Dans un entretien accordé à la presse nationale et internationale, le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a abordé plusieurs questions dont entre autres, l’AES, le parlement européen, la lutte contre le terrorisme, la question des droits de l’Homme, la démocratie, etc.
Un extrait tiré du grand entretien « Le Président du Faso face à la presse », diffusé le 2 avril 2026, où le Chef de l’État revient sur sa vision et les enjeux actuels.
Dans l’affaire « Damiba », Ouagadougou évoque une affaire transnationale impliquant d’anciens dirigeants et des partenaires présumés, sur fond de tensions sécuritaires persistantes.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré mercredi que les tentatives de déstabilisation liées à l’ex-président Paul-Henri Sandaogo Damiba concernent plusieurs pays que Ouagadougou considérait jusque-là comme alliés. Il a évoqué un dossier d’une grande complexité.
« Ce que nous avons découvert implique de nombreux pays que nous pensions être des partenaires, ainsi que plusieurs personnes », a-t-il affirmé lors d’une interview diffusée jeudi à la télévision nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Le chef de l’État a également livré des accusations graves concernant le rôle présumé de son prédécesseur. Selon lui, lors des dernières tentatives de déstabilisation, Damiba aurait préconisé de multiplier les attaques afin de mobiliser les unités militaires ailleurs et de les empêcher de soutenir Ouagadougou. Il a précisé que des preuves ont été transmises aux autorités togolaises et que l’intéressé « n’a pas pu nier ».
Extradé du Togo vers le Burkina Faso le 17 janvier dernier, Paul-Henri Sandaogo Damiba — qui a dirigé le pays de janvier à septembre 2022 avant d’être renversé par le Capitaine Traoré — fait désormais face à plusieurs chefs d’accusation, notamment détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de crimes et délits, recel aggravé et blanchiment de capitaux.
Malgré la gravité des faits évoqués, le Président Traoré a tenu à relativiser sa position personnelle vis-à-vis des anciens dirigeants. « Je ne cherchais pas à m’en prendre à qui que ce soit, que ce soit Damiba ou le Président Roch », a-t-il déclaré, tout en soulignant que cela ne les exonère pas d’éventuelles responsabilités.
Le Président Ibrahim Traoré, , a affirmé avec conviction que le Togo du Président Faure Essozimna Gnassingbé n’est pas simplement un partenaire, mais bien un pays frère.
Selon lui, les relations entre le Burkina Faso et le Togo dépassent le cadre classique de la coopération diplomatique. Elles reposent sur une solidarité stratégique et fraternelle, notamment renforcée par les collaborations étroites entre les forces armées des deux nations.
Cette vision traduit une volonté claire de bâtir une alliance fondée sur la confiance, la proximité historique et un engagement commun pour la sécurité et la stabilité sous-régionale.
En résumé : le message est fort — il ne s’agit plus seulement de coopération, mais d’une fraternité stratégique exceptionnelle entre deux peuples unis face aux défis communs.
Comme le Président IB l’a dit sur le plateau, il faut distinguer les politiques du peuple et les institutions des personnes.
Cette dame représentait une structure de média qui l’a envoyée en mission avec des questions propres à leur ligne éditoriale. Les réponses reçues ont servi d’informations d’éducation pour elle-même, en tant que personne.
Quand on l’a posé la question de savoir qui lui a dit que 60% du pays est occupé, elle a dit qu’elle a vu la « vérité en ligne. » Pour quelqu’un qui a librement préparé ses questions, les sources devraient être sur la table devant elle pour une allégation assez lourde comme celle-ci. Elle est une victime d’un journal en quête de marché pour « arranger ou gâter l’image » de ses cibles institutionnelles. Sinon, l’allégation veut dire que les 24 millions de Burkinabè vivent maintenant sur 40% du territoire, 6 régions sur 10 sont occupées par les terroristes .
Un journal qui dit à son journaliste d’aller demander à un président s’il paie les russes pour qu’ils « arrangent son image » sait quelque chose sur comment « arranger ou gâter les images des présidents avec l’argent. » Le coupeur de pine voit tout couteau en objet de pine. C’est un aveux qui implique qu’ils voient une bonne image du président et cela ne peux se faire qu’avec de l’argent, selon leur expérience.
