Pendant longtemps, les collectivités territoriales ont été perçues comme le maillon faible de l’administration publique nigérienne. Faibles capacités administratives, insuffisance de ressources humaines, faible mobilisation des recettes et gouvernance locale souvent en difficulté constituaient le quotidien de nombreuses communes. Aujourd’hui, les chiffres officiels racontent une autre histoire.
La Synthèse nationale des rapports sur l’état général des communes montre que les collectivités territoriales ont amorcé une transformation profonde. Cette évolution n’est ni le fruit du hasard, ni un simple effet statistique. Elle s’inscrit dans les orientations du Programme de Refondation de la République, impulsée par Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, qui a fait de la restauration de l’autorité de l’État, de la bonne gouvernance et du renforcement des institutions locales l’un des piliers de la souveraineté nationale.
Au cœur de cette dynamique se trouve le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Sous son impulsion, le ministère ne s’est pas contenté d’assurer la tutelle administrative des communes ; il a engagé un véritable chantier de redressement, fondé sur la discipline administrative, la reddition des comptes, le renforcement des capacités des collectivités et un suivi permanent de leurs performances.
Les résultats parlent d’eux-mêmes. Le taux national de transmission des rapports communaux est passé de 87 % à 99 %, preuve que les communes répondent désormais davantage à leurs obligations de redevabilité. Dans le même temps, 96 % des communes disposent aujourd’hui du paquet minimum d’agents, contre seulement 75 % auparavant, traduisant un renforcement sans précédent de l’administration communale.
Plus significatif encore, les finances locales retrouvent progressivement leur souffle. Les recettes de fonctionnement connaissent une progression remarquable, avec un taux national de recouvrement passant de 38,2 % à 61 %. Les recettes destinées aux investissements doublent pratiquement, tandis que l’exécution des dépenses d’investissement progresse également. Ces performances traduisent une montée en puissance des communes dans leur capacité à financer leur développement et à répondre davantage aux attentes des populations.
Certes, tout n’est pas encore parfait. Des disparités persistent entre régions et plusieurs communes devront poursuivre leurs efforts. Mais la tendance est désormais incontestable : les collectivités territoriales ne sont plus dans une logique de gestion de survie. Elles avancent progressivement vers une administration plus structurée, plus responsable et davantage orientée vers les résultats.
En réalité, cette évolution traduit un changement beaucoup plus profond. La Refondation ne se limite plus aux grandes orientations nationales ; elle prend désormais corps dans les communes, là où l’État est en contact direct avec les citoyens. Lorsque la gouvernance locale s’améliore, que les recettes progressent, que les administrations se renforcent et que les investissements augmentent, c’est la souveraineté de l’État qui se consolide au quotidien.
Par Ousmane Jazy


