Démantèlement par la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) de trois (3) réseaux de malfaiteurs
La Direction de la Police Judiciaire (DPJ), à travers la Division des Investigations Criminelles et la Division de la Lutte contre la Cybercriminalité, a démantelé trois (3) réseaux de malfaiteurs opérant dans la ville de Niamey, spécialisés dans le meurtre, le vol de nuit et le chantage par moyen de communication électronique.
Le premier réseau est composé de trois (03) individus, tous de sexe masculin, âgés de 22 à 43 ans. Ils sont les auteurs du meurtre commis au quartier Cité Airtel dans la nuit du 23 au 24 juin 2025, sur la personne d’un ressortissant d’un pays voisin, de passage à Niamey.
En effet, dans la matinée du 24 juin 2025, la Direction de la Police Judiciaire a été saisie d’un cas de découverte de cadavre dans ce quartier. À l’issue des constatations, le corps de la victime a été retrouvé, la gorge tranchée, baignant dans une mare de sang. Une enquête a immédiatement été ouverte pour élucider les circonstances du crime et identifier les auteurs.
Des investigations approfondies ont permis d’interpeller trois individus, tous de nationalité nigérienne, spécialisés dans la vente de substances prohibées. La victime, revenue récemment d’un voyage, avait approché l’un d’eux, son voisin immédiat, pour se procurer deux (02) grammes d’une drogue communément appelée « Tchali ». Ce dernier a contacté un complice, qui à son tour a sollicité le principal fournisseur.
Faute d’argent, la victime a proposé son téléphone portable en gage contre un gramme de drogue. Le lendemain, le fournisseur, impatient, a commencé à harceler ses complices pour récupérer son dû. Le 24 juin, ces derniers se sont rendus chez la victime pour l’agresser et lui voler une somme d’argent qu’il aurait perçue. Après concertation, deux d’entre eux se sont introduits chez lui et lui ont tranché la gorge à l’aide d’un couteau, pendant que le fournisseur l’immobilisait par derrière.
Le deuxième réseau a été démantelé grâce à une plainte contre X déposée le 06 juin 2025 à la DPJ, pour vol de nuit. Un individu, se faisant passer pour un client, a loué une maison meublée pour une nuit le 1er juin 2025. Après avoir obtenu les clés, il a vidé la maison de tous ses meubles et appareils électroménagers.
Lorsque la victime s’est rendue sur les lieux le lendemain, aux environs de 17 heures, elle a constaté la disparition totale des objets meublant la villa. L’enquête a permis d’identifier et d’interpeller l’auteur principal ainsi que ses complices. Tous les biens volés ont été retrouvés, certains lors des perquisitions, d’autres chez des receleurs.
Le troisième réseau est constitué d’un (01) individu spécialisé dans le chantage par moyens de communication électronique. Suite à deux plaintes déposées le 28 juin 2025, il a été identifié comme opérant via les réseaux sociaux Snapchat et WhatsApp.
Comme mode opératoire, il se fait passer pour une personnalité publique ou un enseignant prétendant détenir les sujets du baccalauréat 2025, il attire la confiance de ses victimes, principalement des candidates au Bac, en leur promettant cadeaux ou sujets d’examen en échange de faveurs sexuelles. Il affirme ensuite avoir filmé les scènes à leur insu et les faisait chanter sous la menace de diffusion de contenus intimes si elles ne lui remettaient pas de l’argent.
Déjà poursuivi en mai 2024 pour viol (sodomie), usurpation d’identité numérique, escroquerie et chantage, l’analyse de son téléphone a révélé l’existence de trois (3) autres victimes qui ont préféré ne pas porter plainte.
La Direction de la Police Judiciaire tient par la même occasion à porter à la connaissance de la population de la recrudescence des escroqueries par moyens électroniques. Trois principales méthodes frauduleuses ont été récemment identifiées :
- Usurpation d’identité de personnalités publiques
Généralement orchestrée par au moins deux (2) individus, cette escroquerie consiste à usurper l’identité de hauts responsables (politiques, militaires ou directeurs d’institution). Les escrocs contactent leurs victimes par téléphone ou WhatsApp en prétendant gérer un projet de construction. Après avoir demandé à la victime de proposer un entrepreneur, ils finissent par lui proposer d’exécuter elle-même le marché. Une fois les fonds envoyés, ils coupent tout contact. - Fausse détresse d’un prétendu policier
Dans ce cas, l’escroc se fait passer pour un policier en difficulté, affirmant qu’un proche est hospitalisé et sollicite une aide financière. Une fois l’argent envoyé, il disparaît. - Groupes WhatsApp frauduleux de vente d’articles
Méthode très répandue, souvent gérée par des individus, dont certains opérant depuis l’étranger. Ils créent des groupes WhatsApp pour proposer des articles à vendre. Une fois le paiement effectué sous prétexte de livraison (via DHL, par exemple), les escrocs coupent toute communication.
La Direction de la Police Judiciaire exhorte les citoyens à faire preuve de prudence, à toujours vérifier l’identité de leurs interlocuteurs et à éviter tout transfert d’argent à des personnes non formellement identifiées.
Police Nationale-Niger


