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Communauté urbaine de Niamey : retour triomphal de Mme Sabot

Communauté urbaine de Niamey : retour triomphal de Mme Sabot

Dans les années 60, alors que la ville de Niamey était faiblement éclairée, une génie faisait régner la terreur aux noctambules et autres coureurs de jupons.
La génie était très belle d’apparence mais ses pieds étaient des sabots. Dès lors, les niameens l’ont surnommée Mme Sabots.
Aujourd’hui, en 2025, en plein jour, Mme Sabots est de retour, elle marche gracieusement et impose son autorité à tous.

Sous les oripeaux de la communauté urbaine de Niamey, Mme Sabots nouvelle formule saigne les bourses en toute impunité faisant fi des lois qui existent et qui sont censées réglementer les stationnements des véhicules à Niamey.
En un mot, Mme Sabots aujourd’hui, c’est la communauté urbaine de Niamey qui a mis son dispositif sécuritaire et de répression à la disposition d’un privé, pour dit- on discipliner les niameens qui ont la tête dure.
A première vue, la décision de discipliner les automobilistes de Niamey semble salutaire, car, Niamey est réputée pour l’indiscipline de ses chauffards. Mais là où le bât blesse, c’est l’énormité de la sanction et surtout la voie qui sera prise par l’argent récolté.
Tenez, pour un simple stationnement non “conforme”, 75.000 FCFA sont nécessaires pour récupérer son véhicule dans un pays où le smig est de 42.000 FCFA et le salaire mensuel d’un enseignant contractuel du primaire est de 70.000 FCFA.
Lisez bien, 75.000 à chercher en ce moment où les 2/3 des niameens peinent à joindre les deux bouts.
Le plus révoltant dans cette opération à l’allure d’une arnaque, seuls 25% de la ” cagnotte” iront dans les caisses municipales. Le reste du jackpot viendront garnir les gigantesques poches de l’heureux propriétaire de la fameuse société N-TRANS.
Avec N-TRANS, les niameens sont en transe. Les appels à la raison fusent de partout.

N-TRANS : Le jackpot de l’enlèvement, ou comment prospérer sur le dos des automobilistes à Niamey

De l’avis d’un observateur averti, la nouvelle contravention contre le stationnement anarchique des véhicules à Niamey est trop excessive et doit être purement et simplement retirée…de la circulation. Il s’agit ni plus ni moins d’un abus d’autorité.
Il faut que les niameens se battent pour imposer un respect.
Dans une ville manquant de minimum comme infrastructures, avec des routes impraticables, exiger le paiement de 75.000 mille pour un simple stationnement mal fait est une atteinte grave au bien être social.
D’ailleurs, lors de leur point de presse, les responsables communaux dans un galimatias indescriptible n’ont convaincu personne sur le bien fondé de la nouvelle amende qui rime avec opacité, mépris et arnaque.
Plus grave encore, toujours selon les spécialistes, cette lourde sanction viole les dispositions réglementaires en la matière, notamment le code général des impôts.
La ville de Niamey doit donc se donner elle-même les moyens de réguler le staionnement dans la ville au lieu de faire appel à une quelconque entreprise privée qui n’inspire pas confiance aux habitants de la capitale et leurs visiteurs.
Elle doit également se conformer à la loi sous peine de se voir trainer quotidiennement devant les tribunaux.
Comme dirait l’autre, c’est le Niger qui gagne.
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