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Réunion de Coordination des Fréquences Radioélectroniques aux frontières des pays de l’AES

Réunion de Coordination des Fréquences Radioélectroniques aux frontières des pays de l’AES

Garantir l’intégrité et la confidentialité des liaisons critiques

Le Directeur Général par Intérim de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste M. Sidi Chegou a présidé ce lundi 20 octobre 2025 à Niamey, l’ouverture des travaux de la Réunion de coordination des Fréquences Radioélectroniques aux frontières des pays de l’AES.

Lors de cette cérémonie, le directeur Général par intérim de l’ARCEP a souhaité aux différentes délégations venues du Burkina et du Mali la chaleureuse bienvenue et leur a transmis les salutations fraternelles ainsi que les encouragements du Directeur Général. « Permettez-moi également de rendre un hommage appuyé à Leurs Excellences le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’État du Niger, le général Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali, et le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, Chef de l’État du Burkina Faso. Leur vision commune, leur engagement ferme pour la souveraineté, la dignité et la sécurité de nos peuples, constituent pour nous une source d’inspiration et de détermination. C’est grâce à leur leadership éclairé que notre Alliance des États du Sahel se consolide, gagne en force et incarne désormais une véritable communauté de destin » a-t-il notifié.

Il a rappelé que les pays de l’AES se retrouve actuellement dans un contexte sécuritaire marqué par des menaces persistantes, multiformes et transfrontalières. Face à cette réalité, la vigilance, la synergie et l’action concertée ne sont pas de simples choix elles sont une nécessité vitale. C’est pouquoi, il a notifié que le spectre radioélectrique n’est pas une ressource technique ordinaire. « Pour nos Forces de Défense et de Sécurité, il est le sang vital de la communication opérationnelle, un multiplicateur de puissance et un instrument de souveraineté technologique. Sa maîtrise conditionne l’efficacité du commandement, l’interopérabilité de nos forces et la protection de nos populations. C’est particulièrement dans les zones frontalières, ces espaces sensibles où nos souverainetés se rejoignent que la coordination des fréquences devient décisive. Car les interférences, qu’elles soient accidentelles ou malveillantes, ne représentent pas seulement une nuisance technique elles peuvent compromettre des opérations, fragiliser nos missions et, parfois, mettre en péril la vie de nos soldats » explique le directeur par intérim.

Notons que cette réunion qui durera trois jours à pour objectif d’harmoniser les plans de fréquences militaires aux frontières, afin de prévenir les brouillages et garantir des communications fluides et sécurisées lors d’opérations conjointes ou coordonnées ; Renforcer la coopération sécuritaire et la surveillance de nos territoires.

En effet , une gestion intelligente du spectre contribue directement à la défense commune et à la stabilité de nos nations et protéger nos systèmes de communication stratégiques contre les Interférences, en identifiant les vulnérabilités, en développant des mécanismes robustes de mitigation et en garantissant la disponibilité, l’intégrité et la confidentialité de nos liaisons critiques.

Par Abdoul Nasser (TamtamInfo News)