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Environnement, eau, assainissement et souveraineté alimentaire : une action gouvernementale alignée sur les priorités de l’État

Environnement, eau, assainissement et souveraineté alimentaire : une action gouvernementale alignée sur les priorités de l’État

Sous les orientations stratégiques définies par Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République et Chef de l’État, et mises en œuvre sous l’autorité de Son Excellence Monsieur Mahamane Lamine Zeine, Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, le Ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement dirigé par son Excellence Mr. Maizama Abdoulaye, s’inscrit progressivement dans une logique d’action structurée, tournée vers les besoins essentiels des populations, la résilience du territoire et la consolidation de la souveraineté de l’État dans les secteurs vitaux (Gouvernement du Niger, Communiqués officiels).

L’accès à l’eau potable, pilier fondamental de la sécurité humaine, constitue l’un des axes centraux de cette dynamique. Le ministère a engagé et relancé plusieurs projets d’alimentation en eau potable en milieu rural et semi-urbain, avec une attention particulière portée aux adductions multi-villages, aux zones à déficit hydrique chronique et aux espaces pastoraux. Cette orientation traduit une volonté claire de réduire les disparités territoriales, de sécuriser les moyens d’existence et de prévenir les tensions d’usage autour de la ressource eau, dans un contexte sahélien marqué par la pression climatique et démographique (ANP, MEHA).

Dans le prolongement de cette action, la gouvernance locale du service public de l’eau a fait l’objet d’un effort de structuration, à travers l’accompagnement des collectivités territoriales, la clarification des rôles des délégataires et l’amélioration des mécanismes de suivi et de maintenance. Cette approche répond à une exigence de durabilité et de redevabilité, conformément à l’orientation gouvernementale visant à faire produire des résultats tangibles aux investissements publics, y compris dans les zones rurales où l’eau conditionne directement la production agro-sylvo-pastorale et la stabilité des ménages (ANP).

Sur le volet de l’assainissement, longtemps relégué au second plan, le ministère a engagé un repositionnement stratégique en faveur d’infrastructures structurantes. Les projets de stations de traitement des boues de vidange dans les huit chefs-lieux de région, ainsi que l’élaboration de schémas directeurs d’assainissement et de drainage des eaux pluviales dans les chefs-lieux de régions et communes, s’inscrivent dans une vision de prévention des risques sanitaires et de réduction des vulnérabilités face aux chocs climatiques (MEHA). Il s’agit là d’un changement d’échelle qui traduit une prise en compte plus globale des enjeux de santé publique, mais aussi de productivité nationale, car un environnement sain et des villes résilientes protègent les marchés, les chaînes d’approvisionnement et la main-d’œuvre, éléments désormais indissociables de la souveraineté alimentaire.

La dynamique d’accélération des projets constitue un autre marqueur important de l’action ministérielle. Le lancement effectif, en août 2025, de projets structurants d’eau potable et d’assainissement résilients en milieu rural et dans les zones exposées aux changements climatiques témoigne d’une volonté d’aligner la coopération sur les priorités souveraines du Niger et sur des résultats mesurables pour les populations (MEHA ; Le Sahel). Cette accélération prend tout son sens lorsqu’on la relie à l’objectif politique du moment : bâtir une souveraineté alimentaire durable, qui exige de sécuriser l’eau, de réduire les pertes sanitaires, de renforcer la résilience des territoires et de soutenir la production. À cet égard, le travail conjoint avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage n’est pas un détail technique, mais une condition de cohérence de l’État : l’eau mobilisée, la qualité des ressources protégée et les aménagements hydro-agricoles relèvent d’une même chaîne stratégique, de la ressource à l’assiette (ANP, Agriculture et Souveraineté alimentaire). Dans la pratique, cette articulation se retrouve également dans les cadres conjoints d’analyse des campagnes agro-sylvo-pastorales et de gestion des risques, au plus près des régions (ANP).

Sur le plan environnemental, le ministère a engagé des actions visibles et stratégiques de prévention et de protection du capital naturel. Le lancement de la campagne nationale de lutte contre les feux de brousse illustre une logique d’anticipation et de protection des pâturages, des cultures et des ressources forestières, fondée sur la prévention, la mobilisation communautaire et la responsabilisation locale (MEHA ; Le Sahel). L’association du secteur agricole à cette dynamique rappelle que la souveraineté alimentaire repose aussi sur la défense du capital naturel qui soutient durablement les systèmes agro-pastoraux.

Par ailleurs, l’action du ministère s’inscrit également dans des cadres internationaux utiles à la souveraineté alimentaire, notamment à travers la promotion d’innovations techniques visant l’amélioration de la productivité agricole et la résilience des systèmes alimentaires, portées par le Niger dans des enceintes multilatérales (MEHA).

Pris dans leur ensemble, ces éléments dessinent une action ministérielle qui s’inscrit dans la droite ligne d’une lettre de mission axée sur la redevabilité et les résultats : répondre aux besoins vitaux, sécuriser les facteurs de production, réduire les vulnérabilités structurelles et consolider la résilience nationale. Les choix opérés sur l’eau, l’assainissement, la prévention environnementale et l’alignement intersectoriel avec l’agriculture montrent qu’au-delà des discours, la souveraineté alimentaire se construit par des infrastructures, une discipline d’exécution et une cohérence d’État, du centre jusqu’aux territoires.

Par Ousmane Jazy, Ingénieur et Analyste nigérien.