Impossible n’est pas nigérien. Après avoir mené une lutte âpre contre l’usurpateur français, et nationalisé les richesses de son sous-sol qui étaient jusqu’alors une propriété exclusive de la France, le Niger s’apprête à vendre son uranium en toute souveraineté sur le marché international en respectant bien sûr toutes les lois relatives à cette matière stratégique.
Ainsi, au cours d’une édition du journal télévisé de la télévision nigérienne , le journaliste annonce le 30 novembre 2025, que le Niger va vendre lui-même l’uranium produit dans le pays.
« Le Niger, digne, met sur le marché international sa propre production », a déclaré un journaliste de la télévision d’État Télé Sahel, rapportant des propos tenus récemment par le général Abdourahamane Tiani.
Un observateur averti indique que le président de la république, chef de l’état, le général d’armée Abdourahame Tiani a, selon le média, revendiqué « le droit légitime du Niger de disposer de ses richesses naturelles, de les vendre à qui souhaite acheter, dans les règles du marché, en toute indépendance ».
C’est la première fois que le Niger est maître de son destin dans le contrôle, la production et la commercialisation de ce produit hautement stratégique, qui, par le passé a conduit la France a fomenté des coups d’État au Niger pour installer des marionnettes à sa solde.
Depuis plus de 50 ans, l’uranium exploité au Niger par deux sociétés françaises, cominak et somair.
La France avait aussi fait main basse sur l’important gisement d’ imouraren pour empêcher au Niger son exploitation.
Or, depuis le 26 juillet 2023, les choses ont changé. Imouraren est redevenu dans le domaine public et la société , Somaïr, qui était en grande partie contrôlée par le groupe français Orano est depuis juin 2025, entièrement nationalisée , l’État nigérien, dit vouloir gérer seul ses richesses .
Plusieurs organisations civiles nigériennes et africaine demandent à ce que Orano qui exploitait l’uranium du Niger soit traduite devant les tribunaux compétents pour mise en danger d’autrui, contamination et irradiation de la zone d’arlit, vols et pillages du sous sol nigérien, etc.
Vives tensions entre Niamey et Paris
Depuis l’arrivée au pouvoir du président tiani, les relations entre Niamey et Paris sont au point mort. La France qui était aux premières loges pour bombarder le Niger et réinstaller leur marionnette bazoum ne tolère pas que ce régime ait coupé toutes les sources de la prospérité française.
Si les relations diplomatiques ne sont pas encore rompues , c’est comme si elles n’existaient pas. Tout passe par des pays tiers.
Aujourd’hui, de l’avis de notre analyste, la tension est montée encore plus haut le 27 novembre 2025 : un transport d’uranium est parti de la mine d’Arlit sans que la société française ne soit informée. Les médias ont révélé l’affaire, et Orano a immédiatement déclaré qu’elle n’était pas responsable de ce déplacement. L’entreprise affirme qu’elle n’a plus accès aux mines depuis 2024 et qu’elle ne sait pas quelle quantité a été transportée, ni vers où. Orano dit que ce déplacement est illégal, car un tribunal international aurait interdit au Niger de vendre cet uranium, en attendant la fin du litige entre les deux parties.
Face à cela, Orano dit vouloir se défendre et envisage même de porter plainte contre ceux qui auraient participé au transport. De son côté, le Président Abdourahamane Tiani a expliqué, lors d’une visite récente dans le nord du pays, que l’uranium appartient désormais au peuple nigérien. Pour lui, le Niger est libre de vendre sa production à n’importe quel pays, pourvu que ce pays respecte les lois et règlements en la matière, sans demander la permission à personne. Cela concerne notamment les 1 300 tonnes produites en 2025, évaluées à plus de 250 millions d’euros.
Pour le président tiani, les décisions qui engagent l’avenir du Niger sont prises à Niamey et nulle part ailleurs.
De son côté, note l’analyste, Orano s’appuie sur le droit international pour bloquer les ventes, le Niger affirme que ses ressources lui reviennent de plein droit. Cette situation crée une grande bataille à la fois économique et géopolitique, car plusieurs pays comme la Russie, l’Iran ou la Turquie sont intéressés par l’uranium nigérien. Beaucoup de pays africains et d’investisseurs suivent attentivement cette affaire, car son résultat pourrait changer la manière dont les entreprises étrangères vont travailler sur le continent.
Pour la suite, tout reste possible : une poursuite du conflit devant les tribunaux, davantage de tensions diplomatiques, ou peut-être un accord entre les deux camps, même si leurs positions semblent aujourd’hui très éloignées.
Le Niger a-t-il raison de reprendre totalement le contrôle et la vente de son uranium, même si cela crée un conflit avec des entreprises étrangères comme Orano ?
Et pourquoi certains présidents africains n’adoptent-ils pas la même fermeté que le général Tiani dans la gestion des ressources naturelles de leur pays ?
Autant de questions qui fusent et dont les réponses pourront impacter durablement l’avenir de l’Afrique.
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