Le Président Traoré salue le rôle déterminant des enseignants dans la diffusion de l’idéologie révolutionnaire
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a salué jeudi le rôle déterminant des enseignants dans la diffusion de l’idéologie de la Révolution progressiste populaire (RPP) au Burkina Faso, mettant en avant leur engagement avant l’heure dans la formation patriotique et citoyenne des élèves.
« Des enseignants ont pris des initiatives, ont commencé à former les gens à l’esprit révolutionnaire, au patriotisme, à tout ce qui va avec la Révolution », a indiqué le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le Président Traoré s’est particulièrement réjoui de la mobilisation spontanée du corps éducatif. Le chef de l’État a accordé jeudi une interview à des médias nationaux et internationaux à l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Selon lui, les enseignants se sont illustrés comme des vecteurs essentiels de l’esprit révolutionnaire, en initiant, bien avant les orientations officielles, des actions concrètes visant à inculquer aux apprenants les valeurs de patriotisme, de discipline et d’engagement pour la Nation.
Le capitaine Traoré a particulièrement relevé la contribution des enseignants dans la transformation des écoles en espaces de production, à travers la mise en place de jardins scolaires et d’activités agricoles. Une démarche qui, selon lui, participe à reconnecter les élèves aux valeurs fondamentales de la société burkinabè et à promouvoir l’autosuffisance.
Le Président du Faso a indiqué que, depuis la proclamation de la Révolution le 1er avril 2025, de nombreuses initiatives ont émergé au sein de la population, notamment dans les milieux éducatifs.
Il a souligné que les enseignants jouent un rôle stratégique dans la formation de l’élite révolutionnaire, en particulier chez les jeunes, considérés comme les principaux porteurs du changement. « Ils sont en train de ramener les enfants aux fondamentaux du Burkinabè. C’est ce que je voulais voir », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’adapter la Révolution progressiste populaire aux réalités actuelles, dans un contexte mondial en mutation. Il a annoncé qu’un manifeste sera prochainement rendu public afin de clarifier les fondements idéologiques de cette dynamique.
Il a invité l’ensemble des acteurs sociaux, en particulier les enseignants, à poursuivre leurs efforts de sensibilisation et de formation pour ancrer durablement l’esprit révolutionnaire au sein de la société burkinabè.
Le Président Traoré annonce une offensive économique fondée sur l’industrialisation et la souveraineté
Le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a réaffirmé jeudi, sa volonté de bâtir une économie souveraine, axée sur l’industrialisation locale, la valorisation des ressources nationales et la réduction des importations.
Le chef de l’État Ibrahim Traoré a indiqué que l’industrialisation du Burkina Faso demeure à un stade « embryonnaire », tout en soulignant des avancées dans la transformation locale des produits agricoles.
Il a cité la production de farine de blé, d’huile et de produits dérivés comme exemples d’une dynamique en cours visant à réduire la dépendance extérieure.
Selon lui, l’approche gouvernementale privilégie également la création de petites unités industrielles accessibles aux jeunes, afin de stimuler l’emploi et la production nationale.
« L’industrie commence par ce que nous consommons au quotidien », a-t-il insisté.
Par ailleurs, le président Traoré a évoqué le projet d’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, conçu comme un levier stratégique pour le développement économique et la sécurité.
Enfin, il a appelé les populations à adopter le slogan « consommer ce que nous produisons », en vue de renforcer la souveraineté économique et alimentaire du pays.
L’or et la réforme énergétique au cœur de la stratégie économique
Le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a placé la gestion de l’or et la souveraineté énergétique au centre de la stratégie économique nationale.
Le chef de l’État a souligné l’importance de constituer des réserves d’or pour garantir l’indépendance financière du Burkina Faso. Il a révélé que ce métal précieux a déjà servi de levier dans certaines transactions stratégiques, notamment pour l’acquisition d’équipements afin de lutte contre le terrorisme.
Dans cette dynamique, le gouvernement s’emploie à renforcer le contrôle du secteur minier et à accroître la participation de l’État dans les unités de production.
Sur le plan énergétique, le Président Traoré a reconnu des difficultés liées aux délestages, qu’il attribue notamment à une forte dépendance aux importations d’électricité. Pour y remédier, plusieurs centrales sont en cours de construction afin d’assurer une autonomie progressive.
Le Capitaine Ibrahim Traoré a également évoqué les impacts des tensions internationales, notamment au détroit d’Ormuz, sur les prix des hydrocarbures, tout en rassurant sur le maintien des subventions pour protéger les populations.
Tam tam info news


