Il faut savoir rendre à César ce qui lui revient de droit. Dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué depuis 2023 par des sanctions économiques, des perturbations d’approvisionnement, des difficultés de financement et de fortes tensions énergétiques dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, la NIGELEC et la Nigérienne des Eaux continuent d’assurer l’essentiel : permettre aux Nigériens d’avoir accès à l’électricité et à l’eau, y compris durant cette période de canicule parmi les plus éprouvantes de ces dernières années.
Depuis mars 2026, la Direction de la Météorologie Nationale alertait déjà sur une vague de chaleur persistante au Niger, avec des températures dépassant régulièrement les 45°C dans plusieurs localités du pays. Dans un tel environnement, maintenir les réseaux électriques, les stations de pompage, les installations hydrauliques et les infrastructures énergétiquesu opérationnels représente un défi humain, technique et logistique considérable.

Pourtant, malgré ces contraintes, le Niger affiche aujourd’hui une stabilité relativement remarquable en matière de fourniture d’électricité et d’eau comparativement à plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, où les délestages prolongés, les coupures répétitives et les perturbations hydrauliques demeurent fréquents dans plusieurs grandes villes.
À Niamey notamment, la situation mérite d’être soulignée avec objectivité. En pleine période de pic de chaleur, la capitale nigérienne connaît une continuité de service relativement stable, aussi bien en électricité qu’en eau potable. Les coupures majeures y restent limitées et largement inférieures à celles observées dans plusieurs capitales voisines confrontées à des déficits énergétiques importants.
Cette stabilité progressive traduit également les effets d’une orientation stratégique assumée par les autorités nigériennes autour du renforcement du contrôle national sur les secteurs vitaux. La consolidation de la souveraineté de l’État dans les secteurs de l’eau et de l’électricité apparaît aujourd’hui comme un choix structurant qui permet au Niger de mieux préserver ses capacités de décision, ses investissements prioritaires et la continuité des services essentiels.
Dans ce contexte, beaucoup de Nigériens considèrent désormais que la nationalisation et le renforcement du contrôle public de ces deux sociétés stratégiques constituent une vision importante portée par Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République et Chef de l’État. Une orientation qui vise à protéger les intérêts nationaux dans des secteurs directement liés à la stabilité sociale, à la santé publique et à la souveraineté économique.
Cette réalité n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur le travail quotidien de milliers d’agents, de techniciens, d’ingénieurs, d’équipes de maintenance et d’intervention qui assurent le fonctionnement des infrastructures dans des conditions souvent extrêmement difficiles.
Les chiffres rappellent d’ailleurs l’ampleur du défi énergétique nigérien. Selon plusieurs données du secteur énergétique national, le Niger demeure historiquement dépendant des importations extérieures pour une part importante de son approvisionnement électrique. Malgré cela, la NIGELEC poursuit ses investissements dans les projets d’électrification et les centrales solaires afin de renforcer progressivement l’autonomie énergétique nationale.
Il faut également rappeler le rôle stratégique de la SONICHAR dans l’alimentation énergétique du nord du pays, notamment dans la région d’Agadez. Maintenir cette chaîne énergétique opérationnelle dans un contexte régional sous tension constitue déjà une performance importante.
Les efforts de la NIGELEC et de la Nigérienne des Eaux méritent donc d’être reconnus avec lucidité et objectivité. Les critiques ont leur place lorsqu’il y a des insuffisances, mais la justice commande également de saluer ceux qui permettent au pays de tenir dans des circonstances exceptionnelles.
Les félicitations doivent être adressées à la Direction générale de la NIGELEC, à celle de la Nigérienne des Eaux, à l’ensemble des agents de terrain, mais également au Gouvernement nigérien et au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie pour les efforts consentis afin de préserver ces secteurs stratégiques sous forte pression régionale et climatique.
Dans cette phase de refondation nationale, garantir l’accès continu à l’électricité et à l’eau n’est pas un simple enjeu technique. C’est une question de stabilité sociale, de santé publique, de dignité nationale et de souveraineté.
Par Ousmane Jazy


