Le succès du projet de Carte Nationale d’Identité Biométrique AES se mesure désormais à des faits précis. Après l’enrôlement du Président de la République le 27 mars 2026, celui du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, du Président du CCR et de plusieurs membres du gouvernement le 9 avril 2026, le Niger est clairement entré dans la phase active d’un système national d’identification moderne et sécurisé (ANP, 27 mars 2026 ; ANP, 9 avril 2026).
Au-delà du symbole, les chiffres parlent d’eux-mêmes : le projet a été rendu opérationnel en 7 mois sur les 8 prévus contractuellement, soit une exécution avec 12,5 % d’avance sur le calendrier initial, tout en intégrant un centre de données moderne installé au Niger, un système d’enrôlement sécurisé, le transfert de compétences à la société nationale HAZDI et la préparation du passeport biométrique AES (Ministère de l’Intérieur, 27 mars 2026 ; ANP, 27 mars 2026).
Cette performance permet d’atteindre en une seule réforme plusieurs objectifs inscrits en droite ligne des axes stratégiques de la Charte de la Refondation : souveraineté numérique, lutte contre la fraude documentaire, modernisation de l’administration publique, renforcement du contrôle d’identité, sécurisation des déplacements dans l’espace AES et meilleure protection des données biométriques des Nigériens. Le coût fixé à 4 500 FCFA pour une validité de 5 ans, avec accessibilité dès 15 ans, montre aussi une volonté d’efficacité administrative orientée vers les citoyens (Les Échos du Niger, 29 mars 2026).


Il faut saluer ici la compétence, la rigueur d’exécution et le sens des résultats du Ministre d’État de l’Intérieur, Mohamed Toumba, qui a su conduire ce dossier stratégique avec méthode jusqu’à sa concrétisation. En atteignant simultanément des objectifs de sécurité, d’administration territoriale, de transformation numérique et d’intégration AES, ce projet s’impose déjà comme l’une des réalisations les plus abouties de la période actuelle.
Par Ousmane Jazy


