Réuni ce 13 mars à Washington, le Conseil d’administration del’institution a validé le 8e examen du programme économique et financier du payssoutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que le 4e examen dans le cadredu Mécanisme pour la résilience et la durabilité (MRD).
Cette decision s’accompagne d’un prolongement de 12 mois de l’accord conclu avec
Niamey, désormais étendu jusqu’en décembre 2026. L’objectif consiste à permettre
aux autorités nigériennes de poursuivre les réformes engagées tout en faisant face à
des besoins persistants de financement extérieur, dans un contexte marqué par des
chocs sécuritaires, climatiques et économiques.
Un decaissement immediat de plus de 90 millions USD
L’achèvement de ces revues ouvre la voie à de nouveaux décaissements. Le Niger
bénéficie ainsi d’un versement immédiat de 43,8 millions de droits de tirage spéciaux
au titre du programme appuye par la FEC, soit environ 61 millions de dollars. Le total
des décaissements dans ce cadre atteint désormais plus de 306 millions de dollars.
Parallèlement, 21,7 millions de droits de tirage spéciaux supplémentaires sont débloqués dans le cadre du mécanisme dédié à la résilience et à la durabilité, ce qui porte a environ 131 millions de dollars les ressources mobilisees pour soutenir les
investissements liés au climat.
Au total, ces nouvelles ressources financières visent à renforcer la capacité du Niger à
faire face a l’augmentation de ses besoins de financement, notamment sur le plan
budgetaire et au niveau de la balance des paiements.
Une économie résiliente malgré un environnement fragile
L’économie nigérienne continue d’afficher une dynamique robuste malgré un
environnement particulièrement incertain, selon le FMI. La croissance du produit
intérieur brut est estimée à 6,9% en 2025, soutenue notamment par de bonnes
performances agricoles qui ont contribué à modérer l’inflation.
Pour Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du
Conseil d’administration, cette évolution traduit une certaine capacité de résistance
de l’économie nationale.
“L’économie du Niger a fait preuve de résilience malgré les chocs sécuritaires et les
événements climatiques extrêmes”, a-t-il souligné.
L’institution internationale met toutefois en garde contre des risques persistants liés à
la situation sécuritaire, à la volatilité des prix des matières premières, à la baisse de
l’aide extérieure ainsi qu’à la récurrence des chocs climatiques.
L’institution insiste également sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles engagées dans le cadre du programme. Les priorités concernent notamment le renforcement de la solidité du système bancaire, l’amélioration de la
gouvernance des revenus pétroliers et l’intensification de la mobilisation des recettes
fiscales.
“L’adhésion continue des autorites est essentielle pour consolider la stabilité macroéconomique, renforcer le système bancaire et promouvoir une croissance inclusive”


