Le géant français d’uranium Orano est dans tous ses états. Après avoir été chassé du Niger et perdu les mines qu’il exploitait au rabais et dans un mépris total vis à vis des populations nigériennes, Orano vient de saisir la justice française pour ” vol de son uranium” au Niger.
Selon le media français franceinfo, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour vol d’uranium au Niger, dans des gisements auparavant gérés par un groupe français
Les enquêteurs soupçonnent que cet uranium, estimé à 160 millions d’euros, soit envoyé en Russie.
D’après toujours cette source, une enquête pour vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère a été ouverte par le parquet de Paris, après la disparition de 1 000 tonnes d’uranium civil, dans des gisements exploités auparavant par le groupe français Orano (ex-Areva) sur le site d’Arlit, au nord du Niger, révèle franceinfo vendredi 19 décembre. Une information que confirme le parquet de Paris sollicité par franceinfo.
De sources concordantes, les enquêteurs soupçonnent que cet uranium, estimé à 160 millions d’euros, soit envoyé en Russie. Toujours selon les informations de franceinfo, confirmées par le parquet de Paris, l’enquête a été ouverte au mois d’août 2025 après une plainte déposée par Orano. Les investigations sur ce sujet ultrasensible sont confiées à la DGSI, la direction générale de la Sécurité Intérieure, qui s’occupe notamment des risques d’ingérence et de la protection du patrimoine économique français.
Le géant français du cycle du combustible nucléaire a été exproprié par le cnsp, qui a pris le pouvoir en juillet 2023, et les gisements ont été nationalisés depuis juin au nom “du droit légitime du pays à exploiter ses richesses”, revendique le président du cnsp, le général Abdourahamane Tiani.
“Seule la Russie a manifesté un intérêt”
Le régime militaire du Niger a annoncé mettre l’uranium sur le marché international. “Seule la Russie a manifesté un intérêt” et “seule la Russie peut l’exploiter”, affirme un connaisseur du sujet à franceinfo. Contacté par franceinfo, le groupe français Orano rappelle qu’en vertu d’un arbitrage international rendu en septembre, le Niger n’a pas le droit de vendre ni même de transporter cet uranium.
Selon les informations de franceinfo, après avoir été déplacé en camion sous escorte de l’armée, l’uranium se trouve désormais à Niamey, la capitale du Niger, en vue d’un transfert possible vers le Togo en passant par le Burkina Faso. Ce scénario inquiète des spécialistes de la région, certaines zones étant aux mains d’Al Qaïda.
Vous avez certainement bien lu le chef d’accusation, vol de son uranium, vous avez également remarqué le tribunal saisi, le parquet de Paris et ce sont les services secrets français qui sont chargés de l’enquête.
Comme on peut le constater aisément, tout est réuni pour une condamnation du Niger.
D’ailleurs, les apatrides sont mis à contribution pour jeter le doute dans l’esprit des nigériens en affirmant honteusement que le Togo qui devrait servir de port d’embarquement de l’uranium nigérien qui avait été mis sur le marché, s’est rétracté.
Montage grossier et grotesque des toutous aux ordres.
L’uranium nigérien appartient au Niger n’en déplaise à la France et à ses sbires.
D’ailleurs lors de son sermon d’Arlit, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahame Tiani a réaffirmé que la richesse du sous sol nigérien, c’est pour le Niger et le Niger ne va plus demander l’autorisation de qui que ce soit pour le vendre. Si un acheteur se présente et que nous nous assurons que celui-ci n’a pas de mauvaises intentions pour nuire à quelqu’un, nous allons le lui vendre.
Tant que l’uranium est sur la terre héritée de la sueur de nos ancêtres, nous allons le vendre à qui on veut pour que notre vie s’améliore. Ces richesses pour lesquelles on nous fait la guerre, par ce que nous les avons récupérées, nous allons continuer dans ce sens et nous ne permettrons jamais à qui que ce soit qui vient d’ailleurs de les piller.
C’est clair, net et précis. Il appartient désormais au Niger d’engager au niveau des tribunaux du Niger des poursuites judiciaires contre Orano pour tous ses crimes commis au Niger.
En attendant de rassembler tous les éléments de preuves, l’état du Niger doit appuyer la plaine déposée par la société civile d’Arlit contre Orano.
Le précédent jugement sur lequel s’appuie Orano doit nous servir de leçon pour ne pas laisser une justice aux ordres du pouvoir politique français émettre un jugement en notre défaveur.
Oeil pour oeil, pas de cadeau pour des assassins.
Par Ibrahim Aghali (Contributeur Web) TamtamInfo News


