À la suite du communiqué rendu public par les trois gouvernements de la Confédération des États du Sahel (AES) concernant la violation de l’espace aérien confédéral par un aéronef C-130 de l’armée de l’air nigériane, des données complémentaires issues des radars civils de suivi de vol permettent d’apporter des éléments supplémentaires d’analyse.
👉 Le premier élément c’est le trajet inhabituel du C-130
Les données de vol indiquent que l’avion militaire avait décollé du Nigeria, avant de se diriger vers la Côte d’Ivoire, où il s’est posé à l’aéroport / base aérienne de Korhogo.
Ce choix n’est pas anodin ;puisque Korhogo est largement considéré comme un site privilégié par AFRICOM,
La base abrite un bataillon d’infanterie ivoirienne, régulièrement intégré aux opérations conjointes sous parapluie occidental.
Clairement,ces éléments renforcent l’idée que le vol du C-130 relevait d’une mission sensible, potentiellement en lien avec les dynamiques militaires régionales actuelles.
👉2e élément : c’est une procédure d’atterrissage révélatrice
Les observations faites à l’aéroport de Korhogo autour de 12h, heure locale, confirment une activité anormale :
Le trafic civil a été retenu,
Plusieurs avions ont été contraints à une attente prolongée,
Signifiant clairement que la piste avait été prioritairement dégagée pour permettre l’atterrissage du C-130 nigérian.
Ce type de procédure n’est habituellement appliqué qu’aux aéronefs stratégiques ou sensibles, ce qui conforte l’hypothèse d’une mission militaire organisée et coordonnée.
3e élément c’est justement le e survol non autorisé du territoire burkinabè
Après son passage en Côte d’Ivoire, le C-130 a pénétré l’espace aérien burkinabè sans autorisation préalable, comme l’a confirmé l’enquête ouverte par les services compétents.
L’appareil a finalement été contraint de se poser à Bobo-Dioulasso, en raison d’une situation d’urgence en vol, selon le communiqué AES.
À n’en point douter,tout ceci constitue un acte grave dans le contexte de crise régionale
- Cette incursion intervient dans un climat extrêmement tendu, marqué par l’intervention aérienne du Nigeria lors de la tentative de coup d’État au Bénin(quand on l’avait dit avant tout le monde, beaucoup ont douté…..et maintenant ?)
- La présence au sol de la force en attente de la CEDEAO, déployée dans une logique de pression militaire,
- Les accusations croissantes de coordination sécuritaire entre Abuja, Abidjan et certains partenaires extérieurs,
- Un contexte où l’AES a clairement indiqué être prête à neutraliser tout aéronef violant son espace aérien.
Ainsi, le vol du C-130, son passage par une base sensible en Côte d’Ivoire, puis le survol sans autorisation du Burkina Faso, ne peuvent être interprétés comme de simples erreurs techniques ou de navigation.
Ils s’inscrivent dans un schéma plus large de manœuvres militaires régionales, dans lequel le Nigeria joue un rôle central depuis les événements de Cotonou et on peut aisément s’interroger sur la nationalité des occupants de ce vol….. notamment les nationalistes occidentales .
Personnellement,je crois que l’AES vient de porter un grand coup dans la lutte contre le terrorisme et dans la compréhension des implications étrangères ; mais surtout, l’AES vient de démontrer que son espace aérien n’est pas un champ de mil qu’un essaim de criquet peut survoler sans se soucier des épouvantails au sol


