La lutte contre la drogue est un combat pour la santé publique, la sécurité des familles et l’avenir de notre jeunesse. Au Niger, l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), avec l’appui des Forces de défense et de sécurité, mène des opérations qui témoignent de l’importance de cette mission.
Les résultats publiés par l’Agence nigérienne de presse (ANP) en 2026 montrent que les services antidrogue s’attaquent aussi bien aux réseaux internationaux qu’à la circulation des stupéfiants dans nos villes.
Le 25 mai 2026, à Zinder, l’OCRTIS a réalisé une saisie record de 268,045 kilogrammes de cocaïne, répartis en 233 briques dissimulées sous la remorque d’un camion en provenance d’Accra, au Ghana.
Huit personnes ont été interpellées. Cette opération témoigne de l’importance des investigations pour combattre les réseaux transnationaux. Source ANP
Le 21 juin 2026, à Illéla, les agents ont saisi 263 000 comprimés d’ecstasy dans un véhicule en provenance de Cotonou, au Bénin. Six personnes ont été interpellées. Cette intervention montre l’importance des contrôles routiers pour empêcher l’acheminement de drogues à travers le territoire nigérien. Source ANP
À Niamey, le 15 août 2026, l’opération « Tamisée » a mobilisé les forces de sécurité dans les cinq communes de la capitale, aux points de contrôle routiers et sur les berges du fleuve Niger. Selon l’ANP, 182 conducteurs ont été contrôlés, dont 25 testés positifs à des substances psychoactives. L’opération a également conduit à l’interpellation de 331 personnes, dont 27 mineurs, et à la saisie de plusieurs produits stupéfiants. Source ANP
Le renforcement des moyens accompagne ces interventions. En avril 2026, trois vedettes rapides ont été remises à la brigade fluviale antidrogue de l’OCRTIS afin de renforcer la surveillance du fleuve Niger et de mieux lutter contre les trafics par voie fluviale. Source Le Sahel
Autre résultat significatif, le 11 juillet 2026 à Tahoua, une importante quantité de stupéfiants saisis a été incinérée. Le bilan publié par l’ANP mentionne notamment 1 055 000 comprimés d’ecstasy, plus de 554 kilogrammes de cannabis et des dizaines de milliers de comprimés d’autres substances. Cette destruction permet de retirer du circuit les produits concernés, conformément aux procédures applicables. Source ANP
Concernant l’opération « Une rentrée scolaire sans drogue », annoncée pour les 17 et 18 octobre 2026 à Niamey, le bilan transmis fait état de 461 personnes interpellées, dont 54 mineurs recensés, et de la saisie de 7 250 comprimés de tramadol, de cannabis et d’autres produits. Ces chiffres restent à confirmer par une publication officielle accessible.
Derrière ces résultats, il y a un enjeu essentiel.
Chaque cargaison interceptée peut empêcher des substances dangereuses d’atteindre des consommateurs. Chaque réseau démantelé peut réduire les possibilités de distribution de stupéfiants et les risques de criminalité associés.
Il faut rappeler qu’une interpellation ne constitue pas une condamnation. La lutte contre la drogue doit respecter les procédures judiciaires et s’accompagner de prévention, de sensibilisation dans les écoles et de soutien aux jeunes exposés à la consommation.
Hommage aux agents de l’OCRTIS et à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité pour leur engagement au service de la population. Leur travail mérite d’être reconnu, tout comme les efforts nécessaires pour renforcer les enquêtes, la coopération entre services et la prévention.
La lutte contre la drogue est l’affaire de tous. Parents, éducateurs, autorités et citoyens ont chacun un rôle à jouer.
Protéger nos enfants contre la drogue, c’est protéger leur santé, leur avenir et celui du Niger.
Par Ousmane Jazy


