’affirme le communiqué précipité de la police nationale », insiste le PPA-CI.
Le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo défend que « le meurtre du jeune Allouan Ernest n’est pas le fait d’individus non identifiés. (Car), les faits se sont produits sous les yeux des populations de Bonoua », ville située à plus de 60 Km au Sud-est d’Abidjan.
« On dénombre également une trentaine de blessés et plus de 700 personnes interpellées, dont 65 ont déjà été mises sous mandat de dépôt à l’ex-MACA (la prison d’Abidjan) », mentionne la note, qui précise qu’ « à cela, il faut ajouter les attaques perpétrées dans les domiciles et les multiples tentatives d’enlèvement des cadres de l’opposition ».
Le PPA-CI réaffirme sa détermination à poursuivre résolument et dans le cadre du Front commun, en liaison avec les autres partis politiques et les organisations de la société civile, le combat pour le respect de la constitution, la démocratie et l’état de droit en Côte d’Ivoire, poursuit la note.
Le parti estime « qu’aucune autre voie ne se présente au peuple ivoirien épris de liberté et de justice que celle de la résistance à ce régime dictatorial qui tente de se maintenir au pouvoir par la terreur », assurant que « Laurent Gbagbo, président du parti, a indiqué au CSP qu’il suit de très près les événements qui se déroulent depuis quelques jours ».
S’achemine t-on vers un affrontement où bien le bon sens va finir par l’emporter. Toujours est-il que le président Ouattara l’un des derniers fidèles de la France Afrique bénéficie du soutien total de son ami Macron.
Le silence éhonté de la CEDEAO et de l’union africaine risque de faire revivre à la côte d’ivoire, le scénario du pire.
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